Portails d’emploi en Suisse : réputation, couverture et propriétaires
Mis à jour:
Trois questions récurrentes — répondues avec les chiffres de notre propre index quotidien plutôt qu’avec des opinions.
- Quels portails d’emploi suisses ont la meilleure réputation ?
- Quels sont les meilleurs portails d’emploi pour Zurich ?
- Quel site d’emploi est le meilleur en Suisse — et comment le mesurer ?
- Où trouver les offres d'emploi actuelles en Suisse — et à quel point « actuel » l'est-il vraiment ?
- Où trouver les emplois de la Confédération ou du canton — et pourquoi le mot «mise au concours» change tout?
Quels portails d’emploi suisses ont la meilleure réputation ?
En bref
Par notoriété, jobs.ch domine en Suisse alémanique et jobup.ch en Romandie ; LinkedIn a la meilleure réputation pour les postes anglophones et internationaux, Indeed pour le volume. Plus utile que la réputation : un fait qu’aucun n’affiche — jobs.ch, jobup.ch et JobScout24 appartiennent tous à JobCloud AG. Fouiller les trois pour avoir plus de choix, c’est fouiller trois portes d’une même entreprise.
Les portails d'emploi suisses en un coup d'œil
Cliquez sur une image pour la voir en grand. Ce qu'est réellement chaque portail est indiqué à côté.

1. SwissJobs.appNotre app
Plus de 21 000 postes suisses ouverts, issus des systèmes ATS, des sites d'entreprise et de LinkedIn au même endroit — et depuis chaque annonce, directement le CV, la lettre de motivation, la vérification du CV et la préparation à l'entretien. Le formulaire ORP se remplit depuis votre suivi de candidatures. Utilisable gratuitement ; le compte est demandé à l'enregistrement.
Emplois par métier, ville ou langue
Tapez un métier, une ville ou une langue, la page affiche les annonces actuellement ouvertes.
Par métier
- Consultant
- Chef de projet
- Vente
- Infirmier
- Soins
- Assistant administratif
- Account Manager
- Ingénieur logiciel
- Administration publique
- Architecte
- Assurance
- Cuisinier
71 de plus — affinez la recherche
Par type de poste
En pratique : deux sources vraiment indépendantes valent mieux que trois marques d’un seul fournisseur.
- jobs.ch — la plus connue en Suisse alémanique.
- jobup.ch — la référence en Romandie.
- JobScout24 — même société que les deux précédents.
- Indeed — l’agrégation la plus large, mais beaucoup de doublons.
- LinkedIn — meilleure réputation pour les postes anglophones.
Comment juger un site d'emploi
| Critère | Ce qu’il faut regarder | Pourquoi cela compte |
|---|---|---|
| Fraîcheur | part des annonces des 7 derniers jours | la nôtre est de 21,9 % — demandez la leur |
| Annonces expirées | retirées ou laissées | les annonces mortes vous coûtent des candidatures |
| Doublons | le même poste répété | gonfle les chiffres annoncés |
| Obligation d'annonce | le site la mentionne-t-il | 5 jours ouvrables passent d’abord par Job-Room |
| Filtres qui comptent | taux, langue, canton | 23,0 % des annonces donnent le taux dans le titre |
| Lien direct vers l'employeur | ou détour par un formulaire | les détours coûtent du taux de réponse |
| Coût pour les candidats | il ne devrait pas y en avoir | — |
La couverture ne se vérifie pas de l'extérieur — chaque site se dit le plus grand. D'autres choses se vérifient : la fraîcheur, la propreté, l'honnêteté sur les lacunes. Appliquez-nous les mêmes points.
Propriété indiquée par JobCloud ; évaluations en date d’août 2026.
Vérifiez si votre CV correspond au poste — et au marché suisse
Vérificateur gratuit : langues, permis de travail, compétences et plus — évalués face à une annonce précise.
Vérification CV ATS : face à une annonce précise, gratuiteQuels sont les meilleurs portails d’emploi pour Zurich ?
En bref
Pour Zurich, jobs.ch et Indeed couvrent le plus grand volume, LinkedIn les postes anglophones et internationaux. Ce qui compte davantage, c’est la suite : dans notre index, environ trois quarts des annonces mènent à une candidature directement sur le site de l’entreprise et un cinquième vers un système de recrutement — seule une petite part reste sur un site d’emploi. Le portail trouve l’annonce ; on postule chez l’employeur.
En pratique : un grand portail pour la portée, et une source qui facilite la candidature elle-même.
- Environ trois quarts des annonces mènent au site de l’entreprise.
- Environ un cinquième vers un système de recrutement.
- Une petite part seulement reste sur un site d’emploi.
- Zurich est le plus grand marché de Suisse.
Comment juger un site d'emploi
| Critère | Ce qu’il faut regarder | Pourquoi cela compte |
|---|---|---|
| Fraîcheur | part des annonces des 7 derniers jours | la nôtre est de 21,9 % — demandez la leur |
| Annonces expirées | retirées ou laissées | les annonces mortes vous coûtent des candidatures |
| Doublons | le même poste répété | gonfle les chiffres annoncés |
| Obligation d'annonce | le site la mentionne-t-il | 5 jours ouvrables passent d’abord par Job-Room |
| Filtres qui comptent | taux, langue, canton | 23,0 % des annonces donnent le taux dans le titre |
| Lien direct vers l'employeur | ou détour par un formulaire | les détours coûtent du taux de réponse |
| Coût pour les candidats | il ne devrait pas y en avoir | — |
La couverture ne se vérifie pas de l'extérieur — chaque site se dit le plus grand. D'autres choses se vérifient : la fraîcheur, la propreté, l'honnêteté sur les lacunes. Appliquez-nous les mêmes points.
