Pourquoi notre entreprise ?
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En bref
Répondez avec deux ou trois éléments sur cette entreprise que vous ne pouviez connaître qu'en les cherchant, et rattachez à chacun ce que vous en feriez dans le poste. Le portail officiel orientation.ch pose la question en deux temps : « Pourquoi avoir postulé précisément dans cette entreprise ? », puis immédiatement « Que sais-tu de l'entreprise et de ses activités ? ». C'est la seconde qui est évaluée. Et la meilleure source ne coûte rien : selon l'article 936 alinéa 2 du Code des obligations, les inscriptions et les statuts peuvent être consultés en ligne gratuitement.
Entraînez-vous à voix haute, et voyez votre score
Un panel IA pose les questions, vous répondez à l’oral comme lors du vrai entretien. Ensuite vous recevez une probabilité de réussite et les passages qui ont coincé.
S'entraîner à l'entretien en directL'erreur la plus courante est un éloge qui conviendrait à n'importe quelle entreprise du secteur. « Innovante », « bonne réputation », « belle équipe », « projets passionnants » : votre interlocutrice a déjà entendu les quatre, souvent le même jour, de la bouche de personnes candidates au même poste. Un fait vrai de cette entreprise et d'aucune autre vaut mieux que quatre adjectifs vrais partout.
Deuxième point, et il rend la réponse tout de suite plus précise : dans la salle, « notre entreprise » désigne rarement le groupe. Parmi les annonces actives chez nous, 65,5 pour cent émanent d'un employeur qui a dix postes ouverts ou davantage au même moment, et 71,2 pour cent d'un employeur qui recrute sur plus d'un lieu. Ce dont on parle, c'est d'un site et d'une équipe — et nommer le site répond à la question plus précisément que tout discours sur la marque.
Employeurs de notre échantillon dont au moins une annonce est rédigée en français et dont l'inscription au registre a pu être rattachée, relevés sur zefix.admin.ch le 31 août 2026. La base est de trente-trois employeurs : ces parts sont un ordre de grandeur. La langue du but a été déterminée automatiquement à partir de mots fréquents.
- Deux faits cherchés, une conséquence pour le poste. Pas cinq adjectifs.
- Le nom de l'annonce est rarement celui du registre : recherché tel quel, il correspond à une raison de commerce inscrite dans 26,7 pour cent des cas, et ne donne aucun résultat dans 49,6 pour cent.
- Le but figure au registre parce que l'ordonnance l'exige (art. 45 al. 1 let. g ORC). Il fait environ cent mots en médiane — de quoi tenir deux phrases.
- 45,4 pour cent des inscriptions rattachées portent au moins une ancienne raison de commerce et 28,9 pour cent ont absorbé une autre société inscrite. C'est souvent ce qui explique l'existence du service — et du poste.
- L'inscription est rédigée dans la langue de l'office du registre du siège, pas dans la vôtre : parmi les employeurs de notre échantillon qui publient leurs annonces en français, le but est rédigé en allemand dans 51,5 pour cent des cas.
- Nommez le site, pas le groupe : 53,3 pour cent des annonces viennent d'employeurs qui recrutent dans plus d'un canton.
- Le seul test dur : remplacez le nom de l'entreprise par celui d'un concurrent. Si la phrase reste vraie, vous n'avez pas répondu.
La question officielle est double — et c'est le second volet qui est évalué
orientation.ch est le portail du Centre suisse de services Formation professionnelle, mandaté par les cantons. Sa page consacrée à l'entretien d'embauche liste les questions à préparer, et deux d'entre elles se suivent : « Pourquoi avoir postulé précisément dans cette entreprise ? » et « Que sais-tu de l'entreprise et de ses activités ? »
Cet enchaînement est l'instruction elle-même. La première question appelle une raison, la seconde vérifie que cette raison repose sur quelque chose. Répondre à la première avec enthousiasme et échouer à la seconde, c'est démontrer les deux choses dans la même minute : que vous voulez le poste, et que vous n'avez rien cherché. D'où la règle utile — construisez la réponse à la première de manière qu'elle réponde déjà à la seconde.
