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Quelle est une alternative au calculateur de salaire de Comparis ?

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En bref

Le « calculateur de salaire » de Comparis est un calculateur de chômage partiel. Il répond à une seule question : que reste-t-il de votre salaire quand votre entreprise passe en réduction de l’horaire de travail — gratuit, anonyme, sans compte, en français, allemand, italien et anglais. Comparis ne propose en revanche aucun calculateur qui dise ce que paie votre métier. Pour cela, prenez Salarium de l’Office fédéral de la statistique, le calculateur national des salaires du SECO, ou le nôtre sur swissjobs.app : salaire médian, déductions légales et postes ouverts qui vont avec. Vérifié le 24 août 2026.

Cette réponse est une aide à l’orientation et peut contenir des erreurs. Seuls votre contrat de travail, votre fiche de salaire et votre caisse de chômage ou de compensation font foi.

La confusion est dans le mot. Comparis est connu en Suisse pour comparer caisses maladie, hypothèques et abonnements de téléphonie, et quelqu’un qui cherche « calculateur de salaire » y atterrit en s’attendant à une estimation par métier. Ce qu’il y trouve sert à une situation plus rare et beaucoup plus précise : l’entreprise a annoncé du chômage partiel, l’horaire a été réduit, et la question est de savoir ce que dira la prochaine fiche de salaire.

Pour cette question-là, l’outil est bon, et nous n’avons rien d’équivalent. Il demande trois chiffres repris du dernier décompte de salaire — salaire brut mensuel, charges salariales AVS/AI/APG/AC, déduction de la caisse de pension (LPP) — plus la réduction, saisie en pourcentage ou en heures perdues. Il rend sept lignes : salaire correspondant au travail fourni, indemnisation, salaire brut et salaire versé au chômage partiel, salaire versé avant, et surtout « perte consécutive au chômage partiel ». C’est cette dernière ligne qui fait la valeur de l’outil.

Un chiffre de cette page mérite d’être connu, car presque personne ne le formule. Le salaire assuré est plafonné à CHF 12'350 par mois : exactement un douzième de la limite supérieure du gain à prendre en considération pour le calcul des cotisations, soit CHF 148'200 par an, le même seuil au-delà duquel aucune cotisation AC n’est plus prélevée. L’enquête fédérale sur la structure des salaires 2024 situe le neuvième décile du salaire brut à plein temps à CHF 12'526 par mois. Autrement dit : un peu plus d’une personne sur dix employée à plein temps en Suisse gagne davantage que ce que le chômage partiel assure, et les 80 % se calculent pour elle sur moins que son salaire réel.

Ce qu’il reste du salaire en chômage partiel
Ce qu’il reste du salaire en chômage partielSans chômage partiel6000CHF par mois, à partir de CHF 6000Réduction 20%5760CHF par mois, à partir de CHF 6000Réduction 50%5400CHF par mois, à partir de CHF 6000Réduction 80%5040CHF par mois, à partir de CHF 6000Réduction 100%4800CHF par mois, à partir de CHF 6000

Calculé selon l’art. 34 al. 1 LACI : l’indemnité s’élève à 80 % de la perte de gain prise en considération, les heures effectivement travaillées étant payées en entier. Les valeurs à 50 et 100 % correspondent aux exemples que Comparis publie sur la page, consultée le 24 août 2026. Le délai d’attente de l’art. 50 al. 2 OACI n’est déduit ni ici ni là.

