Au chômage et à l'étranger : vacances, entretiens d'embauche et exportation des prestations
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Quand vous pouvez quitter la Suisse sans perdre un jour d'indemnité, les trois voies qui le permettent, ce qui doit être annoncé avant le départ et ce que coûte une absence non annoncée.
En bref
Oui, vous pouvez partir, mais trois voies seulement laissent votre indemnité intacte : les jours sans contrôle, une dispense accordée sur demande — typiquement pour un entretien d'embauche à l'étranger — ou l'exportation des prestations dans un État de l'UE ou de l'AELE. Sans l'une de ces trois bases, les jours d'absence ne donnent en règle générale aucun droit à l'indemnité, et une suspension peut s'y ajouter. Le domicile en Suisse reste exigé dans les trois cas, et l'obligation d'être atteignable dans le délai d'un jour ouvré ne s'arrête pas à la douane.
Seules la décision de votre caisse de chômage et les informations de votre ORP font foi. Toute appréciation se fait au cas par cas. Ce texte est rédactionnel et ne constitue pas un conseil juridique.
Aucune disposition n'interdit de quitter le pays. La loi pose des conditions du droit à l'indemnité que vous devez remplir chaque jour indemnisé, et un voyage heurte précisément les deux qui dépendent de votre présence : l'aptitude au placement et les prescriptions de contrôle. La question n'est donc jamais « ai-je le droit de partir », mais « sous quelle base est-ce que je pars, et qui en a été informé ».
Réglez cela avant le départ et vous ne perdez rien. Les jours sans contrôle s'annoncent au moins deux semaines à l'avance, l'exportation des prestations se demande avant de quitter la Suisse, et la dispense pour un entretien s'obtient sur demande. Aucune des trois ne s'arrange après coup. L'entretien avec votre conseiller ou conseillère en personnel n'est pas une politesse : c'est la base juridique de votre absence.
Toutes les annonces de l'index de SwissJobs.app portant une date de publication comprise dans les 90 jours précédant le 23 août 2026, réparties selon le jour de publication. Du lundi au vendredi : 93,4 pour cent de l'ensemble.
- Après 60 jours de chômage contrôlé dans les limites du délai-cadre, vous avez droit à cinq jours consécutifs non soumis au contrôle, que vous choisissez librement ; pendant ces jours, l'aptitude au placement n'est pas exigée, mais les autres conditions de l'article 8 LACI restent applicables (art. 27 al. 1 OACI).
- L'annonce se fait au moins deux semaines à l'avance ; si vous renoncez ensuite à les prendre sans motif valable, vous n'y avez plus droit (art. 27 al. 3 OACI).
- Nouveauté depuis le 1er janvier 2026 : l'office compétent peut accorder la prise individuelle de jours sans contrôle si elle ne nuit ni au conseil ni au placement — auparavant, seule la semaine entière était possible (art. 27 al. 3 OACI, teneur de l'ordonnance du 26 novembre 2025).
- Pour un entretien d'embauche à l'étranger, un stage d'essai ou un test d'aptitude professionnelle sur le lieu de travail, l'office peut vous dispenser jusqu'à trois semaines des entretiens de conseil et de contrôle (art. 25 let. c OACI).
- L'exportation des prestations vers l'UE ou l'AELE dure trois mois au maximum, suppose un délai d'attente de quatre semaines et doit être demandée avant le départ : aucune autorisation rétroactive n'est délivrée (art. 64 du règlement (CE) n° 883/2004 ; SECO).
- Dans l'État de destination, l'inscription auprès des services de l'emploi doit intervenir dans les sept premiers jours du délai d'exportation, faute de quoi les prestations ne courent qu'à partir du jour de l'inscription, sans que l'échéance soit repoussée (SECO).
- Les jours sans contrôle sont exclus immédiatement avant, pendant et immédiatement après une recherche d'emploi à l'étranger ; au retour, vous vous présentez personnellement à l'office (art. 27 al. 6 OACI).
