Générateurs de lettre de motivation : ce que « gratuit » recouvre
Mis à jour:
Des réponses sur les générateurs de lettre de motivation, vérifiées sur les pages tarifaires des éditeurs et sur les annonces suisses auxquelles la lettre doit répondre.
- Existe-t-il un générateur de lettre de motivation gratuit ?
- Quel est le meilleur générateur de lettre de motivation pour la Suisse ?
Existe-t-il un générateur de lettre de motivation gratuit ?
En bref
Oui, plusieurs — mais chaque éditeur entend autre chose par là. Relevé sur leurs pages tarifaires le 22 août 2026 : l'offre gratuite de FlowCV donne exactement une lettre, avec des téléchargements PDF illimités et sans marque. resume.io en donne également une, mais l'export gratuit sort en fichier TXT. Novorésumé inscrit « No Cover Letter » parmi les caractéristiques de son offre gratuite. Enhancv précise sous la sienne « Valid for 7 days ». Kickresume autorise lettres et téléchargements illimités mais retient le rédacteur automatique. Rezi accorde trois téléchargements PDF.
La vraie question n'est donc pas de savoir si un générateur est gratuit, mais où le mur se dresse : au nombre de documents, à l'export, à une date, ou à la rédaction elle-même. Les quatre murs se trouvent tous après le moment où vous avez saisi votre parcours.
Aucun ne concerne ce qui décide de la convocation : le fait que la lettre réponde à cette annonce-là. Cette partie-là, aucun éditeur ne la vend. Elle naît de l'annonce et de votre propre CV, ou elle n'existe pas.
Part des textes d'annonces suisses analysés sur SwissJobs.app qui mettent l'élément suffisamment en avant pour qu'il figure dans la version courte. Analyse continue, état août 2026.
- Quatre murs reviennent : le nombre de documents, le format d'export, un délai, et le rédacteur automatique lui-même.
- Une offre gratuite limitée à une lettre couvre une candidature, pas une recherche : la lettre s'écrit par annonce, pas par personne.
- Un export gratuit en TXT n'est pas un document de candidature — arbeit.swiss demande le format PDF.
- Environ 13 pour cent des annonces analysées mettent en avant une personne de contact nommée : l'en-tête relève de la recherche, pas du réglage par défaut.
- Près d'une annonce sur huit porte comme employeur le nom d'une société de placement — c'est là qu'un paragraphe « pourquoi votre entreprise » inventé félicite la mauvaise maison.
Six éditeurs, six définitions du mot gratuit
Le 22 août 2026, nous avons lu les pages tarifaires de six créateurs connus en ne retenant que leurs propres formulations. FlowCV présente son offre comme « Free forever » et « No credit card required », et la chiffre à un CV et une lettre de motivation, avec des téléchargements PDF illimités et sans filigrane. Passer aux lettres illimitées coûte 5 dollars par mois en facturation annuelle, soit 60 dollars par an.
resume.io affiche une offre gratuite à 0.00 dollar suivie de trois lignes : « Only one resume and cover letter », « Downloads only in TXT format », « Limited resume sharing and analytics ». À côté figure une entrée de sept jours à 2.95 dollars qui, selon l'éditeur lui-même, se renouvelle ensuite automatiquement à 29.95 dollars toutes les quatre semaines.
Novorésumé est le plus direct des six : son offre gratuite « Basic » porte la mention « No Cover Letter ». La lettre n'y est tout simplement pas un élément du produit gratuit ; elle appartient au Premium, facturé 19.99, 39.99 ou 139.99 euros selon la durée. Enhancv intitule la sienne « Free Plan » à 0 euro et imprime juste en dessous « Valid for 7 days », avec « Enhancv branding » et douze entrées de rubrique au maximum.
Kickresume et Rezi placent la limite ailleurs. Dans la colonne gratuite de Kickresume figurent des CV illimités, des lettres illimitées et des téléchargements illimités — mais quatre modèles de lettre sur quarante, deux polices sur vingt-six, et un tiret à la ligne du rédacteur automatique. Chez Rezi, l'offre gratuite donne trois téléchargements PDF et marque le rédacteur de lettres « Not included ».
Les quatre murs et leur position dans le parcours
Si l'on classe ces six offres selon l'endroit où la gratuité s'arrête, il ne reste que quatre schémas. Le quota de documents : vous pouvez créer une lettre, pas deux. Le format d'export : vous pouvez rédiger, mais ne télécharger que du texte brut. Le délai : vous pouvez tout faire, pendant sept jours. Et la rédaction : modèle, mise en page et export sont gratuits, mais pas la fonction qui produit les phrases.