  • Comparis répertorie lui-même ses calculateurs sur une page d’aperçu. Sous la rubrique « travail » il n’y en a que deux : un calculateur de jours de vacances et un convertisseur heures-minutes. Le calculateur de chômage partiel est classé sous « finances », à côté d’un calculateur de pourcentage, d’un calculateur de pourboire et d’un calculateur d’escompte. Aucun comparatif de salaires par métier ne figure sur cette liste — consultée le 24 août 2026.
  • Sur cette même page, Comparis répond à la question de la précision de ses outils en disant que les résultats sont des estimations fondées sur des données actuelles et ne servent qu’à une orientation superficielle. L’autoévaluation est remarquablement sobre, et elle est exacte.
  • Le calculateur ignore le délai d’attente. L’art. 32 al. 2 LACI prévoit qu’un délai d’attente est déduit de la perte de travail prise en considération pour chaque période de décompte, et l’art. 50 al. 2 OACI le fixe à un jour par période de décompte. Aucun champ de saisie ne le couvre et le texte explicatif n’en parle pas : une fiche de salaire inférieure au résultat annoncé n’est donc pas forcément une erreur de l’employeur.
  • Les exemples de calcul placés sous l’outil partent d’un salaire net de CHF 6000, alors que le calculateur au-dessus demande le brut. L’art. 34 al. 2 LACI retient le salaire contractuel versé pour la dernière période de paie avant le début de la réduction, jusqu’à la limite supérieure du gain assuré. La proportion tombe juste dans les deux cas, la grandeur de référence non.
  • La version française emploie « chômage partiel » là où la loi parle d’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail — c’est le terme officiel, celui que la caisse de chômage et l’ORP utiliseront dans votre dossier. À noter aussi : seule la version allemande de la page porte une remarque sur une prolongation de la durée maximale à 18 mois valable jusqu’à fin juillet 2025. Les versions française, italienne et anglaise ne la reprennent pas. La règle de base figure à l’art. 35 al. 1 LACI : douze périodes de décompte au maximum sur deux ans.

D'où viennent les données salariales suisses

SourceType de donnéesCoût
Salarium (OFS)enquête officielle sur la structure des salairesgratuit
Calculateurs syndicauxfondés sur les CCT et des enquêtesgratuit
Calculateurs de portailsdéclarations et annoncesgratuit, base souvent floue
Sites salariaux internationauxdéclaratif, mince pour la Suisseparfois payant
Ce qu’il faut vérifierannée de l'enquête, région, branche, expérience—
Ce qu’aucune source ne peutdonner le salaire de ce poste précis—

Sur les salaires, la meilleure source est publique. Salarium, de l'Office fédéral de la statistique, repose sur l'enquête sur la structure des salaires ; les calculateurs commerciaux en sont souvent une interface, ou reposent sur des déclarations.

Pourquoi un comparateur possède justement cet outil

Comparis compare des caisses maladie, des hypothèques, des assurances auto, des abonnements de téléphonie et des biens immobiliers, et se présente sur sa propre page d’accueil comme le premier service de comparaison en ligne de Suisse. La maison ne compare pas les salaires et n’a aucune raison commerciale de le faire : elle gagne sur des offres, pas sur des données salariales. Le calculateur de chômage partiel est l’exception, construit pour une situation exceptionnelle — rare pour une entreprise, mais qui touche alors tout le personnel en même temps.

Cela explique aussi pourquoi aucun comparatif de salaires ne l’accompagne. Comparis n’a jamais prétendu en avoir un ; sa propre page d’aperçu des calculateurs ne range sous « travail » qu’un calculateur de jours de vacances et un convertisseur heures-minutes. Ce sont les moteurs de recherche qui envoient les gens là, parce que le mot allemand « Lohnrechner » désigne les deux choses.

Pour un frontalier, une précision compte : le chômage partiel se règle du côté suisse, sur la fiche de salaire suisse et par la caisse de chômage désignée par l’entreprise. Ce sont les règles suisses qui s’appliquent — 80 % de la perte prise en considération, plafond de CHF 12'350 par mois, cotisations AVS et LPP maintenues — et non celles du pays de résidence. En revanche, les conséquences fiscales d’une période de chômage partiel pour l’impôt à la source relèvent de l’administration fiscale cantonale, pas d’un calculateur.