- Le non-respect des prescriptions de contrôle entraîne la suspension du droit à l'indemnité ; sa durée dépend de la gravité de la faute et se prolonge en cas de nouvelle sanction dans les deux ans (art. 30 al. 1 let. d LACI, art. 45 al. 3 et 5 OACI).
Voyager pendant le chômage
| Point | Ce qui vaut | Base légale |
|---|---|---|
| Jours sans contrôle | 5 par 60 jours de chômage contrôlé | OACI art. 27a |
| Convenir à l'avance | obligatoire, avec l'ORP | OACI art. 27a |
| Le droit naît | seulement après 60 jours de période de contrôle | OACI art. 27a |
| Report à l'année suivante | non | OACI art. 27a |
| Parti sans accord | inapte au placement, pas d’indemnité | LACI art. 15 |
| Joignabilité sinon | sous un jour, y compris les jours libres | LACI art. 17 |
Voyager est permis, mais seulement pendant les jours sans contrôle et seulement convenu à l'avance. Partir sans accord vous rend inapte au placement, ce qui coûte l'indemnité pour toute l'absence. État au 7 septembre 2026.
Les trois conditions qu'un voyage vient heurter
L'article 8 LACI énumère sept conditions du droit à l'indemnité, et vous devez toutes les remplir chaque jour indemnisé. Un séjour à l'étranger n'en menace que trois : le domicile en Suisse à la lettre c, l'aptitude au placement à la lettre f et le respect des prescriptions de contrôle à la lettre g. La période de cotisation, l'âge ou la perte de travail elle-même ne dépendent pas de l'endroit où vous dormez.
Domicile et présence physique ne se confondent pas. Une personne domiciliée à Lausanne qui passe dix jours en Sicile ne déplace pas son domicile. Pour les étrangers sans autorisation d'établissement, l'article 12 LACI précise toutefois qu'ils sont réputés domiciliés en Suisse aussi longtemps qu'ils y séjournent effectivement au bénéfice d'une autorisation de séjour en vue d'une activité lucrative. Dans cette configuration, une longue absence mérite une question à l'ORP avant la réservation, et non après.
La condition qui mord vraiment est l'aptitude au placement. Selon l'article 15 LACI, est apte à être placé le chômeur disposé, capable et en droit d'accepter un travail convenable. L'article 21 alinéa 3 OACI y ajoute une exigence concrète : vous devez garantir que l'office peut vous atteindre dans le délai d'un jour ouvré. Une semaine sans réseau ne satisfait pas à cette règle, pas plus qu'une absence pendant laquelle vous ne pouvez confirmer aucune date d'entrée en fonction.
Les jours sans contrôle : la voie ordinaire des vacances
L'article 27 OACI vous donne, après chaque tranche de 60 jours de chômage contrôlé dans le délai-cadre, cinq jours consécutifs que vous choisissez vous-même. Sa lettre est plus généreuse qu'on ne le croit : durant ces jours, vous n'avez précisément pas l'obligation d'être apte au placement. Les autres conditions de l'article 8 LACI continuent de s'appliquer et l'indemnité, elle, continue de tomber. Ce sont des vacances payées qui portent un nom administratif.
Deux conditions s'y attachent. L'annonce d'abord, au moins deux semaines à l'avance. Ensuite une règle qu'on oublie volontiers : si vous annoncez des jours puis renoncez à les prendre sans motif valable, vous n'y avez plus droit. Le SECO confirme par ailleurs que ces jours peuvent être accumulés, de sorte qu'après 120 jours de chômage contrôlé, deux semaines consécutives sont possibles.