L'existence de ces murs n'a rien de choquant. Un outil coûte de l'argent, et aucun de ces six éditeurs ne dissimule ses tarifs. Ce qui compte, c'est leur emplacement. Dans les quatre schémas, le mur arrive après que vous avez saisi votre parcours et collé l'annonce. L'effort est déjà consenti, et l'arbitrage ne se fait plus entre deux produits mais entre payer et tout recommencer ailleurs.
Le quota de documents cache une subtilité qu'on lit trop vite. Une lettre de motivation n'est pas un document que l'on crée une fois pour toutes : c'est un document par annonce. Une offre gratuite contenant exactement une lettre couvre donc exactement une candidature. Postuler à dix postes suppose dix lettres, et la deuxième pose déjà la même question d'achat que la première.
Le délai a ses propres petits caractères. Une offre appelée gratuite avec « valable sept jours » écrit dessous est une période d'essai, pas une offre gratuite. C'est licite et c'est annoncé ; simplement, cela ne répond pas à la question posée par celui qui a tapé « gratuit ». Et lorsque l'essai bascule en reconduction automatique, ce n'est plus le tarif qui décide, mais une date dans l'agenda.
Ce qu'un générateur ne peut pas savoir de l'annonce
La partie coûteuse d'une lettre n'est pas la prose, c'est le lien. Une lettre qui convient à tous les postes ne convient à aucun, et c'est exactement ce que produit un outil qui dispose de votre CV mais pas de l'annonce à laquelle vous répondez.
L'analyse de nos propres textes d'annonces montre à quel point la matière première est mince. Les exigences et les tâches y sont presque toujours : environ 83 et 82 pour cent les mettent en avant. Tout ce qui permettrait de bâtir un paragraphe « pourquoi cet employeur » est nettement plus rare — l'équipe ou la culture dans environ 43 pour cent, le produit ou la clientèle dans environ 31, la formation continue dans environ 24, les valeurs ou la mission dans environ huit, le salaire ou la prévoyance dans sept.
Autrement dit, le paragraphe que les générateurs écrivent avec le plus d'enthousiasme n'a la plupart du temps aucune source dans l'annonce. Ce qui s'y trouve vient du modèle et non du réel, et un éloge inventé d'une culture d'entreprise que personne n'a décrite est la ligne la plus visible du dossier.
Deux constats plus petits relèvent de la même famille. Environ 13 pour cent des annonces analysées mettent en avant une personne de contact nommée : dans les autres cas, l'en-tête est une question de recherche et non un réglage. Et près d'une annonce sur huit porte comme nom d'employeur celui d'une société de placement ou de services du personnel — la plus grande part revenant à un seul grand intermédiaire. Déclarer là une admiration ancienne pour « votre maison » revient à admirer l'agence, pas l'employeur.
Les six éléments formels qu'aucun outil ne pose seul
arbeit.swiss, la plateforme du SECO et des offices du travail, qualifie la lettre de motivation de « votre carte de visite » et énumère ce qu'elle doit comporter formellement : adresse de l'expéditeur, adresse du destinataire, date, objet, civilité, salutations et signature. Ce n'est pas une affaire de goût, c'est l'attente attachée à un dossier suisse — et cela se lit gratuitement.
Ce sont précisément ces éléments que les générateurs oublient. Un outil qui restitue un texte suivi depuis une fenêtre de discussion livre des paragraphes sans tête : pas d'adresse du destinataire, pas de lieu ni de date, pas d'objet nommant le poste et sa référence. Repris tel quel, cela donne une dissertation et non une lettre.
La même page rappelle à quoi sert la lettre : donner à l'employeur potentiel une vue d'ensemble de vos compétences, de vos qualifications et de votre motivation pour le poste à pourvoir. « Pour le poste à pourvoir » est la partie décisive : la référence à l'annonce n'est pas un ornement, c'est la raison d'être du document.
En Suisse romande, ce point pèse davantage qu'ailleurs. La lettre y est demandée plus souvent et lue plus attentivement, et un dossier sans lettre s'y remarque. Ajoutons ce qu'arbeit.swiss offre au même prix et qu'aucun éditeur ne vend : toute personne inscrite auprès d'un office régional de placement peut y obtenir un conseil personnalisé sur ses documents de candidature. Cela ne remplace pas un outil, mais c'est le seul retour humain gratuit de toute cette comparaison.