Là où Comparis fait mieux que tout ce que nous avons

Si votre question est de savoir combien il manquera sur le compte le mois prochain, l’adresse est Comparis, pas nous. Nous n’avons pas d’outil concurrent et n’en prévoyons pas.

Trois choses y sont particulièrement bien faites. D’abord, l’outil demande la déduction LPP et dit explicitement quoi faire si vous l’ignorez : saisir 0, en sachant que le salaire réellement versé sera alors inférieur au résultat affiché. Un calculateur qui indique dans quel sens il se trompe vaut mieux qu’un calculateur qui rend un chiffre net et lisse.

Ensuite, la saisie est possible en heures et pas seulement en pourcentage — c’est ainsi qu’une réduction est réellement annoncée dans une entreprise. Enfin, la page existe en quatre langues, avec le même calculateur et un texte explicatif traduit : « Chômage partiel en Suisse : calculateur de salaire » côté français, « Lavoro ridotto in Svizzera » côté italien. Le quadrilinguisme est rare sur ce marché et coûte du travail.

Et les valeurs légales sont justes. Ce que Comparis avance — 80 %, plafond de CHF 12'350, au maximum douze mois d’indemnisation sur deux ans, au maximum quatre périodes de décompte avec une perte supérieure à 85 %, pas d’indemnité pour un contrat de durée déterminée, pour un apprenti ou lorsque le rapport de travail a été résilié — correspond aux art. 31, 34 et 35 LACI. Nous avons lu le texte de loi, nous ne l’avons pas supposé.

Si vous vouliez en fait savoir ce que paie votre métier

Alors Comparis n’est tout simplement pas un candidat, et l’alternative dépend de la précision recherchée.

Salarium, de l’Office fédéral de la statistique, est la voie officielle : vous entrez la profession, la région, l’âge, la formation et le niveau d’exigences, et vous obtenez un salaire mensuel brut estimé avec sa dispersion, gratuitement, en quatre langues, méthode publiée. Le calculateur national des salaires du SECO restitue une médiane et un intervalle interquartile ; il a été construit pour l’exécution des mesures d’accompagnement. Les deux valent mieux que nous dès qu’il s’agit d’un métier précis dans un canton précis.

Comparis a bien un article sur le sujet, mais pas un calculateur. Il donne des salaires médians par grande région d’après les chiffres de l’Office fédéral de la statistique — Zurich CHF 7113 par mois, Suisse du Nord-Ouest CHF 6789, région lémanique CHF 6731, Suisse centrale CHF 6585, Suisse orientale CHF 6274, Tessin CHF 5546 — et une règle empirique pour qui arrive : multiplier un salaire allemand ou autrichien jusqu’à EUR 70'000 par 1,6 à 1,7, et par 1,5 au-delà, pour un coût de la vie qu’il situe environ 43 % plus élevé qu’en Allemagne. C’est utile, mais l’article porte la date de janvier 2024 et précède donc l’enquête sur la structure des salaires 2024 publiée depuis.

Cette enquête situe le salaire médian brut à plein temps à CHF 7024 par mois, contre CHF 6788 dans l’enquête 2022. Les 10 % les moins payés gagnent moins de CHF 4635, les 10 % les mieux payés plus de CHF 12'526. Pour la région lémanique, la médiane relevée par Comparis reste à un peu plus de la moitié du plafond assuré : le plafond ne mord donc pour presque personne ici.

Ce que notre calculateur fait, et ce qu’il ne fait pas

Notre calculateur de salaire repose sur les mêmes chiffres fédéraux et en fait trois choses. Il montre où se situe un salaire dans la distribution suisse — sous le dixième centile, autour de la médiane, au-dessus du nonantième. Il calcule les deux déductions légales fixées à l’échelle nationale : AVS/AI/APG à 5,3 % et AC à 1,1 % jusqu’au plafond annuel de CHF 148'200. Et il dit ce qu’il ne calcule pas : caisse de pension, assurance accidents non professionnels et impôts, parce que cela dépend du plan de prévoyance, de l’employeur, du canton et de la commune.

