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Questions d'entretien typiques

Avez-vous d’autres candidatures en cours ?

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En bref

Dites oui si c’est vrai, et dites-le en trois éléments : combien de procédures sont en cours, approximativement ; où en est la plus avancée ; à partir de quelle date vous pourriez commencer. En Suisse, cette question porte presque toujours sur le calendrier — l’employeur planifie une entrée en fonction et veut savoir s’il doit décider plus vite. Les noms des autres employeurs n’entrent pas dans la réponse, et une offre concurrente inventée encore moins. Toute personne inscrite à l’ORP a d’autres candidatures en cours : la loi l’exige.

Seules les informations de votre ORP et de votre caisse de chômage font foi. Le nombre de candidatures exigées et l’appréciation au cas par cas relèvent du canton. Ce texte est rédactionnel et ne constitue pas un conseil juridique.

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Un panel IA pose les questions, vous répondez à l’oral comme lors du vrai entretien. Ensuite vous recevez une probabilité de réussite et les passages qui ont coincé.

S'entraîner à l'entretien en direct

La question est souvent lue comme un test de loyauté, et c’est l’erreur qui coûte cher. En face de vous se trouve quelqu’un qui mène plusieurs candidatures de front, qui a une date d’entrée en tête et un poste vacant qui coûte de l’argent chaque mois. Ce que cette personne retire de votre réponse, c’est un calendrier : dois-je décider cette semaine ou ai-je encore trois semaines ? Et, en second lieu, une image de votre recherche — ciblée ou dispersée.

La réponse utile n’est donc ni « non, seulement chez vous » ni une liste. C’est un point de situation, au degré de précision dont l’autre partie a besoin pour planifier, et rien de plus. Le reste, à commencer par les noms des autres entreprises, n’est pas nécessaire pour repourvoir ce poste, et on vous le demande rarement lorsque les trois premiers éléments arrivent proprement.

  • Trois éléments suffisent : l’ampleur (« deux », « quelques-unes »), l’avancement (« un deuxième entretien la semaine prochaine ») et la date (« au plus tôt le premier du mois d’après »). Dans cet ordre, la question est entièrement traitée.
  • La date se négocie rarement : l’art. 335c CO prévoit un délai de congé d’un mois pendant la première année de service, de deux mois de la deuxième à la neuvième et de trois mois ensuite, toujours pour la fin d’un mois. Ce qui vaut dans votre cas figure dans votre contrat ou dans la convention collective.
  • Les noms ne font pas partie de l’information. Savoir où vous avez postulé ailleurs n’a aucune incidence sur ce poste ; le stade de la procédure suffit à situer votre disponibilité.
  • Inscrit à l’ORP ? Alors « non » n’est pas crédible : l’art. 17 al. 1 LACI fait de la recherche d’emploi un devoir de l’assuré, preuves à l’appui. Répondre que vous ne postulez nulle part ailleurs revient à décrire une situation qui contredit ce devoir.
  • Face à un placeur, la question est autre : il s’agit d’éviter que votre dossier arrive deux fois chez le même employeur — et là, les noms sont la réponse utile, pas la réponse risquée.
  • Si l’on vous demande de retirer immédiatement les autres candidatures, séparez les étapes : vous vous désistez le jour où l’offre est écrite, pas avant.
  • L’offre concurrente inventée est la réponse la plus coûteuse. Elle ne se prouve pas, elle change immédiatement le ton de l’entretien et elle se retourne contre vous au moment précis où elle est découverte.
  • Ne dites jamais oui par politesse pour clore un bon entretien. Selon l’art. 320 al. 1 CO, le contrat individuel de travail « n’est soumis à aucune forme spéciale » : un oui oral n’est pas une déclaration d’intention.

Pourquoi, en Suisse, cette question porte sur le calendrier

La personne qui vous reçoit a un poste à repourvoir et une date attachée à ce poste : un projet qui démarre, quelqu’un qui part, une équipe en sous-effectif depuis des semaines. Interroger vos autres candidatures est le chemin le plus court vers la grandeur qui lui manque — votre disponibilité, et le risque que vous signiez ailleurs avant.

La particularité suisse, c’est que cette date se choisit rarement. L’art. 335c CO échelonne le délai de congé selon l’ancienneté — un mois la première année, deux jusqu’à la neuvième incluse, trois ensuite — et il court toujours jusqu’à la fin d’un mois. Un contrat peut allonger ce délai ; il ne peut le raccourcir sous un mois que par convention collective et seulement la première année. Une personne en emploi ne peut donc presque jamais commencer « tout de suite », et les deux parties le savent.