Analysé sur les annonces publiées de notre index, août 2026.
Vérifiez si votre CV correspond au poste — et au marché suisse
Vérificateur gratuit : langues, permis de travail, compétences et plus — évalués face à une annonce précise.
Vérification CV ATS : face à une annonce précise, gratuiteQuel site d’emploi est le meilleur en Suisse — et comment le mesurer ?
En bref
Aucun site ne couvre à lui seul le marché suisse, et cela se mesure : la plus grande destination de candidature de notre index porte environ onze pour cent des annonces suivies, et il faut en couvrir une cinquantaine pour voir la moitié du marché. La meilleure configuration est donc une paire — un grand site de recherche pour le volume, plus Job-Room pour les genres de profession soumis à l’obligation d’annonce, où les demandeurs d’emploi inscrits auprès d’un ORP voient les postes cinq jours ouvrables avant tout le monde.
Derrière la question se cachent quatre propriétés vérifiables : la couverture, la fraîcheur, la langue et l’accès aux petits employeurs. Un classement de notoriété n’en mesure aucune.
En Suisse romande, c’est le critère de la langue qui surprend le plus : les localités romandes représentent environ quatorze pour cent des annonces que nous suivons, mais quatre sur dix seulement y sont rédigées en français.
Part de l’ensemble des annonces suisses suivies couverte par les plus grandes destinations de candidature réunies. Une destination est l’adresse où la candidature arrive réellement — le plus souvent le site carrière d’un employeur. Analyse continue, état août 2026.
- Il faut environ cinquante destinations de candidature pour couvrir la moitié des annonces suivies, et 393 pour en couvrir quatre cinquièmes.
- Près de la moitié des employeurs de notre index n’ont qu’un seul poste ouvert.
- Les annonces romandes sont en ligne depuis 26 jours en médiane, contre 19 pour l’ensemble du pays.
- Quatre annonces romandes sur dix sont en français ; près de trois sur dix sont en anglais.
- Dans les professions soumises à l’obligation d’annonce, l’inscription donne cinq jours ouvrables d’avance — aucun site privé ne peut l’offrir.
Comment juger un site d'emploi
| Critère | Ce qu’il faut regarder | Pourquoi cela compte |
|---|---|---|
| Fraîcheur | part des annonces des 7 derniers jours | la nôtre est de 21,9 % — demandez la leur |
| Annonces expirées | retirées ou laissées | les annonces mortes vous coûtent des candidatures |
| Doublons | le même poste répété | gonfle les chiffres annoncés |
| Obligation d'annonce | le site la mentionne-t-il | 5 jours ouvrables passent d’abord par Job-Room |
| Filtres qui comptent | taux, langue, canton | 23,0 % des annonces donnent le taux dans le titre |
| Lien direct vers l'employeur | ou détour par un formulaire | les détours coûtent du taux de réponse |
| Coût pour les candidats | il ne devrait pas y en avoir | — |
La couverture ne se vérifie pas de l'extérieur — chaque site se dit le plus grand. D'autres choses se vérifient : la fraîcheur, la propreté, l'honnêteté sur les lacunes. Appliquez-nous les mêmes points.
Le marché est bien plus éclaté que les marques ne le laissent croire
Pour chaque annonce suivie, nous enregistrons aussi l’endroit où la candidature aboutit. Cela donne une carte du marché suisse qu’aucun portail ne peut montrer : la plus grande destination unique représente environ onze pour cent des annonces. Les dix plus grandes réunies n’atteignent pas tout à fait un tiers. Il faut une cinquantaine de destinations pour arriver à la moitié du marché, et 393 pour en couvrir quatre cinquièmes.
Du côté des employeurs, la dispersion est du même ordre. Les dix plus gros employeurs de notre index pèsent ensemble un bon cinquième des annonces ; les cent plus gros n’atteignent pas la moitié. Quel que soit le portail par lequel vous commencez, la majorité des postes suisses est publiée par des entreprises dont vous n’avez jamais entendu parler.
La question change alors de forme. « Quel est le meilleur site » est une question plus faible que « quels deux sites ne se recouvrent pas ». Deux sources qui tirent leurs annonces de canaux réellement différents élargissent davantage votre choix que trois marques alimentées par le même canal.
Concrètement : un grand site pour le volume, et un second canal qui atteint les petits employeurs et leurs propres pages carrière. Le choix du grand site modifie moins votre liste de résultats que l’existence même de ce second canal.
La Romandie n’est pas un marché uniquement francophone
Les localités romandes — Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, le Valais, le Jura et le canton de Vaud — représentent environ quatorze pour cent des annonces que nous suivons. Sur l’ensemble du pays, un peu moins d’une annonce sur dix est rédigée en français, contre quatre sur dix en allemand et environ un cinquième en anglais.
Le chiffre qui compte pour une recherche romande est cependant celui-ci : parmi les annonces localisées en Suisse romande, environ quatre sur dix sont rédigées en français et près de trois sur dix en anglais. Chercher exclusivement avec des intitulés français revient donc à retrancher une part importante du marché local, en particulier dans l’industrie pharmaceutique de l’arc lémanique, la finance genevoise et les organisations internationales.
La répartition interne suit la géographie économique : Genève concentre la plus grande part des annonces francophones, suivie de Lausanne, puis de Fribourg et de Neuchâtel. Un portail qui ne connaît que le canton comme unité géographique vous fera manquer la distinction entre Lausanne et Yverdon, qui est pourtant décisive pour vos trajets.