Deux minutes de vérification avant de remplir un seul champ
Il existe un moyen de tester n'importe lequel de ces outils avant d'y investir du temps. Trois questions suffisent, et les réponses se trouvent presque toujours sur la page tarifaire, jamais dans la publicité.
Premièrement : combien de lettres puis-je créer ? Un chiffre au lieu d'« illimité » signale un outil qui n'est pas conçu pour une recherche d'emploi en cours. Deuxièmement : dans quel format puis-je télécharger sans payer ? TXT, RTF ou « aperçu » signifie que vous n'avez pas de document envoyable. Troisièmement : la fonction qui rédige figure-t-elle dans la colonne gratuite, ou un tiret y a-t-il été porté ? C'est la ligne pour laquelle la plupart des gens sont venus.
Un quatrième geste coûte dix secondes et évite la mauvaise surprise la plus fréquente : cherchez sur la page tarifaire « auto-renews », « billed every » et « valid for ». Ces trois formules marquent l'endroit exact où une offre gratuite devient un abonnement. Les six éditeurs les écrivent — elles ne sont simplement pas là où le regard se pose en premier.
Une dernière vérification n'a rien à voir avec l'argent : dans quelle langue l'outil rédige-t-il ? Une lettre suisse suit la langue de l'annonce, qui est selon la région et la branche le français, l'allemand, l'italien ou l'anglais. Un outil qui ne produit que des phrases anglaises, ensuite traduites, fabrique exactement le registre qu'un responsable du personnel suisse identifie comme importé.
Ce qui est gratuit chez nous, et ce qui ne l'est pas
Pour que la réponse ne s'arrête pas à mi-chemin : notre propre outil de lettre de motivation s'utilise avec un compte gratuit. Il faut une adresse e-mail, pas de carte. Il rédige à partir de l'annonce que vous collez et du CV que vous avez déjà saisi, dans la langue de l'interface, sur une page, dans le registre sobre attendu ici.
Ce qui n'est pas gratuit, disons-le aussi nettement : Premium coûte CHF 15 par mois ou CHF 95 par an, avec sept jours gratuits au préalable. C'est le même type de mur que chez les six autres. La différence tient à sa position, et au fait qu'aucune fenêtre de paiement ne s'ouvre au moment de télécharger.
Si nous rédigeons à partir de l'annonce plutôt que d'un modèle, c'est à cause du constat ci-dessus : les exigences et les tâches sont la seule matière qu'une annonce suisse fournit de manière fiable. Une lettre qui relie chaque exigence citée à un poste réel de votre parcours utilise exactement cette matière — et n'invente rien là où l'annonce se tait.
Et si vous préférez n'utiliser aucun outil, c'est une réponse parfaitement valable. Prenez les six éléments formels d'arbeit.swiss comme ossature, écrivez trois paragraphes — le poste, votre preuve, votre disponibilité — et supprimez le quatrième si l'annonce ne vous apprend rien sur l'entreprise. Cela coûte vingt minutes et rien d'autre, et chaque ligne vient de vous.
Les informations sur les éditeurs proviennent des pages tarifaires publiques de FlowCV, resume.io, Novorésumé, Enhancv, Kickresume et Rezi, consultées le 22 août 2026 ; les formulations citées sont celles des éditeurs. Tarifs et offres peuvent changer. Les pourcentages relatifs aux annonces proviennent de notre analyse continue des annonces suisses sur SwissJobs.app et portent sur celles dont nous détenons une version courte du texte ; ils mesurent ce qu'une annonce met suffisamment en avant pour y figurer, et non chaque mention dans le texte intégral. La part des sociétés de placement est déduite du nom de l'employeur. Nous publions des parts, jamais des effectifs absolus.
Lettre de motivation suisse par IA : depuis l’annonce, gratuite
Quel est le meilleur générateur de lettre de motivation pour la Suisse ?
En bref
Il n'y en a pas un seul qui convienne à tout le monde, mais cinq contrôles tranchent la question en dix minutes. L'outil écrit-il dans la langue de l'annonce et non dans celle que vous avez réglée une fois pour toutes ? Comprend-il le taux d'activité ? Laisse-t-il intacts les titres suisses — CFC, brevet fédéral, ES — au lieu d'inventer un équivalent international ? Tire-t-il ses phrases du texte de l'annonce plutôt que d'un modèle ? Et sort-il à la fois un PDF pour le dossier et un texte brut pour un champ de formulaire ? Les outils conçus pour un marché monolingue échouent en général dès le premier contrôle.