De là le calcul qui tourne en face de vous. Si vous devez deux mois de préavis et qu’une autre procédure tranche la semaine prochaine, cet employeur sera rapide ou hors jeu. Si les autres procédures n’en sont qu’au premier entretien, son calendrier se détend immédiatement. Aucune de ces deux informations ne vous dessert : elles ordonnent l’agenda, et l’agenda est la partie du processus que l’employeur maîtrise réellement.

Le deuxième objectif est plus discret : la réponse révèle la forme de votre recherche. « Deux autres procédures, toutes deux en fiduciaire, une sur Lausanne et une sur Genève » décrit une recherche ciblée. « J’ai des choses en cours un peu partout » n’en décrit aucune. À cet instant, l’autre partie n’écoute pas à quel point vous êtes courtisé, mais si votre candidature s’inscrit dans une ligne ou relève du hasard.

Pourquoi « non, seulement chez vous » sonne faux ici

La négation veut signaler de l’attachement et produit l’inverse. Elle est rarement crédible — qui cherche un poste postule — et elle offre à l’autre partie l’image que vous voulez le moins : une personne sans alternative, dont la disponibilité est illimitée et qui acceptera n’importe quelle condition.

Elle ignore aussi que la personne en face fait exactement la même chose. Aucune entreprise ne mène une procédure avec une seule candidature. La question n’est donc pas un test d’exclusivité mais un point de situation entre deux parties qui gardent chacune des options ouvertes. Dans ce cadre, un oui tranquille est la réponse normale et ne coûte rien.

Il en va autrement si « non » est vrai. Ce n’est alors pas une faiblesse mais une indication sur votre recherche — et il lui faut une phrase de contexte pour ne pas être lu comme de la passivité. Cette phrase figure plus bas.

Inscrit à l’ORP : les autres candidatures sont une obligation légale

Pour une part importante des personnes assises dans un entretien en Suisse, la réponse est fixée d’avance par la loi. L’art. 17 al. 1 LACI demande à l’assuré qui fait valoir des prestations de faire, avec l’office du travail, « tout ce qu’on peut raisonnablement exiger de lui » pour éviter ou abréger le chômage ; il doit chercher du travail, au besoin hors de son métier précédent, et être en mesure de prouver ces démarches.

Cette obligation ne commence pas au premier jour sans emploi, mais dès que le chômage devient prévisible. Une personne qui passe un entretien pendant son délai de congé a donc d’autres candidatures en cours parce qu’elle doit en avoir — et non parce qu’elle hésiterait. C’est précisément pour cela qu’un « non » est doublement mauvais ici : il contredit une obligation à laquelle la personne est manifestement soumise.

En pratique, dites-le en passant et sans vous excuser. « Je suis inscrit à l’ORP et je postule en continu ; deux procédures sont plus avancées en ce moment » est une réponse complète et inattaquable. Elle explique le nombre sans que le nombre sonne comme de la détresse, et elle ramène l’entretien sur la date. Le nombre de recherches attendu et la manière de les consigner relèvent de votre ORP et de votre canton, pas de l’entretien d’embauche.

Chez un placeur, ce n’est pas la même question — et les noms y servent

Lorsqu’un conseiller en placement pose la question, il s’intéresse rarement à votre seule disponibilité. Il veut savoir où votre dossier se trouve déjà. La raison est concrète : si la même candidature arrive deux fois chez un employeur — une fois de votre main, une fois par le placeur —, une question désagréable de commission apparaît côté employeur, et la candidature est régulièrement la première chose que l’on abandonne.

Dans cette configuration, la réponse précise sert vos intérêts. « Ces deux maisons ont déjà mon dossier en direct, merci de ne pas l’y envoyer » n’est pas une concession : c’est la phrase qui évite le doublon. Ce qu’un placeur ne peut en revanche pas exiger de vous, c’est l’exclusivité : selon la loi sur le service de l’emploi, un arrangement qui vous interdirait de vous adresser à un autre placeur est nul — mener plusieurs voies de front est prévu par le système, et pas seulement toléré.

Retenez la distinction comme une seule règle : chez l’employeur, vous répondez sur le stade ; chez le placeur, vous répondez sur les adresses. En intervertissant les deux, on donne à l’employeur des noms qui ne le regardent pas et au placeur une information avec laquelle il ne peut rien faire.

La réponse en trois parties, avec un exemple travaillé

Première partie : l’ampleur, en gros. « Deux », « quelques-unes », « trois procédures en cours » — un ordre de grandeur, pas une statistique. Deuxième partie : l’avancement de la plus lointaine, car c’est la seule chose qui touche le calendrier d’en face. Troisième partie : votre entrée possible sous forme de date, calculée à partir de votre délai de congé et de la fin du mois. Ensuite, vous vous arrêtez. La faiblesse la plus fréquente n’est pas une indication fausse, c’est une quatrième phrase.