Un assouplissement important est entré en vigueur le 1er janvier 2026. Jusque-là, les jours ne pouvaient être pris que par semaine entière. L'ordonnance du 26 novembre 2025 en a fait un principe et autorise expressément l'office à accorder la prise individuelle de jours lorsqu'elle ne nuit ni au conseil ni au placement. Pour un week-end prolongé, c'est la différence entre un refus de principe et une demande qui vaut la peine d'être posée. Les guides qui écrivent encore « en principe par semaine entière » décrivent l'état antérieur du texte.
Partir sans base juridique, et ce que cela coûte
Un départ sans jours sans contrôle crée deux problèmes distincts. Pour les jours d'absence, l'aptitude au placement fait défaut : en règle générale, aucun droit à l'indemnité ne naît pour ces jours-là. Et les prescriptions de contrôle sont violées, ce qui conduit à la suspension du droit à l'indemnité au sens de l'article 30 alinéa 1 lettre d LACI.
La suspension n'est pas une compensation, c'est une sanction. Sa durée se mesure à la gravité de la faute et l'article 45 alinéa 5 OACI la prolonge si vous êtes sanctionné de nouveau dans les deux ans. Elle s'impute en outre sur le nombre maximum d'indemnités journalières : les jours perdus ne vous attendent pas à la fin du délai-cadre.
L'omission ne tient pas longtemps. Le formulaire « Indications de la personne assurée », que vous remettez chaque mois, demande, à l'article 23 alinéa 2 lettre b OACI, tous les faits pertinents pour la détermination du droit — et cite nommément l'absence pour cause de vacances. Ne pas l'y mentionner viole l'obligation de renseigner, motif de suspension distinct prévu à l'article 30 alinéa 1 lettre e LACI, et bien plus difficile à expliquer que le voyage lui-même.
Les voyages qui ne sont pas des vacances : les dispenses de l'article 25
L'article 25 OACI est la disposition la moins lue de toute l'ordonnance. Il énumère ce que l'office compétent décide à la demande de l'assuré, et sa lettre c est la plus utile en matière de déplacement : une dispense de l'obligation de se présenter aux entretiens de conseil et de contrôle pendant trois semaines au plus, lorsque vous devez vous rendre à l'étranger pour un entretien d'embauche, que vous effectuez un stage d'essai ou que vous vous soumettez à un test d'aptitude professionnelle sur le lieu de travail.
Trois semaines, c'est davantage que ce qu'exige la plupart des déplacements de candidature. Le texte ne demande aucune démonstration sur les chances d'engagement : il s'attache au motif du voyage. La lettre d règle le cas plus modeste : le déplacement de la date de l'entretien lorsque vous apportez la preuve d'un événement contraignant — et l'ordonnance mentionne expressément le fait de devoir se présenter à un employeur.
Deux autres cas méritent d'être connus. La lettre a vous dispense de l'aptitude au placement pendant une semaine au plus pour prendre part à une élection ou une votation d'importance nationale à l'étranger, et déplace l'entretien s'il tombe dans les trois jours qui précèdent ou suivent le scrutin. La lettre e accorde trois jours en cas d'événement familial particulier : mariage, naissance, décès, ou soins à un enfant malade ou à un proche parent. Aucune de ces dispenses n'est automatique : chacune est décidée sur demande.
L'exportation des prestations : trois mois de recherche financés depuis la Suisse
Lorsque le voyage est la recherche d'emploi elle-même, il existe une base propre. L'article 64 du règlement (CE) n° 883/2004, applicable à la Suisse par l'accord sur la libre circulation, permet à un chômeur complet de conserver son droit aux prestations en espèces pendant qu'il cherche du travail dans un autre État membre. Le SECO parle d'exportation des prestations et fixe le plafond à trois mois, qui ne dépassent jamais la fin de votre délai-cadre d'indemnisation. Le règlement lui-même prévoit en outre que le service de l'emploi compétent peut porter ces trois mois à six au maximum ; savoir si c'est envisageable dans votre cas est une question pour l'ORP, pas pour une brochure.