Le geste utile ne coûte rien : lancez chaque recherche deux fois, avec l’intitulé français et avec son équivalent anglais. « Spécialiste en ressources humaines » et « HR Specialist » renvoient deux listes différentes dans la même ville, et aucun site ne les fusionne à votre place.
Le seul site à offrir une avance légale
Il existe exactement un endroit du marché suisse où se trouvent des postes qui ne peuvent pas encore être publiés ailleurs. Depuis le 1er juillet 2018, l’obligation d’annoncer les postes vacants s’applique : les employeurs doivent annoncer à l’office régional de placement (ORP) compétent les postes vacants dans les genres de profession à fort chômage, avant de les publier publiquement. Le SECO le formule ainsi sur arbeit.swiss.
Le portail fédéral est explicite sur ce que l’enregistrement apporte : il permet « de bénéficier d’un accès exclusif aux informations relatives aux postes vacants pendant cinq jours ouvrables » et de consulter immédiatement les offres communiquées dans le cadre de l’obligation d’annonce. Cinq jours ouvrables, c’est considérable dans un cycle de recrutement suisse.
Deux limites s’imposent. D’abord, l’avance ne concerne que les genres de profession figurant sur la liste annuelle, et un genre de profession n’y figure que si son taux de chômage atteint au moins 5 %, calculé pour l’ensemble de la Suisse comme moyenne sur douze mois selon la nomenclature suisse des professions CH-ISCO-19. La liste est mise à jour au dernier trimestre et vaut du 1er janvier au 31 décembre de l’année suivante.
Ensuite, l’accès est conditionnel : arbeit.swiss précise que les services liés à un enregistrement sont strictement réservés aux personnes inscrites auprès d’un ORP en tant que demandeurs d’emploi. Si vous n’êtes pas inscrit, cette voie vous est fermée et la réponse pratique redevient : couverture, fraîcheur, langue.
La fraîcheur, un critère que personne n’affiche
Dans notre index, une annonce ouverte sur sept environ a moins d’une semaine ; un bon tiers a moins de deux semaines et plus d’un quart dépasse deux mois. Les promesses de volume ne disent rien de cette répartition, alors que c’est dans cette répartition que se joue la concurrence.
La Suisse romande est un peu plus lente que la moyenne : l’âge médian des annonces romandes ouvertes est d’environ 26 jours, contre 19 pour l’ensemble du pays. Cela ne signifie pas que ces postes sont pourvus, mais l’inverse : une annonce romande de quatre semaines a souvent encore besoin de candidatures.
Un autre écart mérite l’attention : parmi les 25 plus grandes destinations de candidature, l’âge médian tourne autour de 17 jours, contre environ 25 dans la longue traîne des petites destinations. Les grands employeurs tournent plus vite ; les petits laissent l’annonce en ligne plus longtemps.
Le test tient en une minute : triez par date et comptez les annonces datées d’aujourd’hui. Si presque tout paraît neuf, le site affiche la date à laquelle il a trouvé l’annonce, et non celle de sa publication par l’employeur.
Les employeurs qui n’ont qu’un seul poste
Près de la moitié des employeurs de notre index n’ont qu’une seule annonce ouverte. Ensemble, ces entreprises représentent environ sept pour cent des annonces ; en élargissant aux employeurs comptant au plus trois postes, on atteint environ seize pour cent.
C’est la partie du marché que les recherches guidées par la notoriété couvrent le plus mal, et celle où une candidature pèse le plus lourd. Une entreprise avec un seul poste ouvert n’a ni équipe de recrutement ni budget de marque employeur, et rarement plus d’une poignée de dossiers dans sa boîte de réception.
Le travail à temps partiel illustre le même angle mort : à peine trois pour cent des annonces romandes indiquent explicitement un poste à temps partiel, contre environ cinq et demi pour cent au niveau national. Les petites structures publient souvent un taux d’occupation négociable sans le déclarer comme tel, ce qui rend le contact direct plus productif qu’un filtre.
Si votre temps est compté, l’ordre le plus rentable est celui-ci : Job-Room d’abord si vous êtes inscrit à un ORP, puis un grand site trié par date, puis cinq à dix pages carrière de petites entreprises que vous avez choisies vous-même.
Le test en cinq minutes
Un : cherchez votre propre métier et triez par date. Combien d’annonces portent la date du jour ? Deux : ouvrez trois annonces et suivez le bouton de candidature. S’il vous emmène chez les employeurs, le site est un moteur de recherche sur le marché ; si vous restez toujours sur le même domaine, c’est une place de marché fermée.
Trois : lancez le même intitulé en deux langues. Si la liste change nettement, le site raisonne par mots-clés et non par métiers, et c’est à vous de faire les deux passages. Quatre : vérifiez qu’il comprend une localité plus fine que le canton — la plupart des recherches échouent sur la géographie, pas sur l’intitulé.
Ce que vous ne pouvez pas tester, c’est la réputation, et c’est pourtant la seule chose que mesurent les classements. La notoriété ne dit rien de la présence de votre poste sur le site. Les quatre vérifications ci-dessus le disent en cinq minutes — et expliquent pourquoi la réponse honnête à cette question est une combinaison, non une marque unique.
Chiffres de marché issus de notre analyse continue des annonces suisses que nous suivons, état août 2026. « Destination de candidature » désigne l’adresse où la candidature arrive réellement, et non le site où vous trouvez l’annonce. Les parts linguistiques sont déduites du texte de l’annonce ; un quart reste indéterminé. Nous publions des parts, non des effectifs absolus. Les informations sur l’obligation d’annonce proviennent du SECO.
Où trouver les offres d'emploi actuelles en Suisse — et à quel point « actuel » l'est-il vraiment ?