Le même portail dit quoi chercher. Sous « Rechercher des informations sur l'entreprise » figurent cinq points : quels services ou produits l'entreprise propose-t-elle ; quels sont ses spécialités et ses domaines clés ; est-ce une petite entreprise ou une société qui a des filiales dans toute la Suisse voire dans le monde entier ; depuis quand l'entreprise existe-t-elle ; combien de collaboratrices et collaborateurs emploie-t-elle.
La version alémanique du même portail met à disposition une grille de questions téléchargeable qui commente la question dans la colonne voisine : connaissez-vous l'entreprise et la branche, et il est important de s'informer sur l'entreprise au préalable. C'est là l'interprétation officielle de la question, et elle parle de préparation, pas d'affection.
Une réserve honnête sur la source : cette page est écrite pour la recherche d'une place d'apprentissage. La formulation de la question est celle qui est posée aux adultes, mais les exemples qui l'entourent parlent de stages d'orientation et de notes scolaires. Retenez la question et son commentaire, laissez les exemples.
La source gratuite qu'aucun guide international ne cite
Trois des cinq points de cette liste figurent dans un registre fédéral, gratuitement. Article 936 alinéa 1 du Code des obligations : « Le registre du commerce est public. » Alinéa 2 : « Les inscriptions, les statuts et les actes de fondation peuvent être consultés en ligne gratuitement. » L'alinéa 3 ajoute que ces inscriptions « doivent pouvoir faire l'objet de recherches par critères ».
L'article 928b alinéa 2 désigne qui tient cette recherche : l'autorité fédérale de haute surveillance du registre du commerce gère la base centrale des entités juridiques et « fait en sorte que les données publiques des entités juridiques puissent faire gratuitement l'objet d'interrogations spécifiques sur Internet ». Concrètement, c'est Zefix, l'index central des entreprises, sans compte et sans frais.
Ce que vous y trouvez n'est pas de la communication. L'ordonnance sur le registre du commerce énumère à l'article 45 alinéa 1 ce qui doit être inscrit pour une société anonyme, et la lettre g dit simplement : « son but ». À côté figurent le siège et le domicile, la forme juridique, la date des statuts, le capital-actions, les membres du conseil d'administration et les personnes autorisées à représenter la société.
Le but est plus long qu'on ne l'imagine. Sur les inscriptions que nous avons pu rattacher pour cette page, il fait une centaine de mots en médiane ; un quart en fait moins de soixante, un quart plus de cent quarante. C'est de quoi tenir deux phrases en entretien et poser une question qui prouve la lecture.
Et une disposition qui cadre l'ensemble : l'article 936b alinéa 1 prévoit que, dès lors qu'un fait est inscrit au registre, « nul ne peut se prévaloir de ne pas en avoir eu connaissance ». Cette règle vaut pour les rapports d'affaires, pas pour un entretien d'embauche — mais elle décrit exactement l'état d'esprit d'en face. Ce qui est public et consultable gratuitement est réputé connu.
L'inscription n'est pas rédigée dans votre langue — et pour la Romandie c'est une fois sur deux
Le but d'une société est inscrit dans la langue de l'office cantonal du registre qui le tient, et non dans celle de la personne qui consulte. Changer la langue de l'interface Zefix ne change rien au texte : nous avons vérifié sur des entités de trois régions linguistiques, et le but d'une société bâloise revient en allemand, celui d'une société genevoise en français et celui d'une société bellinzonaise en italien, quelle que soit la langue demandée.
Sur l'ensemble des inscriptions que nous avons lues, 74,5 pour cent énoncent leur but en allemand, 22,8 pour cent en français et 2,7 pour cent en italien. Ce n'est pas un détail administratif pour un lectorat romand, c'est la moitié du travail de préparation : parmi les employeurs de notre échantillon qui rédigent leurs annonces en français, le but est en français dans 45,5 pour cent des cas et en allemand dans 51,5 pour cent. Cette proportion repose sur trente-trois employeurs seulement et doit se lire comme un ordre de grandeur, pas comme une mesure fine.