La procédure est formelle. Avant le départ, vous devez vous être tenu à disposition de l'ORP pendant au moins quatre semaines ; ce délai d'attente peut être réduit si un placement s'avère impossible dans un avenir proche ou si vous emménagez à l'étranger avec votre conjoint ou partenaire enregistré. La demande se dépose à l'ORP avant de partir et l'autorisation prend la forme du document PD U2, qui fixe le début et la fin du délai d'exportation ainsi que l'échéance de l'inscription à l'étranger. Aucune autorisation rétroactive n'est délivrée.
Sur place, vous vous inscrivez auprès des services de l'emploi dans les sept premiers jours du délai d'exportation et respectez leurs prescriptions de contrôle. Votre droit reste toutefois régi par le droit suisse : le formulaire mensuel part chaque fin de mois vers votre caisse de chômage, les prétentions non exercées dans les trois mois s'éteignent, et le montant de l'indemnité ne bouge pas. C'est votre caisse suisse qui continue de verser.
Le retour, ou le jour le plus coûteux du voyage
Entre le dernier jour où vous vous êtes tenu à disposition des services de l'emploi à l'étranger et le jour où vous annoncez personnellement votre retour à l'ORP, le SECO est catégorique : aucun droit à l'indemnité. Les prestations reprennent au plus tôt le jour de cette présentation personnelle. Rentrer un lundi et passer à l'ORP le jeudi coûte discrètement trois indemnités journalières.
Un retour anticipé ne fait pas perdre le solde. Désinscrivez-vous auprès des services de l'emploi étrangers et vous pourrez épuiser le reste du délai d'exportation dans le même État jusqu'à la fin du délai-cadre — le SECO parle de morcellement — sans avoir à subir une seconde fois le délai d'attente de quatre semaines.
Reste une règle d'ordonnancement qui piège beaucoup de monde. Selon l'article 27 alinéa 6 OACI, les jours sans contrôle ne peuvent être pris ni immédiatement avant, ni pendant, ni immédiatement après le séjour de recherche d'emploi à l'étranger : ajouter des vacances à la fin d'une exportation ne fonctionne donc pas. En revanche, le service de l'emploi étranger peut vous octroyer ses propres jours sans contrôle durant l'exportation, auquel cas la caisse suisse continue de verser, que le droit suisse vous en reconnaisse ou non.
Ce que vous manquez réellement du marché
La crainte de « tout rater » pendant quinze jours d'absence se mesure. Dans l'index de SwissJobs.app, au 23 août 2026, environ 9 pour cent des annonces publiées portaient une date de publication des cinq derniers jours, un peu plus de la moitié des trois dernières semaines, et près de 84 pour cent des trois derniers mois. L'annonce médiane avait une vingtaine de jours.
Autrement dit : une semaine d'absence ne vous coûte pas un marché, elle vous coûte une avance. Les annonces parues pendant vos vacances sont encore là au retour ; elles ne sont simplement plus fraîches. Pour les trois mois d'une exportation des prestations, le calcul s'inverse : l'essentiel du stock se renouvelle sur cette durée, raison pour laquelle une exportation sans recherche active dans l'État de destination est une manière onéreuse de consommer un délai-cadre.
Les mêmes données éclairent le calendrier. Sur les 90 derniers jours, 93,4 pour cent des nouvelles annonces sont parues du lundi au vendredi, le samedi et le dimanche réunis pesant moins de 7 pour cent. Une absence qui englobe deux week-ends et ne consomme que trois jours ouvrables croise donc beaucoup moins de flux que cinq jours ouvrables d'affilée — et depuis le début 2026, la prise individuelle de jours sans contrôle rend enfin cette découpe possible.
