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Entretien d’embauche

Comment se préparer à un entretien vidéo ?

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En bref

Un entretien vidéo se prépare comme un entretien ordinaire, plus trois choses qu’une salle vous offrait gratuitement : le cadrage, le son et un plan de secours. Le fond ne change pas — l’annonce, votre parcours, un chiffre de salaire, une date d’entrée. Ce qui change, c’est que la caméra décide de ce que l’autre voit, que le micro décide de ce qu’il entend, et qu’une coupure de ligne met fin à la conversation si aucun numéro de téléphone n’a été échangé au préalable. Ce numéro est la partie que presque personne ne prépare.

Entraînez-vous à voix haute, et voyez votre score

Un panel IA pose les questions, vous répondez à l’oral comme lors du vrai entretien. Ensuite vous recevez une probabilité de réussite et les passages qui ont coincé.

S'entraîner à l'entretien en direct

Si la première ronde se tient devant une caméra, la raison tient rarement à vous et presque toujours à la géographie de l’employeur. 45,8 pour cent des annonces actives dans notre index émanent d’employeurs qui recrutent simultanément dans trois cantons ou plus, et 41,9 pour cent d’employeurs présents des deux côtés de la frontière linguistique en même temps. Helvetia publie actuellement chez nous dans quinze cantons et dans quatre langues de rédaction, Coop dans vingt et un cantons. Quand la personne qui décide, les ressources humaines et le poste se trouvent dans trois localités différentes, la vidéo remplace un trajet en train, pas une poignée de main.

En Suisse romande, cette arithmétique a une conséquence supplémentaire : 16,1 pour cent seulement des annonces actives se situent en terres francophones, et une bonne partie des employeurs qui y recrutent publient au même moment en Suisse alémanique. La question de la langue de l’entretien n’est donc pas un détail d’organisation. Elle se pose avant le rendez-vous, elle se pose par écrit, et elle change entièrement ce que vous préparez.

Où se trouve l’employeur, mesuré sur les annonces actives
Où se trouve l’employeur, mesuré sur les annonces activesHors des cinq grands centres60.3%Employeur recrutant dans 3 cantons ou plus45.8%Employeur présent des deux côtés de la frontière linguistique41.9%Annonces situées en Suisse romande16.1%

Part des annonces actives dans notre index le 23 août 2026. Le canton est déduit du nom de localité figurant dans l’annonce.

  • 16,1 pour cent des annonces actives dans notre index se trouvent en Suisse romande et 41,9 pour cent proviennent d’employeurs qui recrutent en même temps de part et d’autre de la frontière linguistique : demandez par écrit dans quelle langue l’entretien sera mené.
  • 45,8 pour cent des annonces émanent d’employeurs présents dans trois cantons ou plus, 27,8 pour cent dans huit ou plus. La personne à l’écran travaille souvent loin du lieu de travail proposé.
  • 0,6 pour cent seulement des annonces pourvues d’un texte descriptif disent quoi que ce soit de la procédure de sélection, et une plateforme vidéo n’y est pratiquement jamais nommée. L’invitation, et non l’annonce, est votre source d’information.
  • 3,2 pour cent des annonces avec texte descriptif mentionnent le télétravail, le travail hybride ou à distance. Un entretien vidéo renseigne sur la procédure, pas sur votre futur poste de travail.
  • Selon l’article 6 alinéa 6 de la loi sur la protection des données, un consentement n’est valable que s’il est donné librement, pour un traitement déterminé et après une information adéquate — « l’enregistrement avait déjà commencé » n’en est pas un.

Six questions à renvoyer avec votre confirmation

L’annonce ne vous dira rien de la procédure : parmi celles qui comportent un texte descriptif, 0,6 pour cent en parlent, et une plateforme vidéo n’y est presque jamais citée. Ce n’est pas une négligence, c’est une répartition des rôles. L’annonce décrit le poste, l’invitation règle la procédure. Sauf que la plupart des invitations n’en règlent qu’une moitié.

Quatre lignes de réponse suffisent. Quelle plateforme, et le navigateur suffit-il ? Combien de temps le créneau dure-t-il ? Qui participe, et à quel titre ? Dans quelle langue l’entretien est-il mené ? L’échange est-il enregistré ? Et la plus utile des six : pouvons-nous échanger un numéro de téléphone au cas où la connexion tomberait ?

