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Quelle est une alternative au calculateur de salaire de jobs.ch ?

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En bref

Pour la plupart des lecteurs, le calculateur de salaire de swissjobs.app est l’alternative la plus utile : gratuit, sans compte, en quatre langues, avec le salaire médian fédéral, les déductions légales et les postes ouverts qui vont avec. Si ce que vous cherchez est une estimation pour un métier précis dans un canton précis, prenez plutôt Salarium de l’Office fédéral de la statistique — officiel et à méthode publiée — ou restez sur l’estimateur de jobs.ch, qui détaille l’âge, l’expérience et la branche mieux que nous. Ces outils ne mesurent pas la même chose, et c’est tout le sujet.

Cette réponse est une aide à l’orientation et peut contenir des erreurs. Seuls votre contrat de travail, votre fiche de salaire et votre caisse de compensation font foi.

Une précision qui compte en Suisse romande : passer de jobs.ch à jobup.ch ne change rien. Les deux plateformes appartiennent au même groupe et affichent le même estimateur. Le 24 août 2026, la même requête pour un poste d’infirmier renvoyait sur les deux sites CHF 79 300, la même fourchette et le même nombre d’entrées. Chercher une alternative dans la maison voisine revient à changer de logo.

Les vraies alternatives sont au nombre de trois. Salarium estime, pour un profil donné, le salaire mensuel brut et sa dispersion, gratuitement, en français. Le calculateur national des salaires du SECO renvoie une médiane et un intervalle interquartile ; il a été conçu pour l’exécution des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Et notre calculateur répond à la question qui vient après l’estimation : où se situe ce salaire dans le pays, ce que l’AVS et l’AC en retirent, et qui recrute actuellement à ce niveau.

La suite est vérifiable : ce que l’estimateur de jobs.ch affichait réellement le 24 août 2026, ce que signifie une moyenne de salaires auto-déclarés, ce que font différemment les calculateurs officiels, pourquoi aucun portail d’emploi ne peut lire les salaires dans ses propres annonces, et à quelle question répond quel outil.

D’où viennent les salaires déclarés sur jobs.ch
D’où viennent les salaires déclarés sur jobs.chZurich24.2% de tous les salaires déclarésVaud11.2% de tous les salaires déclarésBerne11% de tous les salaires déclarésGenève8.5% de tous les salaires déclarésArgovie7.4% de tous les salaires déclarésFribourg2.9% de tous les salaires déclarésNeuchâtel2.3% de tous les salaires déclarésTessin0.4% de tous les salaires déclarés

Part de chaque canton dans les salaires déclarés que jobs.ch publie lui-même sur sa page salaires, consultée le 24 août 2026. Parts calculées à partir des chiffres qui y figurent.

  • Deux grandeurs différentes. jobs.ch affiche un « salaire annuel moyen » qui, selon ses propres termes, comprend les primes et le 13e salaire. L’Office fédéral de la statistique publie une médiane de CHF 7024 bruts par mois pour un plein temps (enquête sur la structure des salaires 2024). Les comparer directement n’a pas de sens.
  • Le bas de la fourchette n’est pas un salaire. Sur les quatre métiers interrogés le 24 août 2026 — développeur, infirmier, électricien, coiffeur — la limite inférieure de la fourchette « habituelle » valait exactement CHF 10 000 par an. Aucun plein temps suisse n’est payé ainsi : c’est la butée des données déclarées.
  • Le chiffre affiché mélange une décennie. Pour les développeurs, le graphique de tendance du site indiquait CHF 94 908 pour 2015-2017 et CHF 98 499 pour 2024-2026, alors que la moyenne affichée en tête était de CHF 96 991. La reprendre en 2026 revient à citer dix millésimes de francs nominaux.
  • jobup.ch et jobs.ch livrent le même résultat au franc près : CHF 79 300 pour un poste d’infirmier, même fourchette, même nombre d’entrées, le 24 août 2026. Même base de données, deux marques.
  • La Romandie est bien couverte, contrairement à d’autres régions. Sur l’ensemble des salaires déclarés que jobs.ch publie par canton — plus d’un demi-million — Vaud pèse 11,2 pour cent, Genève 8,5, Fribourg 2,9, le Valais 2,4, Neuchâtel 2,3 et le Jura 0,7 : près de 28 pour cent au total. Le Tessin, lui, ne pèse que 0,4 pour cent.
  • Salarium fait tourner un modèle sur les données complètes du secteur privé de l’enquête 2024 — 1,7 million de salariés selon l’office — avec 14 variables explicatives, et précise sur sa page d’accueil que les résultats ne constituent pas des recommandations salariales.
  • Notre calculateur reprend trois repères fédéraux — CHF 4635 sous les 10 pour cent les plus bas, CHF 7024 comme médiane, CHF 12 526 au-dessus des 10 pour cent les plus élevés — et calcule exactement les deux déductions fixées au niveau national : AVS/AI/APG à 5,3 pour cent et AC à 1,1 pour cent jusqu’à un salaire annuel de CHF 148 200. Il ne donne aucun chiffre par métier.
  • Pourquoi il faut calculer plutôt que lire : dans les descriptifs courts des annonces ouvertes de notre index, environ une sur mille mentionne un montant en francs. Et 82,8 pour cent des annonces sont signalées à plein temps — la base même sur laquelle tous ces calculateurs raisonnent.