La limite qu’il faut énoncer sans détour : nous ne possédons aucune donnée salariale propre. Les champs de salaire des annonces de notre index ne sont pratiquement jamais remplis, et nous ne faisons pas semblant du contraire. Tous les chiffres de notre page salaire viennent de la Confédération et y renvoient. Pour une estimation par métier, Salarium vous sert mieux, et cela restera vrai tant que nous n’aurons pas de données salariales.

Ce que nous avons en revanche, et que ni Comparis ni un office statistique n’a : les postes ouverts derrière le chiffre. Sous chaque section figurent les listes, mises à jour quotidiennement, en quatre langues et sans compte. La statistique dit ce qui est payé ; une annonce dit qui recrute maintenant.

À qui s’adresse quel calculateur

Chômage partiel dans votre entreprise et vous voulez estimer la prochaine fiche de salaire : Comparis. Ayez le dernier décompte sous les yeux et comptez qu’un jour d’attente par période de décompte s’ajoutera encore.

Réponse contraignante sur votre cas : la caisse de chômage indiquée par l’entreprise dans son préavis, et l’autorité cantonale. Comparis écrit lui-même que ses chiffres sont dépourvus de toute valeur juridique — la même réserve vaut pour notre page.

Ce qui se pratique dans mon métier, dans ma région, avec ma formation : Salarium, sinon le calculateur national des salaires du SECO.

Où je me situe au niveau suisse, ce qui part en déductions légales, et qui recrute à ce niveau : notre calculateur.

Arrivée ou travail frontalier depuis la France, l’Allemagne ou l’Autriche, avec l’envie de convertir grossièrement votre salaire actuel : l’article de Comparis sur le salaire moyen, en gardant en tête sa date de janvier 2024.

Si le chômage partiel est ce qui vous pousse à regarder ailleurs

Le chômage partiel n’est pas le chômage. Le contrat continue, vous ne vous inscrivez nulle part, et selon l’art. 31 al. 1 let. c LACI le droit tombe dès que le rapport de travail a été résilié. Qui démissionne pendant la réduction de l’horaire, ou reçoit son congé, bascule dans un autre système : ORP, inscription, recherches d’emploi — et ces recherches ne comptent que là où l’ORP exige qu’elles soient consignées.

Si vous regardez malgré tout : un taux d’occupation réduit est très inégalement disponible. Parmi les annonces de notre index, moins d’un pour cent dans le gros œuvre indiquent un taux inférieur à 100 %, contre environ un cinquième dans les soins et un bon tiers dans la formation. Sortir du chômage partiel en cherchant durablement à travailler moins, c’est chercher dans une offre complètement différente selon le domaine.

Et les annonces vivent moins longtemps qu’on ne le croit : l’âge médian d’une annonce ouverte va d’environ deux à environ six semaines selon le domaine professionnel. Attendre la fin du chômage partiel, c’est regarder ensuite un autre marché qu’aujourd’hui.

Tout ce qui est affirmé ici sur comparis.ch a été relu le 24 août 2026 sur les versions française, allemande, italienne et anglaise de la page elle-même ; la liste des calculateurs vient de la page d’aperçu de Comparis, et les salaires régionaux de son article sur le salaire moyen, avec la date de janvier 2024 qui y figure. La LACI et l’OACI sont citées dans la version en vigueur ce jour-là sur fedlex. La médiane, le décile et les taux de cotisation proviennent des services fédéraux mis en lien. Ce que nous disons de notre propre index est exprimé en parts — nous ne publions pas de volumes. Les outils et les pages changent, d’où la date.

Calculateur de salaire : médiane, déductions et postes ouverts

Sources

Questions liées

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Ce que notre index d’offres dit du marché suisse

Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.

Langue de rédaction des annonces

Deutsch
60%
English
23%
Français
13%
Italiano
3%

Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant

Deutsch
70%
English
43%
Français
21%
Italiano
3%

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