En bref
Trois canaux couvrent ensemble les offres actuelles, et aucun ne suffit seul : Job-Room, le portail de l'assurance-chômage, si vous êtes inscrit auprès d'un ORP — les postes soumis à l'obligation d'annonce y figurent cinq jours ouvrables avant tout autre canal ; une recherche large triée par date ; et les pages carrière des entreprises de votre région. Le piège tient dans le mot actuel : environ 19,5 pour cent des annonces ouvertes que nous suivons ont été publiées ces sept derniers jours, mais cette semaine fraîche est un échantillon déformé. Un seul intermédiaire en fournit près de trois sur dix.
Cette réponse peut contenir des erreurs et ne remplace pas un renseignement officiel. Seul ce que dit votre ORP ou votre caisse de chômage fait foi.
Chercher des « offres actuelles », c'est demander deux choses à la fois : récemment publiées, et encore réellement ouvertes. Seule la première se trie. La seconde n'apparaît nulle part, et le lien entre les deux est bien plus lâche que ne le laisse croire une date affichée.
Le tri par date est donc un excellent premier geste et un mauvais geste unique. Il montre fidèlement qui publie vite et beaucoup. Il ne montre pas où un poste se libère pour vous — et en première page, ces deux choses se ressemblent trait pour trait.
Part des annonces romandes dans trois tranches du même ensemble : les sept derniers jours, la totalité des annonces ouvertes, et celles publiées il y a plus de trois mois. La région est déterminée d'après le lieu indiqué dans l'annonce. Analyse continue des annonces suisses ouvertes que nous suivons, état août 2026.
- Environ 19,5 pour cent des annonces ouvertes ont été publiées ces sept derniers jours ; un peu plus de la moitié de l'ensemble date du mois en cours et 0,3 pour cent seulement a plus de six mois.
- La Romandie représente 17,7 pour cent des annonces ouvertes, mais 12,9 pour cent seulement des sept derniers jours — et 20,5 pour cent de celles qui ont plus de trois mois.
- Un seul intermédiaire fournit 28,7 pour cent de la semaine fraîche contre 10,6 pour cent de l'ensemble ; retirez-le et la part romande remonte exactement à 17,7 pour cent.
- 28 annonceurs remplissent la moitié des sept derniers jours ; sur l'ensemble des annonces ouvertes, il en faut 140.
- Environ 2,6 pour cent des annonces ouvertes relèvent d'un genre de profession soumis à l'obligation d'annonce 2026 — le seul endroit où l'avance de cinq jours ouvrables joue.
- Près de 43 pour cent de ces annonces sont des métiers de cuisine et de nettoyage, inscrits sur la liste depuis le 1er janvier 2026 seulement.
« Actuel » est un tri, pas un état
Dans une liste d'offres, actuel désigne exactement une chose : la date de publication est récente. Sur l'ensemble des annonces suisses ouvertes que nous suivons, 19,5 pour cent ont paru ces sept derniers jours. Un peu plus de la moitié de ce qui est en ligne a été publié durant le mois en cours, un cinquième le mois précédent, et 0,3 pour cent seulement dépasse six mois. Le stock se renouvelle donc en permanence : ce que vous consultez a majoritairement quelques semaines.
Ce que la date ne dit pas, c'est l'état du poste. Dans la plupart des entreprises suisses, l'annonce reste en ligne jusqu'à la signature du contrat, soit régulièrement plusieurs semaines après le premier entretien. Une annonce d'hier peut déjà avoir sa liste courte ; une annonce de six semaines peut être grande ouverte faute de candidatures adéquates. Lire la fraîcheur comme un gage de disponibilité, c'est trier sur la mauvaise variable.
La date reste utile, mais pour une autre question : elle mesure l'annonceur, pas le poste. Une entreprise dont les annonces sont tenues à jour dispose en général d'un service du personnel structuré et répond plus vite. À l'inverse, une annonce sans date visible est le pire signal qui soit : la page vous montre le moment où elle a repéré l'offre, pas celui où l'offre est née.
La règle pratique est banale mais décisive : trier par date, toujours avec un filtre métier et un filtre lieu activés en même temps. Sans ces deux filtres, vous ne voyez pas les nouveautés de votre marché, vous voyez les nouveautés du pays entier — et celles-ci, comme le montre la suite, appartiennent à un cercle très restreint d'annonceurs.
La Romandie est la première victime du tri par date
C'est le point que ce classement rend visible et qu'aucun portail n'affiche. La Romandie pèse 17,7 pour cent des annonces ouvertes, mais seulement 12,9 pour cent de celles publiées ces sept derniers jours. Autrement dit, en triant par date, un chercheur d'emploi romand voit sa propre région amputée d'environ un quart de son poids réel. Le Tessin passe de 1,2 à 0,8 pour cent, la Suisse alémanique monte de 81,0 à 86,3 pour cent.
Le mouvement inverse existe aussi : dans les annonces publiées il y a plus de trois mois, la Romandie remonte à 20,5 pour cent. Ce n'est pas un signe de faiblesse du marché romand, mais de rythme : les annonces y restent en ligne plus longtemps, parce que les entreprises qui publient en masse et renouvellent chaque semaine sont majoritairement alémaniques.
La démonstration est simple à faire. Retirez de la semaine fraîche le seul intermédiaire qui en fournit 28,7 pour cent, et les proportions reviennent exactement à celles de l'ensemble : 17,7 pour cent pour la Romandie, 1,2 pour cent pour le Tessin, 81,1 pour cent pour la Suisse alémanique. Ce n'est donc pas la Romandie qui publie moins ces jours-ci ; c'est un seul compte alémanique à très gros volume qui occupe le haut de la liste.