Préparer le départ sans mettre le droit en jeu
La marche à suivre n'a rien de spectaculaire. Déterminez d'abord sous laquelle des trois bases vous partez, et abordez-la au prochain entretien de conseil. Annoncez les jours sans contrôle tôt : les deux semaines sont un minimum, pas un objectif. Inscrivez l'absence sur le formulaire mensuel. Et organisez vos recherches d'emploi pour que la période de contrôle soit complète malgré une semaine de vacances : l'article 26 OACI exige la remise des preuves pour chaque période de contrôle au plus tard le cinq du mois suivant.
Restez atteignable même quand vous n'y êtes pas tenu. L'aptitude au placement est suspendue pendant les jours sans contrôle, mais rappeler dans la journée ne coûte rien et évite une note désagréable au dossier. Si une candidature est en cours, laissez un numéro qui fonctionne à l'étranger et relevez votre messagerie : l'invitation à un entretien est la seule raison pour laquelle cette précaution vaut quelque chose.
L'exportation ajoute deux éléments pratiques. La carte européenne d'assurance-maladie, délivrée par votre caisse maladie, ouvre l'accès aux soins dans l'État de destination, et la couverture Suva contre les accidents non professionnels subsiste. Pour le formulaire mensuel, privilégiez la voie électronique : le SECO signale que l'acheminement postal international est lent et incertain et recommande l'eService sur Job-Room. Enfin, chercher un emploi dans la Principauté du Liechtenstein ne requiert aucune demande formelle d'exportation : vous y respectez les prescriptions de contrôle de votre ORP suisse.
Les chiffres d'abord : les parts proviennent de l'index d'annonces de SwissJobs.app, date de référence le 23 août 2026. La base retenue est l'ensemble des annonces publiées portant une date de publication ; l'âge correspond à l'écart entre cette date et la date de référence, et la répartition par jour de la semaine ne couvre que les annonces des 90 derniers jours. Le droit ensuite : ont été lus et cités les articles 12, 21, 23, 25, 26, 27 et 45 de l'ordonnance sur l'assurance-chômage (RS 837.02) ainsi que les articles 8, 12, 15, 17 et 30 de la loi sur l'assurance-chômage (RS 837.0), chacun dans la version consolidée aujourd'hui en vigueur sur fedlex, consultée le 23 août 2026. La possibilité de prendre les jours sans contrôle un par un découle de l'ordonnance du 26 novembre 2025. Le volet transfrontalier repose sur l'article 64 du règlement (CE) n° 883/2004 tel que consolidé pour la Suisse, sur l'Info-Service du SECO et de travail.swiss consacré à la recherche de travail à l'étranger, édition 2026, et sur la FAQ relative à l'indemnité de chômage, tous consultés en français : c'est de là que viennent le délai d'attente, le PD U2, l'échéance d'inscription à l'étranger, l'annonce du retour et le morcellement.
Sources
- OACI (RS 837.02) art. 21 al. 3 atteignabilité, art. 23 al. 2 données de contrôle, art. 25 dispenses, art. 26 recherches d'emploi, art. 27 jours sans contrôle, art. 45 durée de la suspension
- LACI (RS 837.0) art. 8 conditions du droit, art. 12 étrangers domiciliés en Suisse, art. 15 aptitude au placement, art. 17 obligations de l'assuré, art. 30 suspension du droit à l'indemnité
- Règlement (CE) n° 883/2004 (RS 0.831.109.268.1) art. 64 — chômeurs se rendant dans un autre État membre
- SECO / travail.swiss — Info-Service « Prestations en cas de recherche de travail à l'étranger », N° 716.204, édition 2026 (PDF)
- SECO / travail.swiss — FAQ sur l'indemnité de chômage (jours sans contrôle, recherche d'emploi à l'étranger)
- SECO / travail.swiss — Recherche d'emploi à l'étranger (EURES, États tiers)
Questions liées
Ce que notre index d’offres dit du marché suisse
Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.
Langue de rédaction des annonces
- Deutsch
- 60%
- English
- 23%
- Français
- 13%
- Italiano
- 3%
Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant
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- Français
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- Italiano
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