Le mécanisme est simple et vaut la peine d'être connu : ce qui compte est le canton du siège inscrit, pas la langue de l'annonce ni le lieu du poste. Une société dont le siège est à Zurich ou à Zoug et qui recrute à Lausanne aura un but rédigé en allemand. Une société vaudoise qui publie en anglais aura un but en français. La langue de l'annonce ne dit rien de la langue du registre.
La conséquence pratique est modeste et vaut d'être faite : lisez l'original, traduisez-le pour vous, puis dites la chose avec vos mots plutôt que de la citer. Une clause juridique récitée en entretien s'entend pour ce qu'elle est. En revanche, « votre but inscrit est construit autour d'un mandat cantonal plutôt que d'une ligne de produits — dans quelle mesure cela détermine-t-il ce que prend en charge votre service ? » est une question qu'on ne devine pas.
Un exemple romand qui montre ce que donne une bonne lecture : le but inscrit de la Banque Cantonale de Genève est de « contribuer au développement économique du canton et de la région » et, en qualité de banque universelle, de traiter toutes les opérations relevant de la loi fédérale sur les banques. Ce n'est pas une phrase de marketing, c'est un mandat. La même inscription indique que l'établissement s'appelait auparavant Caisse d'épargne de la République et canton de Genève, et qu'il compte quatre succursales inscrites — à Zurich, Lausanne, Bâle et Lugano.
Le nom de l'annonce est rarement celui du registre
C'est là que la première tentative échoue presque toujours. Nous avons pris un échantillon stratifié des employeurs qui publient chez nous — tous ceux qui ont au moins vingt-cinq postes ouverts, plus une sélection tirée parmi les autres — et cherché chaque nom au registre exactement tel qu'il figure dans l'annonce.
Résultat : 26,7 pour cent correspondent à une raison de commerce inscrite une fois la mention de forme juridique mise de côté. Dans 12,0 pour cent des cas, le meilleur résultat porte un nom plus long. Dans 11,7 pour cent, il y a des résultats mais aucun rattachable. Et dans 49,6 pour cent, il n'existe aucune inscription sous ce nom. La raison est banale : l'annonce porte la marque, le registre porte l'entité juridique.
Nous avons ensuite lu à la main les quarante-sept cas au nom plus long. Dans dix-huit d'entre eux, le meilleur résultat est une holding, une fondation, une succursale inscrite ou tout simplement une autre société au nom voisin. Prendre le premier résultat et le citer en entretien, c'est risquer de décrire une association, un véhicule de participation ou un garage sans rapport qui partage un mot.
Trois exemples romands du piège, relevés au registre le 31 août 2026 : chercher « Vaudoise Assurances » ramène en tête la Caisse de pension Vaudoise Assurances ; chercher « Groupe Mutuel » ramène d'abord trois fondations — Fondation Collective Groupe Mutuel, Fondation de secours du Groupe Mutuel, Fondation Groupe Mutuel — avant la moindre société d'assurance ; chercher « Physioswiss » ramène en tête la BVG-Vorsorgestiftung physioswiss, puis une raison individuelle inscrite à Vevey. Dans les trois cas, une institution de prévoyance ou une fondation du groupe passe devant l'employeur qui recrute — et c'est précisément l'entité dont vous n'avez rien à dire en entretien.
Donc : cherchez sur un mot distinctif plutôt que sur le nom entier, puis vérifiez deux choses avant de faire confiance à un résultat — le siège inscrit face au lieu de travail de l'annonce, et la forme juridique face à ce que l'entreprise fait réellement. Si « Holding » ou « participations » apparaît dans le nom ou dans le but, vous avez la société mère et non votre futur employeur.