Conséquence concrète pour une recherche en Suisse romande : ne jugez jamais l'état du marché sur la première page d'une liste triée par date sans filtre cantonal. Posez d'abord le canton ou la région, puis le métier, et seulement ensuite la date. Et si votre liste triée par date vous renvoie surtout des postes à Zurich ou Zoug alors que vous cherchez à Lausanne ou Genève, ce n'est pas votre marché qui est vide — c'est votre filtre qui manque.
Le seul canal avec une avance légale — et son étroitesse
Il existe en Suisse un seul endroit où figurent des postes qui n'ont pas encore le droit de paraître ailleurs : l'espace protégé de Job-Room. L'obligation d'annoncer les postes vacants est en vigueur depuis le 1er juillet 2018 et, dans sa forme actuelle, depuis le 1er janvier 2020. Dès qu'un genre de profession atteint 5 pour cent de chômage au niveau national, l'employeur doit signaler le poste vacant à l'office régional de placement avant toute mise au concours. Le poste ne peut être publié ailleurs que cinq jours ouvrables après sa parution dans l'espace protégé : c'est un délai d'interdiction de publier, pas une politesse.
Les professions concernées sont redéfinies chaque automne et la liste couvre une année civile entière, de janvier à décembre. Seul compte le taux de chômage de la profession, mesuré sur douze mois pour l'ensemble du pays et rattaché à la nomenclature des professions de l'Office fédéral de la statistique. Nouveaux venus en 2026 : les agents d'entretien dans les bureaux, les hôtels et autres établissements, et les cuisiniers, tous deux à 5,3 pour cent. Selon arbeit.swiss, 10,8 pour cent des personnes actives relèvent désormais d'un genre de profession soumis à l'obligation, contre 6,5 pour cent l'année précédente.
Du côté des annonces, l'avance est pourtant bien plus étroite que ces 10,8 pour cent ne le suggèrent. Nous avons confronté les désignations officielles de la liste 2026 aux titres des annonces ouvertes que nous suivons : environ 2,6 pour cent d'entre elles relèvent d'un genre de profession soumis à l'obligation, et près de 43 pour cent de ce sous-ensemble correspond aux deux genres ajoutés en janvier, la cuisine et le nettoyage. L'avance de cinq jours est réelle, mais elle concerne à peu près une annonce sur quarante.
Il faut aussi connaître les exceptions avant de compter dessus. Un poste ne doit pas être annoncé s'il est pourvu par une personne inscrite auprès du service public de l'emploi, s'il revient à un collaborateur interne employé depuis au moins six mois sans interruption dans l'entreprise ou le groupe, si l'engagement dure au maximum 14 jours civils, ou s'il s'agit d'un proche parent d'une personne autorisée à signer. Les places d'apprentissage et les stages obligatoires d'une formation en sont également exemptés.
Enfin, l'accès est restreint : arbeit.swiss réserve les prestations de l'enregistrement aux personnes inscrites comme demandeuses d'emploi auprès d'un ORP. L'enregistrement passe par un login AGOV et exige le numéro AVS ainsi que le numéro personnel à huit chiffres délivré par l'ORP. Si vous êtes inscrit, faites-le le premier jour : cela ouvre l'avance en matière d'information, une alerte emploi et les listes de postes mémorisés.
Trois recherches au lieu d'une
Premièrement, si vous êtes inscrit à un ORP : l'enregistrement sur Job-Room, le jour même. C'est la seule avance structurelle disponible sur le marché suisse du travail, elle est gratuite et coûte vingt minutes une fois pour toutes. Configurez l'alerte dans la foulée : dans un métier soumis à l'obligation, cette fenêtre de cinq jours ouvrables est tout l'avantage.
Deuxièmement, la recherche large, avec trois filtres actifs et non un seul : métier, canton ou région, et date. Cette combinaison seule transforme le tri par date en vue de votre marché. En Suisse romande, lancez aussi la même recherche avec le titre allemand du métier si vous visez l'arc lémanique élargi, Fribourg ou Bienne : les entreprises bilingues publient souvent dans une seule des deux langues.
Troisièmement, les pages carrière. Les entreprises qui disparaissent sous un filtre de date — un à trois postes ouverts, pas de service de recrutement — sont précisément celles où votre dossier tombe dans la plus petite pile. Dix à vingt noms de votre région, parcourus une fois par semaine, couvrent une part de marché qu'aucun tri ne vous donnera. Le registre du commerce, les associations professionnelles et la liste des clients de votre employeur actuel sont de meilleures sources que n'importe quel classement de portails.
Sur la fréquence : si un cinquième du stock se renouvelle chaque semaine, regarder deux fois par semaine suffit, et regarder tous les jours relève surtout de l'anxiété. Plus important que la fréquence : séparez la recherche de la candidature. Parcourir les nouveautés coûte quelques minutes, une candidature ciblée une demi-heure. Mélanger les deux dégrade les deux.
À chaque métier son canal
Tous les métiers ne deviennent pas visibles par le même chemin. Dans l'informatique et l'ingénierie, le tri par date est réellement la voie principale : ces domaines sont surreprésentés dans la semaine fraîche — 17,4 pour cent des sept derniers jours pour l'informatique, contre 10,6 pour cent de l'ensemble — et se pourvoient vite. Regarder deux jours plus tard signifie y avoir vraiment manqué quelque chose.
Dans les soins, la vente et les métiers commerciaux, le tri par date apporte moins que prévu : le stock est vaste et la rotation étalée sur le mois. Il vaut mieux surveiller directement les pages carrière des grands employeurs régionaux — hôpitaux, EMS, administrations cantonales, enseignes de la distribution — qui publient en continu mais pas toujours là où vous cherchez d'abord.