Un exemple pour une candidature de comptable en fiduciaire, en emploi, troisième année de service : « Oui, j’ai deux autres procédures en cours, toutes deux dans la branche. L’une en est au deuxième entretien, la décision devrait tomber à la fin du mois. Chez vous, je serais de toute façon disponible au plus tôt le premier du mois d’après : j’ai deux mois de délai de congé pour la fin d’un mois. » Trois phrases, toutes vérifiables, aucune menace.

Observez ce que cet exemple ne fait pas. Il ne cite aucun employeur. Il n’annonce pas une offre qui n’en est pas une — « au deuxième entretien » n’est pas « j’ai une promesse d’engagement ». Et il ne classe pas les autres procédures : pas de « mais vous êtes mon premier choix », que personne ne croit, ni de « les autres sont moins intéressantes », que la même personne s’attendra à entendre demain à propos de son entreprise.

Un deuxième exemple, pour un frontalier candidat dans le canton de Genève : « Oui, deux procédures, toutes deux au premier entretien. Concrètement, je pourrais commencer environ six semaines après la signature : un mois de délai de congé, puis les démarches liées au permis. » La contrainte annoncée honnêtement est plus utile à l’employeur que n’importe quelle affirmation sur la demande dont vous feriez l’objet.

La relance qui suit presque toujours : « où en êtes-vous là-bas ? »

Une deuxième question suit la première, et c’est la vraie. L’autre partie veut savoir à quel moment elle pourrait vous perdre. Les mots de stade suffisent entièrement : premier entretien passé, deuxième entretien fixé, références demandées, projet de contrat reçu. Chacun de ces mots indique le temps disponible sans qu’un seul nom soit prononcé.

Si vous avez réellement une offre assortie d’un délai, donnez la date sobrement et une seule fois : « là-bas, j’ai un délai jusqu’à vendredi. » C’est une information dont l’autre partie a besoin et qui déplace vraiment les calendriers. Ce qui ne les déplace pas, c’est une offre que vous inventez ou un délai que vous fabriquez pour créer de la vitesse : au mieux vous récoltez un refus faute de temps, au pire vous expliquez plus tard pourquoi le délai est passé et vous êtes toujours disponible.

Si vous n’avez pas d’offre, dites-le avec le même calme : « rien n’est décidé nulle part. » La question est traitée et vous n’avez rien retiré à l’entretien. Une procédure qui vous veut n’accélère pas parce que vous inventez une pression ; elle accélère parce qu’elle connaît une date à laquelle elle peut vous perdre.

Quand on vous demande de retirer les autres candidatures

Une relance va nettement plus loin que la question initiale, et elle arrive en général juste avant une offre : « si nous nous entendons, retirez-vous les autres candidatures ? » Ce que l’on demande, c’est l’exclusivité, avant même que l’autre partie ait posé quelque chose d’engageant sur la table. Accepter trop vite, c’est porter le risque seul.

La réponse propre sépare les deux étapes au lieu de les mélanger : « dès que j’ai votre offre par écrit — date d’entrée, taux d’occupation et salaire —, je me retire des autres procédures, le jour même. » Ce n’est pas une manœuvre dilatoire mais l’ordre habituel des choses, et il est parfaitement lisible pour l’employeur, puisqu’il reflète sa propre pratique : lui non plus n’écarte les autres candidatures qu’une fois la signature obtenue.

Encore faut-il tenir parole ensuite. Rester dans la course après avoir signé, puis se désister trois semaines plus tard, se paie dans un marché où les responsables du personnel d’une branche se connaissent. Le retrait, lui, tient en une ligne : merci de l’intérêt, un poste a été trouvé, veuillez clore la procédure — rien de plus n’est nécessaire, et personne n’en attend davantage.

Les erreurs classiques, par ordre de fréquence

La première est la négation présentée comme un compliment. Censée montrer de la loyauté, elle dessine une personne sans alternative : la disponibilité devient acquise et la position de négociation disparaît avant même qu’on ait parlé de salaire.

La deuxième est la liste de noms. Elle a l’air franche et ne l’est pas : elle livre des procédures qui ne regardent pas cet employeur et installe une comparaison qui ne vous appartient pas. Pour repourvoir ce poste, le stade de votre procédure est l’information complète ; au-delà, cela vous appartient.

La troisième est l’offre concurrente inventée. C’est la seule réponse à cette question qui devienne vérifiable après coup — au plus tard lorsque la promesse d’engagement arrive et que vous l’acceptez sans hésiter, malgré la meilleure offre supposée ailleurs.