L'entreprise s'appelait souvent autrement
Parmi les inscriptions que nous avons pu rattacher, 45,4 pour cent portent au moins une ancienne raison de commerce et 28,9 pour cent ont absorbé au moins une autre société inscrite. Près d'un employeur sur deux a donc changé de nom, et cela ne figure nulle part sur la page carrière.
Quatre exemples, tous relus au registre le 31 août 2026 : Groupe E Arc SA, à Boudry, porte deux anciennes raisons de commerce, Virgile Vuilliomenet & Cie SA et Vuilliomenet Electricité S.A. CKW AG, à Lucerne, s'appelait Centralschweizerische Kraftwerke. Accelleron Industries AG, à Baden, s'appelait Turbo Systems Holding AG. Et Hitachi Energy AG porte deux anciennes raisons de commerce, ABB Management Holding AG et Hitachi ABB Power Grids AG. Le registre nomme les anciennes raisons sans les dater : l'ordre se cherche ailleurs, mais les noms, eux, sont déjà là.
En entretien, cela vaut mieux que n'importe quelle déclaration de valeurs, parce qu'une fusion ou un changement de nom explique généralement pourquoi le service auquel vous postulez existe et pourquoi le poste est ouvert. « Vous êtes une seule entité depuis le rapprochement mais vous exploitez toujours deux sites, et ce poste se trouve exactement sur cette couture » est une phrase qu'une autre personne candidate ne peut pas produire, et qui ne flatte personne.
La fraîcheur de tout cela se chiffre : 69,7 pour cent des inscriptions rattachées ont fait l'objet d'une publication au registre dans les douze derniers mois, et 27,6 pour cent dans les trois derniers. Pour environ un employeur sur quatre, quelque chose a donc été inscrit depuis le printemps — un mouvement au conseil d'administration, une nouvelle signature autorisée, une modification de capital.
Dernier champ de la même source : 19,1 pour cent des sociétés rattachées ont au moins une succursale inscrite. Quand c'est le cas, la question de la langue de travail de l'équipe et du rattachement du site cesse d'être une politesse et devient une vraie question.
« Notre entreprise » désigne presque toujours un site
La question suppose une unité qui souvent n'existe pas. Sur les annonces actives chez nous, 20,7 pour cent proviennent des seize employeurs qui ont actuellement cent postes ouverts ou plus en même temps, et 26,2 pour cent d'employeurs qui en ont entre vingt-cinq et quatre-vingt-dix-neuf. Ensemble, c'est près de la moitié du marché — et dans cette moitié, « notre entreprise » est une organisation dont les services se connaissent à peine.
À l'autre bout, l'inverse : 45,8 pour cent des employeurs n'ont qu'une seule annonce ouverte chez nous, et ils ne représentent ensemble que 7,7 pour cent des annonces. Là, la question a un autre sens — la personne qui dirige est souvent dans la salle, et « notre entreprise » désigne vraiment toute l'entreprise. La réponse peut être plus personnelle et doit être plus précise : dans une structure à un poste ouvert, toute généralité s'entend immédiatement.
Entre les deux, c'est la géographie qui tranche. 71,2 pour cent des annonces viennent d'un employeur qui recrute sur plus d'un lieu, 53,3 pour cent d'un employeur qui recrute dans plus d'un canton, et 36,6 pour cent d'un employeur qui publie dans plus d'une langue. Pour un lectorat romand, ce dernier chiffre est le plus concret : le site auquel vous postulez décide aussi de la langue dans laquelle se déroulera votre journée de travail.
D'où l'ordre de phrase le plus utile pour cette réponse : le site d'abord, puis le service, puis la raison. « Je ne postule pas au groupe, je postule au site de X, parce que c'est là que se fait Y » ne peut pas passer pour une formule, et c'est la version honnête : elle décrit ce que vous avez réellement pu apprécier.