Dans la construction et les métiers du bâtiment, la semaine fraîche est le plus mauvais des guides. Ces annonces y sont sous-représentées et surreprésentées parmi celles de plus de trois mois, signe que les postes restent ouverts longtemps. Une annonce de deux mois dans le bâtiment n'est généralement pas une annonce morte : c'est un poste que personne n'a pris, donc le rapport le plus favorable entre postes et candidats du pays.
Et pour la cuisine, le service, le nettoyage et la manœuvre du bâtiment, le premier arrêt est l'ORP, puisque ce sont exactement les genres de profession de la liste 2026. Là, votre avance ne dépend pas du portail choisi mais de votre inscription. Sans elle, vous verrez les mêmes postes — cinq jours ouvrables plus tard, en même temps que tout le monde.
Chiffres de marché issus de notre analyse continue des annonces suisses ouvertes que nous suivons, état août 2026. « Semaine fraîche » désigne les annonces dont la date de publication précède d'au plus sept jours la date d'analyse. La région est déterminée d'après le lieu indiqué dans l'annonce ; Bienne et le Jura bernois ne sont pas comptés dans la Romandie. La part des annonces soumises à l'obligation d'annonce est une approximation : nous avons confronté les désignations officielles 2026 aux titres des annonces, en excluant les places d'apprentissage et les stages ; seule la vérification par l'ORP compétent fait foi. Nous publions des parts, jamais des effectifs absolus. Toutes les indications sur l'obligation d'annoncer et sur l'enregistrement proviennent du SECO et d'arbeit.swiss.
Où trouver les emplois de la Confédération ou du canton — et pourquoi le mot «mise au concours» change tout?
En bref
Les postes de la Confédération sont publiés dans le bulletin électronique des postes vacants, sur stelle.admin.ch, tenu par l’Office fédéral du personnel et disponible en français. Côté cantonal, il n’existe aucune adresse commune : chaque canton tient son propre portail — l’État de Vaud, l’État de Genève, l’État de Fribourg sur jobs.fr.ch, le Tessin sur concorsi.ti.ch, Zurich, Berne ou Lucerne pour la Suisse alémanique. Aucun moteur unique ne couvre l’ensemble du secteur public suisse.
Le vocabulaire est le premier obstacle, et il n’est pas anodin. L’État ne «recrute» pas : il met au concours. La loi sur le personnel de la Confédération le dit en une phrase — «Les postes vacants font l’objet d’une mise au concours publique. Les dispositions d’exécution règlent les exceptions.» L’ordonnance précise que les postes à pourvoir dans l’administration fédérale sont mis au concours au moins dans le bulletin électronique des postes vacants de la Confédération, sur Internet. Chercher «offres d’emploi» sur un portail qui classe ses annonces sous «postes mis au concours» revient à chercher sous le mauvais mot.
Cette obligation n’a pas d’équivalent dans le privé, et c’est elle qui rend le service public prévisible. Une entreprise peut pourvoir un poste par le bouche-à-oreille sans jamais rédiger une annonce. Une unité administrative fédérale ne le peut que dans les cas énumérés par l’ordonnance : les postes à pourvoir pour une durée n’excédant pas une année, ceux pourvus par recrutement interne au sein d’une unité administrative, l’échange temporaire de personnel, la réintégration professionnelle de collaborateurs malades ou accidentés et l’intégration de personnes handicapées, et les postes occupés par des employés touchés par une restructuration.
Il existe enfin un canal qui précède le bulletin officiel, et il figure noir sur blanc dans l’ordonnance : les postes à pourvoir qui ne sont pas exclus de l’obligation de mise au concours publique sont annoncés aux offices régionaux de placement au plus tard une semaine avant leur publication dans le bulletin électronique de la Confédération. Le même article ajoute que les postes relevant de genres de profession à chômage supérieur à la moyenne doivent être annoncés au service public de l’emploi : la Confédération ne s’exempte pas de l’obligation qu’elle impose aux employeurs privés.
Part des annonces exigeant une langue au niveau professionnel, calculée sur les seules annonces qui formulent une exigence linguistique. Employeurs communaux, cantonaux et privés dans notre collecte d’annonces suisses ouvertes, août 2026. Une annonce peut exiger plusieurs langues : les barres ne s’additionnent pas à cent.
- Le service public pèse plus lourd en Suisse romande qu’ailleurs. Dans notre collecte, 36,9 pour cent des annonces émanant d’une administration cantonale portent sur une localité romande, contre 19,0 pour cent de l’ensemble des annonces suisses que nous détenons et 19,2 pour cent des annonces privées. À Lausanne, Genève ou Fribourg, ignorer les portails de l’État coûte donc proportionnellement plus cher qu’à Zurich.
- Le français est la langue où l’écart public-privé est le plus net. Parmi les annonces qui formulent une exigence linguistique, 50,7 pour cent des annonces cantonales et 34,6 pour cent des annonces fédérales demandent le français au niveau professionnel, contre 15,2 pour cent des annonces privées. L’allemand et le français ensemble sont exigés par 21,0 pour cent des annonces cantonales, contre 3,3 pour cent des annonces privées.
- L’ordonnance sur les langues fixe des fourchettes de représentation des communautés linguistiques dans l’administration fédérale — depuis le début de 2026 : allemand 66,5 à 68,5 pour cent, français 22,5 à 24,5, italien 7,5 à 8,5, romanche 0,5 à 1,0 — et précise que la représentation des communautés latines peut dépasser la limite supérieure de ces fourchettes. Le domaine des EPF en est expressément exclu.