En Suisse romande, la question de la langue n'est pas théorique : sur les annonces romandes dont nous déterminons la langue, 53,6 pour cent sont rédigées en français et 36,1 pour cent en anglais. Le choix de la langue de la lettre se pose donc annonce par annonce, et un outil qui le décide à votre place décide d'une chose qui vous appartient.
Nous développons nous-mêmes un outil de ce type, et nous le disons ici volontairement : la liste ci-dessous est écrite pour que vous puissiez l'appliquer aussi à notre produit. Chaque contrôle se vérifie sur le texte produit, pas sur une promesse commerciale.
Part des annonces actives sur SwissJobs.app localisées en Suisse romande dont nous pouvons déterminer la langue du texte, par langue. La Suisse romande représente 17,8 pour cent des annonces classées. Analyse continue, août 2026.
- En Suisse romande, 36,1 pour cent des annonces classées sont rédigées en anglais : la langue de la lettre se décide annonce par annonce.
- Parmi les annonces romandes qui indiquent une exigence linguistique, 23,6 pour cent demandent l'allemand et 35 pour cent en demandent au moins deux.
- 28,2 pour cent des annonces rédigées en français demandent aussi l'allemand — la langue de l'annonce n'est pas la seule langue en jeu.
- 18,5 pour cent des annonces en français portent un taux d'activité dans l'intitulé du poste ; à l'échelle du pays, 56,8 pour cent des annonces qui indiquent un taux donnent une fourchette et non un chiffre.
- Le CFC apparaît dans 18,8 pour cent des annonces en français, contre 0,3 pour cent des annonces en anglais pour une qualification suisse quelconque.
Comment juger un outil de candidature pour la Suisse
| Critère | Ce qu’il faut regarder | Pourquoi cela compte |
|---|---|---|
| Champs suisses | photo, permis, niveaux de langue, taux | les outils internationaux ne les ont pas |
| Langues de l'interface et du résultat | DE, FR, IT, EN | 65,6 % des annonces veulent l'allemand, 21,9 % le français |
| Export sans filigrane | à tester avant de s’inscrire | le piège caché le plus fréquent |
| Utilisable sans compte | jusqu’où allez-vous sans | montre où est le mur |
| Ce qui coûte quoi | sur la page tarifs, pas en petits caractères | des limites floues sont un signal |
| Vos données | export et suppression possibles | vous reprendrez ce document plus tard |
| Des chiffres sourcés plutôt que des affirmations | l'outil cite-t-il quelque chose | cette page comprise |
Plutôt qu'un classement qui sera faux la semaine prochaine : les points sur lesquels un outil réussit ou échoue sur le marché suisse. Appliquez-les aussi à nous.
Contrôle 1 : écrit-il dans la langue de l'annonce ?
C'est le contrôle sur lequel butent la plupart des outils internationaux, et c'est celui qui compte le plus en Romandie. Sur l'ensemble des annonces actives dont nous déterminons la langue, 56,1 pour cent sont en allemand, 27,2 pour cent en anglais, 13,1 pour cent en français et 2,2 pour cent en italien. Restreint à la Suisse romande, qui représente 17,8 pour cent des annonces classées, le tableau change : 53,6 pour cent de français, 36,1 pour cent d'anglais, 4,1 pour cent d'allemand.
Du côté des employeurs, le constat est net : 14,2 pour cent d'entre eux publient dans plus d'une des quatre langues, et ils déposent 41,2 pour cent des annonces. La combinaison allemand-anglais domine (40,3 pour cent de ces employeurs), devant allemand-français (24,2 pour cent). Autrement dit, la langue est une propriété de l'annonce et non de l'entreprise : la même société peut publier son poste zurichois en allemand et son poste genevois en français.
Le test dure deux minutes. Collez une annonce française de Vaud ou de Genève dans l'outil sans toucher aux réglages. Si une lettre en français en sort, il a réussi. Si la lettre arrive en anglais parce que l'interface est en anglais, l'outil a tranché à votre place — et avec plus d'un tiers d'annonces anglophones en Romandie, vous rencontrerez ce cas toutes les semaines.
Contrôle 2 : connaît-il le taux d'activité ?