Aucune de ces questions n’est délicate. Toutes portent sur des informations que votre interlocuteur possède déjà, et la réponse déplace votre préparation bien davantage qu’une heure d’entraînement supplémentaire. Le numéro n’est pas une formalité : si la ligne coupe au milieu d’une réponse, la partie qui a invité rappelle, l’entretien se poursuit au téléphone, et personne ne perd dix minutes à reconstruire une session.

La liste du SECO, relue à travers une webcam

Le SECO publie sur arbeit.swiss sa propre liste de contrôle. Sous « attitude et communication non verbale », elle énumère six points : des vêtements propres et adaptés, le contact visuel, une posture ouverte et attentive, une écoute attentive, saluer et prendre congé chaleureusement, laisser vos interlocuteurs s’exprimer. La page ne mentionne ni caméra, ni logiciel, ni connexion. Chacun de ces six points suppose une salle, et c’est précisément pour cela qu’il faut les traduire un par un.

Le contact visuel devient un choix : regardez l’objectif pendant les deux ou trois phrases qui portent votre réponse, et la fenêtre de votre interlocuteur le reste du temps. Cela se lit comme un léger regard vers le bas et ne pose aucun problème. Fixer l’objectif vingt minutes durant ne donne pas une impression d’attention, mais de récitation. La posture, elle, devient un cadrage : tête et buste, un peu d’air au-dessus du crâne, les mains visibles lorsque vous parlez avec elles.

La salutation n’a plus ni poignée de main ni salle pour la porter : les quinze premières secondes s’en chargent seules. Donnez votre nom, confirmez que l’image et le son passent, puis arrêtez-vous. Enfin, l’écoute attentive et le fait de ne pas couper la parole sont un seul et même problème sur une ligne : la latence. Deux à quatre dixièmes de seconde suffisent pour qu’un « mhm » d’encouragement coupe le son de l’autre. Hocher la tête fonctionne toujours, les bruits d’approbation non, et une pause délibérée après chaque question vous rend la parole.

Trois formats portent le même nom

L’entretien court à deux est le cas ordinaire : vingt à trente minutes avec les ressources humaines, dont l’objectif est de raccourcir une liste. Tenez vos réponses autour d’une minute. Le détail technique ne porte pas à ce stade, parce que la personne en face ne peut généralement pas l’évaluer et vérifie autre chose : que votre dossier, votre disponibilité et votre prétention salariale tiennent ensemble.

L’entretien à plusieurs est plus exigeant, parce que la scène a disparu. Nommez la personne qui a posé la question et adressez-lui votre regard. Trois visages muets ne sont pas un mauvais signe, c’est la règle sonore de toute conférence. Attendez-vous à ce qu’une personne prenne des notes et détourne les yeux pour le faire : n’y lisez rien.

Le troisième format n’a pas d’interlocuteur du tout : les questions s’affichent, un compteur tourne, vous enregistrez votre réponse et disposez souvent d’une ou deux prises. Aucun dialogue ne viendra rattraper une réponse floue, alors construisez chacune en trois temps audibles : l’affirmation, l’exemple, le résultat. Et comme il en reste un fichier contenant votre visage et votre voix, les règles ci-dessous s’y appliquent pleinement.

Ce qui peut rester à l’écran, et où le poser

L’entretien vidéo est le seul où les notes sont invisibles. Vos yeux, eux, ne le sont pas. Une seule feuille, fixée ou posée juste sous l’objectif, vaut mieux qu’un second écran : regarder un deuxième moniteur tourne visiblement la tête sur le côté, et à l’autre bout cela se lit comme une recherche.

Sur cette feuille, peu de choses : la liste des exigences de l’annonce dans les mots de l’employeur, trois chiffres — le taux d’activité, la date d’entrée la plus proche, votre prétention salariale — et les deux questions que vous comptez poser. Rien de plus. Tout ce qui ressemble à un script finira par en avoir le son ; les phrases lues se trahissent par leur longueur régulière.

Avant le rendez-vous, fermez ce qui peut surgir : messagerie, messagerie instantanée, agenda. Si un exercice doit être partagé, gardez le fichier sur le bureau plutôt que de le chercher en direct. Et si une livraison, un colocataire ou un enfant risquent d’interrompre, annoncez-le dans les quinze premières secondes plutôt qu’au coup de sonnette : une interruption annoncée ne coûte rien, une interruption surprise coûte le fil.