- Ces fourchettes ne restent pas théoriques : la même disposition oblige le recruteur à convoquer en entretien des candidats de chaque communauté linguistique dès lors qu’ils satisfont aux critères objectifs, et, à qualifications égales, à engager en priorité celui qui appartient à la communauté sous-représentée dans l’unité concernée — règle renforcée pour les cadres. Pour un francophone, c’est un avantage inscrit dans la norme.
- Genève a remplacé son ancien bulletin des places vacantes par une publication en ligne : le site de l’État présente aujourd’hui ses annonces comme celles «publiées en ligne (anciennement bulletin des places vacantes – BPV)». Fribourg, lui, tient un portail bilingue français-allemand, et l’État de Fribourg figure parmi les employeurs publics les plus présents dans notre collecte.
- Le temps partiel y est nettement plus accessible. Parmi les annonces dont le taux d’occupation est renseigné, 18,1 pour cent des annonces communales, 16,8 pour cent de celles des hôpitaux publics et 12,4 pour cent des cantonales sont à temps partiel, contre 5,2 pour cent des privées. Pour un taux réduit, la densité de résultats y est environ trois fois supérieure.
Postes de la Confédération et des cantons — et pourquoi ils paraissent ailleurs d'abord
| Point | Ce qui vaut | Où |
|---|---|---|
| Administration fédérale | portail propre | stelle.admin.ch |
| Cantons | chaque canton a le sien | site du canton |
| Communes et villes | pages propres, rarement agrégées | site de la commune |
| Professions soumises | 5 jours ouvrables réservés aux inscrits | Job-Room, espace protégé |
| En vigueur depuis | 1er janvier 2020 | LACI art. 21a |
| Seuil | 5 % de chômage dans le genre de profession | fixé chaque année |
| Ce que cela implique | être inscrit à l'ORP donne une vraie avance | — |
Si vous voyez certains postes tardivement, c'est l'obligation d'annonce : depuis le 1er janvier 2020, les postes dans les genres de professions affichant au moins 5 % de chômage doivent d'abord être annoncés à l'ORP, et les demandeurs inscrits disposent de cinq jours ouvrables d'avance. Source : arbeit.swiss, FAQ sur l'obligation d'annoncer.
Un bulletin fédéral, vingt-six portails cantonaux
La centralisation fédérale découle d’une attribution de compétence. L’ordonnance désigne l’Office fédéral du personnel comme service spécialisé pour les questions de politique du personnel et lui confie, parmi ses tâches énumérées, la mise au concours publique centralisée des postes vacants. D’où un bulletin unique plutôt qu’un portail par département, avec des entrées distinctes pour l’apprentissage dans l’administration fédérale et pour les stages universitaires, que l’ordonnance oblige d’ailleurs les départements à créer.
Les cantons ne connaissent pas de règle fédérale équivalente, donc pas de recherche unique. Chacun décide de sa manière de publier, ce qui donne en pratique un portail par canton, souvent doublé d’un marché séparé pour les postes d’enseignement. Un portail cantonal couvre par ailleurs plus que l’administration au sens étroit : en Argovie, l’administration, les écoles publiques, les tribunaux et la police cantonale passent par la même porte d’entrée.
Les communes forment une troisième couche, la plus mal représentée dans toute liste générale. La Suisse compte plus de deux mille communes; notre collecte contient des annonces de vingt et une administrations communales, et quatorze cantons sur vingt-six y apparaissent sous un nom d’administration cantonale. Ce n’est pas une image du marché public : c’est la preuve que le site de la collectivité reste le canal principal.
Ce que les exceptions retirent du bulletin
La première exception, celle des postes à pourvoir pour une durée n’excédant pas une année, est de loin la plus lourde de conséquences au quotidien. Remplacements, missions de projet et engagements courts peuvent être pourvus sans qu’une annonce existe jamais. Pour qui cherche un premier pied dans l’administration, la voie ne passe donc pas par un moteur de recherche mais par une candidature spontanée adressée à l’unité qui l’intéresse.
La deuxième exception vise les postes pourvus par recrutement interne au sein d’une unité administrative, ainsi que l’échange temporaire de personnel. Il s’agit d’une règle explicite, pas d’un contournement, et sa conséquence est nette : une partie des mouvements internes reste invisible de l’extérieur. Le premier poste est le plus difficile à obtenir; les suivants circulent dans un marché auquel on n’accède qu’une fois dedans.
Deux exceptions ne devraient enfin pas être lues comme des obstacles. Les postes pourvus dans le cadre de la réintégration professionnelle de collaborateurs malades ou accidentés et de l’intégration de personnes handicapées en sont exclus, de même que les postes occupés par des employés touchés par une restructuration ou une réorganisation. Ces postes manquent au bulletin parce qu’ils sont destinés à quelqu’un qui a déjà cet employeur.
Un même poste, plusieurs langues officielles
La Confédération ne publie pas une annonce multilingue : elle publie le même poste plusieurs fois, une fois par langue officielle, avec son propre titre et son propre chemin de candidature. Dans notre collecte, la même localité et la même date portent «Responsable de la cuisine militaire», «Leiter/-in Armeeküche» et «Responsabile della cucina dell’esercito» — trois entrées, un seul poste. Chercher uniquement en français masque donc une partie de ce qui est ouvert.
Cela vaut aussi dans l’autre sens, et c’est utile à savoir pour un francophone : une annonce fédérale rédigée en allemand ne signifie pas que le poste s’adresse à un germanophone. Elle signifie que vous regardez la version allemande. La version française existe presque toujours, sur le même portail, et c’est elle qui indique le chemin de candidature prévu pour vous.