D'où viennent les données salariales suisses

SourceType de donnéesCoût
Salarium (OFS)enquête officielle sur la structure des salairesgratuit
Calculateurs syndicauxfondés sur les CCT et des enquêtesgratuit
Calculateurs de portailsdéclarations et annoncesgratuit, base souvent floue
Sites salariaux internationauxdéclaratif, mince pour la Suisseparfois payant
Ce qu’il faut vérifierannée de l'enquête, région, branche, expérience—
Ce qu’aucune source ne peutdonner le salaire de ce poste précis—

Sur les salaires, la meilleure source est publique. Salarium, de l'Office fédéral de la statistique, repose sur l'enquête sur la structure des salaires ; les calculateurs commerciaux en sont souvent une interface, ou reposent sur des déclarations.

Ce que l’estimateur de jobs.ch fait bien

Commençons par ce que nous n’offrons pas. L’estimateur de jobs.ch ne demande aucun compte, ne coûte rien et renvoie immédiatement un chiffre pour un métier saisi, pour toute la Suisse ou pour un canton. En dessous viennent des ventilations qu’aucun autre outil suisse librement accessible n’égale en densité : salaire par âge et par sexe, salaire par années d’expérience en six paliers, tendance sur quatre périodes et classement des branches les mieux payantes pour ce métier.

Pour les développeurs, la page affichait le 24 août 2026 CHF 85 433 à l’entrée et CHF 120 000 après plus de vingt ans, avec les banques en tête des branches à CHF 112 240. Qui prépare un entretien de salaire et veut savoir si son palier d’expérience change quelque chose l’a en trente secondes. Notre calculateur ne sait pas faire cela, parce que nous ne détenons aucune donnée salariale par métier et ne prétendons pas le contraire.

Le volume est un argument réel : le chiffre pour les soins infirmiers reposait ce jour-là sur plus de onze mille salaires déclarés. Recommander une alternative n’oblige pas à minimiser cela ; cela oblige à dire précisément ce que sont ces déclarations.

Changer pour jobup.ch n’est pas changer d’outil

En Suisse romande, le réflexe est d’aller sur jobup.ch, la plateforme de référence pour les cantons francophones. Pour les offres d’emploi, c’est un choix défendable. Pour les salaires, il faut savoir que l’outil est le même : les deux sites appartiennent au même groupe et interrogent la même base.

Nous l’avons vérifié plutôt que supposé. Le 24 août 2026, la requête « infirmier » pour toute la Suisse renvoyait sur jobup.ch et sur jobs.ch la même moyenne de CHF 79 300, la même fourchette allant de CHF 10 000 à CHF 150 182, et le même nombre d’entrées. Aucun écart, pas même d’arrondi.

Autrement dit : si la méthode de jobs.ch ne vous convainc pas, jobup.ch n’est pas la solution de rechange. Il faut sortir du groupe, et les sorties sérieuses sont officielles.

Ce qu’implique une moyenne de salaires auto-déclarés

jobs.ch ne s’en cache pas : les salaires proviennent des indications de membres inscrits, et le site invite explicitement les visiteurs à communiquer le leur de manière anonyme. C’est ce qui rend possibles les ventilations fines. C’est aussi ce qui produit les bords étranges. Sur les quatre métiers testés, la fourchette « habituelle » commençait à exactement CHF 10 000 par an — une butée de la collecte, pas une rémunération.

Vient ensuite la question du temps. La valeur affichée est une moyenne sur toutes les entrées, et le graphique de tendance du site montre que ces entrées remontent à la période 2015-2017. Des données anciennes ne sont pas fausses, mais les moyenner avec les récentes donne un chiffre qui n’appartient à aucune année en particulier.

Enfin, une moyenne n’est pas une médiane. Quelques valeurs très élevées tirent une moyenne vers le haut ; la médiane n’en bouge pas. C’est pour cette raison que la Confédération publie des médianes et que jobs.ch publie des moyennes. Les deux sont correctement calculées et répondent à des questions différentes.

Les calculateurs officiels : Salarium et le calculateur national

Salarium est le calculateur statistique de salaires de l’Office fédéral de la statistique. On choisit une branche, une région et un groupe professionnel, on précise l’âge, la formation, le niveau de responsabilité et quelques autres caractéristiques, et l’on obtient le salaire mensuel brut estimé avec sa dispersion, exportable en PDF. Le modèle tourne sur les données complètes du secteur privé de l’enquête 2024, soit 1,7 million de salariés selon l’office, avec 14 variables explicatives.