Le taux d'activité est la donnée la plus suisse du dossier de candidature, et les outils bâtis pour le marché américain ou britannique n'ont tout simplement pas de champ pour elle. À l'échelle du pays, 22,6 pour cent des annonces indiquent un taux en pourcentage. Dans les annonces rédigées en français, il figure dans l'intitulé du poste dans 18,5 pour cent des cas ; dans les annonces en allemand, dans 29,1 pour cent ; dans les annonces en anglais, dans 9,1 pour cent seulement.
Ce qui est indiqué compte autant que le fait de l'indiquer. Parmi les annonces qui mentionnent un taux, 56,8 pour cent donnent une fourchette plutôt qu'un chiffre : 80–100 pour cent est la plus fréquente (37,7 pour cent de toutes les mentions de taux), devant 100 pour cent exactement (26,5 pour cent) et 80 pour cent (6,2 pour cent). Une fourchette est une question qui vous est adressée : quel taux souhaitez-vous à l'intérieur de cet intervalle ? La réponse a sa place dans la lettre, à côté de votre date d'entrée la plus proche.
Un outil réussit ce contrôle s'il reprend le taux de l'annonce dans l'objet et vous demande le vôtre. Il échoue s'il écrit « temps plein » sur une annonce qui indique 60–80 pour cent : l'erreur se trouve alors dans la première ligne lue par le recruteur.
Contrôle 3 : les titres suisses survivent-ils ?
La formation professionnelle suisse a ses propres appellations, et les annonces s'en servent. Le CFC apparaît dans 18,8 pour cent des annonces rédigées en français, l'AFC dans 17,4 pour cent des annonces italiennes, l'EFZ dans 10,1 pour cent des annonces allemandes. Ces sigles ne sont pas décoratifs : ils constituent l'exigence à laquelle votre candidature est comparée.
Dans les annonces en anglais, la même qualification est presque invisible : nous ne trouvons une mention de qualification suisse que dans 0,3 pour cent d'entre elles. C'est exactement là qu'un générateur conçu en anglais fait des dégâts : le CFC devient un « Bachelor », la maturité professionnelle un « High School Diploma », le brevet fédéral une « certification » vague. Chacune de ces conversions est une affirmation inexacte dans un document que l'employeur pourra confronter à votre dossier.
Le contrôle est simple : inscrivez un titre suisse dans votre profil et lisez ce qui ressort. Si « employé-e de commerce CFC » reste tel quel, tout va bien. Si l'outil l'a internationalisé de lui-même, vous devrez relire chaque lettre à la recherche de diplômes inventés — un travail plus long que d'écrire le paragraphe vous-même.
Contrôle 4 : d'où viennent les phrases ?
arbeit.swiss, la plateforme du SECO et des offices de l'emploi, qualifie la lettre de motivation de « votre carte de visite » et décrit sa fonction ainsi : elle donne au futur employeur une vue d'ensemble de vos compétences, de vos qualifications et de votre motivation à occuper le poste à pourvoir. « Le poste à pourvoir » : c'est ce membre de phrase qui fait tout le travail, car la lettre est jugée sur une annonce précise et non sur votre carrière en général.
Le quatrième contrôle porte donc sur l'origine du texte. Chaque phrase de fond du brouillon peut-elle être rattachée soit à une ligne de l'annonce, soit à une étape de votre CV ? Un générateur qui ne connaît que votre métier et le nom de l'entreprise ne peut pas réussir : faute de matière, il comble avec des adjectifs. Un générateur auquel vous fournissez le texte complet de l'annonce peut réussir, et cela se voit — les tâches et les exigences de l'annonce réapparaissent dans le brouillon sous une forme reconnaissable.
Les exigences linguistiques en sont l'illustration la plus nette. 72,8 pour cent des annonces citent au moins une langue exigée ; parmi elles, 68,1 pour cent citent l'allemand, 41,5 pour cent l'anglais, 20,3 pour cent le français et 3,9 pour cent l'italien, et 27,6 pour cent en exigent deux ou plus. Parmi les annonces rédigées en français, 28,2 pour cent demandent aussi l'allemand et 22,8 pour cent l'anglais ; en Romandie, 35 pour cent des annonces qui posent une exigence en posent au moins deux. Une lettre écrite à partir de l'annonce répond à ce point avec un niveau démontrable ; une lettre écrite à partir d'un modèle le passe sous silence.