Enregistrement et évaluation automatique : ce que prévoit le droit

La procédure de recrutement relève de l’article 328b du code des obligations : l’employeur ne peut traiter des données que dans la mesure où elles portent sur les aptitudes du travailleur à remplir son emploi ou sont nécessaires à l’exécution du contrat, le reste relevant de la loi sur la protection des données. Le PFPDT détaille la phase de sélection : seuls peuvent être exigés les documents et renseignements établissant que vous remplissez les exigences du poste ; les questions sur le revenu, un endettement, des maladies existantes ou une grossesse ne sont admises que si des raisons particulières les justifient ; et prendre des renseignements auprès d’un ancien employeur exige votre consentement préalable.

Un enregistrement est un traitement de données. L’article 6 de la loi exige qu’il soit licite, proportionné et lié à une finalité reconnaissable pour vous, et lorsqu’un consentement est requis, il n’est valable que s’il est donné librement, pour un ou plusieurs traitements déterminés, après information adéquate. L’article 19 oblige le responsable du traitement à vous communiquer, lors de la collecte, son identité, la finalité poursuivie et, le cas échéant, les destinataires. Les quatre questions « est-ce enregistré, pour quoi faire, qui le voit, combien de temps est-ce conservé » ne demandent donc rien d’extraordinaire : elles demandent ce qui doit de toute façon être communiqué.

L’évaluation automatique ajoute deux dispositions. Les données biométriques identifiant une personne de manière univoque sont des données sensibles au sens de l’article 5, et l’article 6 alinéa 7 exige un consentement exprès aussi bien pour les données sensibles que pour un profilage à risque élevé effectué par une personne privée. L’article 21 traite du résultat : lorsqu’une décision est prise exclusivement sur la base d’un traitement automatisé et vous affecte de manière significative, vous devez en être informé, vous pouvez faire valoir votre point de vue et exiger que la décision soit revue par une personne physique.

Après un refus, le PFPDT rappelle que les documents remis doivent être restitués et les copies détruites, sous réserve d’un motif justificatif. Demander ce qu’il advient d’un enregistrement une fois la procédure terminée est donc une question ordinaire, à laquelle il existe une réponse ordinaire.

Pendant l’entretien, et les deux minutes qui suivent

Connectez-vous deux minutes en avance, pas dix. Une salle d’attente virtuelle est normale ; redémarrer le logiciel cinq minutes avant le créneau ne l’est pas. Testez caméra et micro dans l’application qui sera réellement utilisée : la panne la plus fréquente n’est pas un micro défectueux, mais un programme qui occupe encore le casque d’hier.

La latence joue contre vous si vous l’ignorez et pour vous si vous l’intégrez. Une pause après chaque question passe pour de la réflexion, jamais pour de la lenteur. Soixante à nonante secondes constituent le plafond utile d’une réponse : au-delà, plus personne ne peut vous interrompre poliment, et un monologue ininterrompu reste la manière la plus fiable de perdre une ronde vidéo.

Terminez en demandant l’étape suivante et une date. Ce n’est pas une formule : 59,3 pour cent des annonces actives chez nous ont au plus trente jours et 13,4 pour cent au plus sept, la fenêtre d’une procédure est donc généralement plus courte qu’elle n’en a l’air. Envoyez trois phrases le jour même : un remerciement, un point concret tiré de l’échange, la confirmation de votre disponibilité. Et si la ligne tombe sans que personne ne rappelle, composez vous-même le numéro échangé : ce n’est pas un faux pas à justifier, c’est la raison pour laquelle vous l’aviez demandé.

Les chiffres de marché proviennent d’un comptage des annonces actives dans notre index le 23 août 2026. Les parts qui portent sur le texte des annonces sont mesurées sur les 73,9 pour cent d’annonces munies d’un texte descriptif. Le canton est déduit du nom de localité, ce qui aboutit pour 78,4 pour cent des annonces.

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Sources

Questions liées

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Ce que notre index d’offres dit du marché suisse

Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.

Langue de rédaction des annonces

Deutsch
60%
English
23%
Français
13%
Italiano
3%

Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant

Deutsch
70%
English
43%
Français
21%
Italiano
3%

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