Le domaine des EPF suit une autre logique et il est explicitement sorti des fourchettes linguistiques par l’ordonnance. C’est le coin du monde fédéral qui recrute à l’international : l’EPFL, l’ETH Zurich, l’Institut Paul Scherrer, l’Empa, l’Eawag et le WSL. Une candidature en anglais y est normale, alors qu’elle ne l’est pas dans une unité administrative ordinaire.
Nationalité : une restriction étroite, et signalée
L’accès à un poste fédéral peut être limité aux personnes possédant la nationalité suisse, mais seulement dans la mesure où l’accomplissement de tâches impliquant l’exercice de la puissance publique l’exige. L’ordonnance énumère qui peut décider d’une telle limitation : le Département fédéral de justice et police pour le personnel affecté à la lutte internationale contre la criminalité, à la police et aux autorités de poursuite pénale; le département de la défense pour la défense nationale et le renseignement.
La liste se poursuit avec le Département fédéral des affaires étrangères pour le personnel affecté à la représentation de la Suisse à l’étranger, le Département fédéral des finances pour les membres du Corps des gardes-frontière, et les départements pour le personnel qui représente la Suisse lors de négociations internationales. En dehors de ces domaines, la nationalité n’est pas un motif général d’exclusion.
Surtout, l’ordonnance impose la transparence : l’autorité compétente signale les éventuelles restrictions d’accès dans la mise au concours. Une annonce fédérale qui ne mentionne aucune restriction n’en cache donc pas une. C’est une information exploitable, et elle retire une raison fréquente de renoncer à postuler.
Peu de noms, beaucoup de postes
Dans notre collecte, environ dix pour cent des annonces proviennent de la Confédération, des entreprises proches de la Confédération, des cantons, des communes, des hôpitaux publics, du domaine des EPF et des transports publics réunis; l’administration au sens strict en représente 4,6 pour cent, dont 1,6 point pour l’administration fédérale. Ce bloc se répartit sur 112 noms d’employeurs, dont les dix premiers portent 54,8 pour cent. Du côté privé, il faut compter un peu moins de trois mille noms, et les dix premiers n’en portent que 23,4 pour cent.
Cette concentration est une bonne nouvelle de méthode. Couvrir le secteur privé exige de surveiller des dizaines de sources; couvrir le secteur public de sa région demande quatre ou cinq portails et un abonnement aux avis pour chacun. La plupart des portails cantonaux proposent une alerte pour les nouvelles mises au concours, ce qui rend le suivi mécanique plutôt que quotidien.
Attention toutefois à ce qui se cache derrière l’étiquette : ce qui ressemble à un emploi public dans une recherche générale est le plus souvent un emploi hospitalier. Hôpitaux cantonaux, centres hospitaliers, hôpitaux universitaires et services psychiatriques représentent 3,8 pour cent des annonces que nous détenons, presque autant que toute l’administration de base réunie — et ils publient sur leurs propres pages, pas sur le portail du canton.
Les éléments juridiques proviennent de la loi sur le personnel de la Confédération (art. 2, 7 et 8), de l’ordonnance sur le personnel de la Confédération (art. 13, 18, 22 et 23) et de l’ordonnance sur les langues (art. 7 et 8), dans les versions en vigueur au 23 août 2026, lues en français sur fedlex.admin.ch. Chaque portail cité a été ouvert individuellement le 23 août 2026. Toutes les parts relatives aux annonces proviennent de notre analyse continue des annonces suisses ouvertes que nous détenons, état août 2026. L’attribution se fait par le nom de l’employeur; «administration fédérale» désigne ici les offices, secrétariats d’État, la Chancellerie fédérale, l’armée et les tribunaux fédéraux, à l’exclusion des entreprises proches de la Confédération comme RUAG, la Suva ou Skyguide, comptées dans le secteur public élargi. Les parts linguistiques portent sur les annonces qui formulent une exigence linguistique. Nous publions des parts, jamais des effectifs absolus. Ce que nous détenons est un extrait de ce qui est publié : les administrations qui ne publient que sur leur propre portail y sont sous-représentées.
Sources
- arbeit.swiss — Enregistrement des demandeurs d'emploi
- arbeit.swiss — Obligation d'annoncer et Check-Up pour 2026
- Job-Room — portail du service public de l’emploi
- Office fédéral de la statistique — Travail et rémunération
- arbeit.swiss — Obligation d'annoncer les postes vacants
- arbeit.swiss — FAQ sur l'obligation d'annoncer (délai de cinq jours ouvrables)
- Loi sur le personnel de la Confédération (LPers), RS 172.220.1 — art. 2, 7 et 8
- Ordonnance sur le personnel de la Confédération (OPers), RS 172.220.111.3 — art. 22 mise au concours des postes, art. 23 restriction de l’accès aux postes
- Ordonnance sur les langues (OLang), RS 441.11 — art. 7 représentation des communautés linguistiques
- Portail des postes de la Confédération (français)
- État de Vaud — nos offres d’emploi
- État de Genève — offres d’emploi de l’État
- État de Fribourg — offres d’emploi (portail bilingue)
- Canton de Berne — emplois et carrière
- Canton d’Argovie — postes ouverts
- Repubblica e Cantone Ticino — concorsi.ti.ch
Questions liées
Ce que notre index d’offres dit du marché suisse
Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.
Langue de rédaction des annonces
- Deutsch
- 60%
- English
- 23%
- Français
- 13%
- Italiano
- 3%
Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant
- Deutsch
- 70%
- English
- 43%
- Français
- 21%
- Italiano
- 3%
19% publiées ces 7 derniers jours · Principaux marchés: Zürich 18% · Bern 10% · Genève 5% · Basel 5%