Contrôle 5 : que produit-il à la fin ?
En Suisse, la lettre n'est jamais un document isolé. arbeit.swiss présente le dossier de candidature comme l'ensemble lettre de motivation, curriculum vitae et annexes ; orientation.ch décrit le dossier classique comme la lettre, le CV, les certificats de travail et les diplômes. Un outil qui se contente d'afficher du texte à l'écran vous livre une pièce et vous laisse l'assemblage.
En pratique, il vous faut les mêmes phrases sous deux formes : un PDF avec adresse de l'expéditeur, adresse du destinataire, date, objet et signature pour l'annexe et pour le dossier commun ; et une version en texte brut, sans caractères spéciaux, pour les portails de recrutement qui offrent un champ de saisie plutôt qu'un téléversement. Un outil qui produit les deux vous épargne l'étape où naissent la plupart des dégâts de mise en forme.
La sortie comprend aussi ce qui vient après. orientation.ch conseille de faire relire vos documents par une personne de votre entourage si la rédaction vous pèse. Aucun générateur ne rend ce conseil caduc ; un bon brouillon le rend seulement moins coûteux, puisque la personne qui relit ne part plus d'une page blanche.
Le test de dix minutes
Prenez une seule annonce réelle du canton où vous postulez — pas un exemple inventé — et faites écrire la même lettre par chaque outil candidat. Vérifiez ensuite six points, dans cet ordre. La lettre est-elle dans la langue de l'annonce ? L'objet reprend-il l'intitulé exact du poste, taux d'activité compris s'il est indiqué ? Les titres suisses sont-ils restés intacts ? Le corps contient-il au moins une tâche et une exigence rattachables à l'annonce ? Ne contient-il aucun chiffre que vous ne sauriez justifier en entretien ? Et pouvez-vous récupérer le résultat en PDF comme en texte brut ?
Deux critères ne méritent pas d'être testés. La longueur : une lettre de motivation suisse tient sur une page, et tous les outils y arrivent. Et le nombre de modèles : les modèles changent la mise en page, alors que ce qui est lu, c'est l'argument.
S'il reste deux outils après ce test, le départage se fait sur le volume. Une personne qui envoie vingt candidatures par mois écrit vingt lettres différentes ; ce qui compte alors, c'est de savoir si le deuxième outil demande le même effort à la dix-neuvième lettre qu'à la première.
Tous les pourcentages relatifs aux annonces proviennent de notre analyse continue des annonces suisses actives sur SwissJobs.app, au 22 août 2026. Les parts par langue portent sur les annonces dont nous pouvons déterminer la langue du texte ; environ un quart reste indéterminé et n'est pas compté. Les indications de taux d'activité et de titres sont lues dans l'intitulé du poste et dans la version courte du texte : elles mesurent ce qu'une annonce met suffisamment en avant pour y figurer, et non chaque mention du texte intégral. Le périmètre « Suisse romande » est déduit du lieu de travail indiqué. Nous publions des parts, jamais des effectifs absolus. Les formulations d'arbeit.swiss et d'orientation.ch ont été relevées sur les pages liées le 22 août 2026.
Lettre de motivation suisse par IA : depuis l’annonce, gratuite
Sources
- arbeit.swiss (SECO) — Conseils pour vos candidatures : « La lettre de motivation est votre carte de visite », composition du dossier
- FlowCV — page tarifaire : « Free forever », un CV et une lettre
- resume.io — page tarifaire : « Only one resume and cover letter », « Downloads only in TXT format »
- Novorésumé — page tarifaire : offre gratuite « Basic » avec « No Cover Letter »
- Enhancv — page tarifaire : « Free Plan », « Valid for 7 days »
- Kickresume — page tarifaire : offre gratuite avec quatre modèles de lettre et sans rédacteur automatique
- Rezi — page tarifaire : offre gratuite avec trois téléchargements PDF, rédacteur de lettres « Not included »
- orientation.ch (CSFO) — Rechercher un emploi : dossier composé de la lettre, du CV, des certificats de travail et des diplômes
- Office fédéral de la statistique — Les langues en Suisse
Questions liées
Ce que notre index d’offres dit du marché suisse
Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.
Langue de rédaction des annonces
- Deutsch
- 60%
- English
- 23%
- Français
- 13%
- Italiano
- 3%
Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant
- Deutsch
- 70%
- English
- 43%
- Français
- 21%
- Italiano
- 3%
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