Une observation issue de la même comparaison : parmi les sociétés pour lesquelles nous avons pu confronter registre et annonces, 80,9 pour cent recrutent aussi dans le canton de leur siège inscrit, et 19,1 pour cent ne le font jamais. Pour environ un employeur sur cinq, le siège inscrit se trouve donc ailleurs que tous les postes ouverts. C'est le cas où « notre entreprise » et « votre lieu de travail » sont deux endroits différents, et où le dire à voix haute vaut mieux que n'importe quel enthousiasme.
La construction : un fait cherché, un élément de l'annonce, une conséquence
La réponse est courte et tient en trois parties, et l'ordre fait tout. D'abord un fait sur l'employeur issu d'une source vérifiable — le registre, le rapport de gestion, un communiqué, son propre site. Ensuite un élément de cette annonce, pour qu'il soit clair que vous parlez de ce poste et non de l'entreprise en général. Enfin la conséquence : ce dont vous vous chargeriez durant les premiers mois.
Un exemple dans la logistique : « Vous êtes une seule entité depuis le rapprochement, mais vous exploitez toujours deux entrepôts dans deux cantons, et ce poste se trouve sur le plus petit des deux. J'ai accompagné exactement cette configuration pendant quatre ans, y compris le passage à un système commun de gestion d'entrepôt. Dans les premiers mois, je commencerais par aligner les deux référentiels d'articles, parce que tout le reste en dépend. » Trois phrases, une source officielle, aucun adjectif.
La différence avec la question voisine « pourquoi vous plutôt qu'une autre personne ? » est importante et souvent manquée. Celle-là porte sur votre aptitude et sur les preuves ; celle-ci porte sur l'entreprise et sur le fait que vous la connaissiez. Si les deux reçoivent le même paragraphe, l'une des deux reste sans réponse. Un test rapide avant l'entretien : supprimez de votre réponse tout ce qui parle de vous. S'il reste moins de la moitié, ce n'est pas une réponse à cette question.
Sur la longueur : deux ou trois phrases suffisent, parce que la question appelle presque toujours une relance. C'est à cela que servent les deuxième et troisième faits cherchés. Une réponse qui vide tout d'un coup ne laisse rien à demander — or la relance est le moment de l'entretien où la préparation paie vraiment.
Ce qui casse la réponse
La charte de valeurs récitée. Rendre les valeurs de la page d'accueil signale que vous avez lu la page d'accueil. Tout le monde l'a fait. Pire : dans un même secteur, ces textes sont presque interchangeables, et une charte récitée sonne comme une candidature partie aussi à trois autres adresses.
Le fait rattaché à la mauvaise entité. C'est l'erreur la plus coûteuse, parce qu'elle simule la préparation et démontre le contraire du soin. Citer les chiffres de la holding quand on postule à la filiale opérationnelle, ou vanter un produit fabriqué sur un autre site, coûte plus cher qu'une réponse générale. Vérifiez pour chaque fait à quelle entité juridique et à quel site il appartient.
Le salaire et le trajet comme seule raison. Les deux sont des motifs légitimes d'accepter un poste et ont leur place dans l'entretien — mais pas en réponse à cette question. « C'est près de chez moi » explique pourquoi vous n'avez pas postulé ailleurs, pas pourquoi ici.
L'enthousiasme sans objet. « Je vous suis depuis longtemps » tient jusqu'à la relance : depuis quand, et qu'est-ce qui a changé depuis ? Une affirmation qu'on ne peut appuyer ni sur une date ni sur un événement est un piège qu'on s'est tendu une phrase plus tôt.
Et tout ce qui conviendrait à n'importe quelle maison du secteur. Le seul test dur de cette réponse est une substitution : mettez le nom d'un concurrent dans la phrase. Si elle reste vraie, vous n'avez pas répondu à la question.
Pour les frontalières et frontaliers, et pour qui arrive de France
La question existe des deux côtés de la frontière, mais l'attente n'est pas la même. Le commentaire officiel cité plus haut demande si vous connaissez l'entreprise et la branche ; il ne demande pas d'être enthousiaste. Une réponse bâtie sur deux faits vérifiables et une conséquence passe ici pour de la compétence ; la même réponse jouée sur l'enthousiasme passe pour un argumentaire de vente.