La quatrième est le chiffre exhibé. « J’ai une douzaine de candidatures dehors en ce moment » ne répond pas à la question : cela décrit une dispersion. Dans un marché où la même fonction est découpée très différemment d’une maison à l’autre, un grand nombre ne sonne pas comme une demande mais comme une absence de choix.

La cinquième est le oui prématuré. À la fin d’un bon entretien, on ne veut pas casser le moment et l’on dit quelque chose qui ressemble à un accord. Or l’art. 320 al. 1 CO n’impose aucune forme spéciale au contrat individuel de travail : un oui oral n’est donc pas une politesse sans portée, il peut déjà être l’accord lui-même. Avec d’autres procédures en cours, la phrase à employer est : « je vous donne une réponse ferme d’ici demain à midi. »

Si vous n’avez réellement rien d’autre en cours

Alors dites-le, et ajoutez la raison qui transforme une absence en décision. « Non, pas en ce moment. Je postule de façon très sélective, et cette annonce est la première depuis des semaines qui réunit le domaine et le taux d’occupation que je cherche. » Ce n’est pas une excuse mais une indication sur vos critères, et elle est parfaitement audible dans un entretien suisse : l’autre partie entend que vous avez lu ce que son annonce dit réellement.

Si vous êtes encore en poste, la seconde moitié de la phrase compte davantage : vous ne fuyez pas quelque chose, vous vous déplacez pour ce poste-là. Si vous êtes inscrit à l’ORP, la négation est délicate pour une autre raison — non parce qu’elle nuit dans la salle, mais parce qu’elle contredit une obligation qui vous concerne. La version honnête est alors : des candidatures en cours oui, aucune plus avancée pour l’instant.

Dans les deux cas, la règle est celle du oui : une indication, une raison, terminé. Expliquer sa situation au lieu de l’énoncer transforme une question de statut en sujet — et c’est le seul chemin par lequel cette question peut réellement nuire.

Frontaliers et arrivants : la partie de la réponse qui pèse vraiment

Pour un frontalier ou une personne qui s’installe, le calendrier honnête vaut davantage que tout ce que vous pourriez dire sur d’autres prétendants. Entre la signature et le premier jour de travail se placent le permis, l’annonce à la commune et, selon le canton, une attente que personne dans la salle ne peut raccourcir. Les entreprises qui recrutent régulièrement de l’autre côté de la frontière le savent ; les autres le sous-estiment, et un candidat qui l’expose précisément leur rend service.

Dites quelle étape fixe la date plutôt que la date seule : « un mois de délai de congé, et c’est l’étape du permis qui est incertaine. » Cela transforme un vague « quelques mois » en quelque chose que l’employeur peut planifier, et c’est la monnaie dans laquelle la question a été posée.

Une habitude locale à connaître : en Suisse, un rapport de travail se termine presque toujours pour la fin d’un mois, et les entrées en fonction se font en règle générale le premier. Poser votre entrée possible au premier, avec la raison, c’est parler le calendrier dans lequel ce marché planifie — et régler en deux phrases la question de vos autres candidatures.

Ce que rapportent les personnes concernées

  • Les spécialistes qui accompagnent les demandeurs d’emploi dans l’assurance-chômage décrivent l’obligation de postuler comme commençant avec le congé et non avec le premier jour sans emploi : on attend de l’assuré qu’il se comporte comme si l’assurance-chômage n’existait pas et qu’il entreprenne ses recherches dès qu’il a connaissance du chômage imminent. Pour la salle d’entretien, cela signifie qu’une part appréciable des personnes présentes est tenue d’avoir des candidatures en cours.

    Résumé d’une publication LinkedIn d’une spécialiste suisse de l’assurance-chômage sur les droits et devoirs pendant le délai de congé.

Cette page ne publie volontairement aucun chiffre de marché : notre analyse porte sur les annonces d’emploi, pas sur les entretiens, et ce qui se demande et se répond dans un entretien ne peut pas se mesurer à partir du texte des annonces. Un décompte — la fréquence à laquelle plusieurs annonces d’une même maison se rencontrent à l’intérieur d’un domaine professionnel — a été calculé puis écarté, parce que le résultat est porté presque entièrement par le plus grand annonceur et mesure donc la composition de notre collecte plutôt que le marché. Les indications juridiques proviennent des versions du Code des obligations, de la loi sur l’assurance-chômage et de la loi sur le service de l’emploi en vigueur le 5 septembre 2026, lues dans leur version française sur Fedlex ; c’est le texte qui y figure qui fait foi. Le passage sur les praticiens est résumé, non cité mot à mot.

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Sources

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Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.

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