Ce qui le rend citable, c’est la franchise de ses avertissements : les estimations correspondent à une représentation simplifiée de la réalité, elles ne constituent pas des recommandations salariales, et les interactions entre variables ne sont pas prises en compte. Ces phrases figurent sur la page d’accueil de l’outil, pas dans une note de bas de page.

Le calculateur national des salaires du SECO est l’autre option officielle. Développé dans le cadre des mesures d’accompagnement à la libre circulation, il s’adresse d’abord aux entreprises qui détachent du personnel en Suisse et renvoie une médiane et un intervalle interquartile. L’office statistique explique lui-même la différence : les deux s’appuient sur la même enquête et sur la méthode des équations de salaire, mais les caractéristiques retenues diffèrent et les résultats sont présentés à des échelles géographiques distinctes — grandes régions d’un côté, cantons de l’autre.

Brut, net, et ce que notre calculateur ajoute

Une bonne partie des recherches sur un calculateur de salaire ne vise pas le salaire du marché mais le net. Aucun des outils cités jusqu’ici n’est fait pour cela. Le nôtre calcule exactement les deux déductions fixées par la loi au niveau national : AVS/AI/APG à 5,3 pour cent et AC à 1,1 pour cent du brut, cette dernière jusqu’à CHF 148 200 de salaire annuel. Il situe aussi le montant dans le pays : CHF 4635 séparent les 10 pour cent les plus bas, CHF 12 526 les 10 pour cent les plus hauts.

Et il dit ce qu’il ne calcule pas. Caisse de pension, assurance accidents non professionnels et impôts dépendent du plan de prévoyance, de l’employeur, du canton, de la commune et de la situation familiale. Un « net » qui les omettrait en silence serait faux de plusieurs centaines de francs par mois. Pour aller jusqu’au net après impôts, un calculateur spécialisé comme lohncomputer.ch fait mieux : il tient compte du canton de domicile, de l’état civil, des enfants et du statut de frontalier.

Ce que notre page ajoute et qu’aucun office statistique ne propose, ce sont les postes ouverts derrière le chiffre, mis à jour chaque jour et cliquables. Un salaire sans la question de savoir qui recrute reste une demi-réponse.

Aucun portail ne peut lire les salaires dans ses annonces

On pourrait croire qu’un portail d’emploi n’a qu’à extraire les salaires de ses propres annonces. C’est impossible, pour jobs.ch comme pour nous. Dans les descriptifs courts des annonces ouvertes de notre index, environ une sur mille mentionne un montant en francs, et le champ de salaire structuré n’est pratiquement jamais rempli. Les annonces suisses n’indiquent pas la rémunération.

C’est exactement pour cela que jobs.ch s’appuie sur les déclarations de ses membres et que la Confédération interroge les entreprises : deux détours différents autour du même trou. Nous ne prétendons pas déduire des salaires des annonces, et aucun chiffre de nos pages salaires n’en provient.

Un point s’oublie en route : tous ces calculateurs parlent en plein temps. Dans notre index, 82,8 pour cent des annonces sont signalées à plein temps, le reste étant du temps partiel, du temporaire ou des stages. Pour un poste à 60 pour cent, chaque chiffre cité ici doit être ramené à l’échelle par vos soins.

À qui convient quel calculateur

Vous voulez le niveau usuel de votre métier dans un grand canton romand : l’estimateur de jobs.ch ou de jobup.ch fait l’affaire, et pour Vaud et Genève la base est large. Rappelez-vous seulement que c’est un seul et même outil.

Vous avez besoin d’un chiffre opposable devant une autorité, un tribunal ou un service RH, ou vous travaillez dans un canton peu couvert : prenez Salarium. Officiel, disponible en quatre langues, modèle documenté.

Vous avez un montant et voulez savoir ce qu’il vaut : prenez notre calculateur. Il montre où se situe la somme dans le pays, ce que l’AVS et l’AC en retirent, ce qu’il ne calcule délibérément pas, et quels postes sont ouverts à ce niveau. Gratuit, sans compte, en français, allemand, italien et anglais.

Tout ce qui est affirmé sur jobs.ch, jobup.ch, Salarium, le calculateur national du SECO et lohncomputer.ch a été lu sur ces sites le 24 août 2026 ; les parts cantonales sont calculées à partir des chiffres que jobs.ch publie sur sa propre page salaires. Ces outils évoluent, d’où la date. Les chiffres fédéraux proviennent de l’enquête suisse sur la structure des salaires 2024. Les indications sur notre propre index sont des parts des annonces ouvertes — nous ne publions pas de volumes absolus — et portent sur le descriptif court d’une annonce, non sur chaque phrase du texte d’origine.

Calculateur de salaire : médiane, déductions et postes ouverts

Sources

Questions liées

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Ce que notre index d’offres dit du marché suisse

Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.

Langue de rédaction des annonces

Deutsch
60%
English
23%
Français
13%
Italiano
3%

Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant

Deutsch
70%
English
43%
Français
21%
Italiano
3%

19% publiées ces 7 derniers jours · Principaux marchés: Zürich 18% · Bern 10% · Genève 5% · Basel 5%