Le vocabulaire fait partie de la réponse. On parle de la place de travail et non du poste de travail, du taux d'occupation en pour cent, du treizième salaire, du certificat de travail, de l'ORP et non de France Travail, de la CCT et non de la convention collective de branche française, du permis B, C ou G. Employer les mots d'ici évite d'avoir à dire qu'on s'est renseigné.
Un point qui compte particulièrement dans l'Arc lémanique et dans le Jura : beaucoup de sociétés qui recrutent en Suisse romande ont leur siège inscrit ailleurs, et leur inscription est alors en allemand. Ce n'est pas un signal sur l'entreprise, c'est une conséquence du canton du siège. Le lire dans l'original, plutôt que d'y renoncer, reste le moyen le moins cher d'avoir un fait que personne d'autre n'apportera dans la salle.
Enfin, une chose à laisser en dehors de cette réponse : votre statut de séjour ou de frontalier. Il compte, il sera traité dans la procédure, et sa place est là où l'on parle de disponibilité et d'entrée en fonction. Dans la réponse à « pourquoi notre entreprise ? », il n'a rien à faire : cette réponse parle de l'entreprise, pas de vous.
Les chiffres de marché proviennent d'un dénombrement des annonces suisses actives chez nous portant un nom d'employeur, au 31 août 2026 ; nous publions des parts et jamais de volumes absolus. Les employeurs sont regroupés d'après le nom figurant dans l'annonce, après uniformisation des mentions de forme juridique et des graphies ; un même employeur écrit de deux manières peut donc être compté deux fois, ce qui fait des classes de taille un plancher plutôt qu'un plafond. Le canton est déduit du lieu indiqué dans l'annonce et ne peut pas être déterminé pour chacune ; les affirmations cantonales portent sur les annonces où il l'est. Les chiffres du registre reposent sur un échantillon stratifié de ces employeurs — tous ceux qui ont au moins vingt-cinq postes ouverts, plus une sélection tirée parmi les autres — dont les noms ont été recherchés sur zefix.admin.ch le 31 août 2026 ; un rattachement n'est retenu que si la raison de commerce inscrite correspond au nom de l'annonce ou commence par lui une fois la mention de forme juridique écartée, de sorte que le taux de rattachement est un plancher, et les quarante-sept cas au nom plus long ont été lus un par un. La répartition linguistique du but a été établie automatiquement à partir de mots fréquents et reste une approximation ; la part relative aux employeurs francophones repose sur trente-trois employeurs. Tous les articles de loi ont été consultés le 31 août 2026 dans leur version en vigueur sur fedlex.admin.ch et toutes les inscriptions le même jour sur zefix.admin.ch ; ce sont ces sources qui font foi.
S'entraîner à « pourquoi notre entreprise ? » pour votre poste
Sources
- orientation.ch (CSFO, sur mandat des cantons) — Entretien d'embauche : « Pourquoi avoir postulé précisément dans cette entreprise ? »
- SDBB | CSFO — « Fragenraster zum Vorstellungsgespräch », la grille de questions officielle (PDF, allemand)
- Fedlex — Code des obligations (RS 220), art. 936 et art. 928b : publicité du registre du commerce
- Fedlex — Ordonnance sur le registre du commerce (RS 221.411), art. 45 al. 1 let. g : son but
- Zefix — index central des entreprises de la Confédération
Questions liées
Ce que notre index d’offres dit du marché suisse
Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.
Langue de rédaction des annonces
- Deutsch
- 60%
- English
- 23%
- Français
- 13%
- Italiano
- 3%
Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant
- Deutsch
- 70%
- English
- 43%
- Français
- 21%
- Italiano
- 3%
19% publiées ces 7 derniers jours · Principaux marchés: Zürich 18% · Bern 10% · Genève 5% · Basel 5%