Comment lire correctement une annonce d’emploi suisse ?
Mis à jour:
En bref
Lisez une annonce suisse par les bords. Ce qui engage tient dans l’intitulé et dans le bloc final : la fonction, le taux d’occupation, le lieu de travail et la voie de postulation. Le milieu relève de la publicité. Lisez ensuite ce qui n’y figure pas : dans notre relevé, 0,5 % des annonces citent un montant en francs, 0,2 % une convention collective et 0,02 % un délai de postulation. Dans l’Union européenne, la même annonce devrait indiquer la rémunération initiale depuis le 7 juin 2026. La Suisse n’est pas liée par cette règle.
Cette réponse restitue ce que disent les dispositions citées et ne remplace pas un conseil juridique. La directive (UE) 2023/970 s’applique dans les États membres de l’Union européenne et non en Suisse ; la manière dont un État membre l’a transposée relève de son droit national. Pour une appréciation de votre situation, adressez-vous à un syndicat, à une permanence juridique ou à une étude d’avocats.
Deuxième réflexe à désapprendre : en Suisse, le silence n’est presque jamais un refus. Quand une annonce ne dit rien du salaire, du télétravail, de la date d’entrée exacte ou des vacances au-delà du minimum légal, cela ne signifie pas que la réponse est non. Cela signifie que le point se règle en entretien et non dans l’annonce. Une annonce suisse est une invitation avec quatre repères fixes, pas la description complète d’un poste.
Et un avertissement qui coûte beaucoup de recherches inutiles : l’étiquette « temps plein » ou « temps partiel » attachée à l’annonce — celle que lit chaque filtre — contredit souvent le taux que l’employeur a lui-même écrit dans son intitulé. Nous l’avons compté. L’écart est assez large pour dissimuler une grande partie du marché à temps partiel.
Relevé du 31 août 2026 sur les annonces suisses de notre corpus portant un descriptif exploitable. Est compté comme montant toute combinaison de CHF ou Fr. avec un nombre, dans l’intitulé ou le descriptif. À comparer avec la simple évocation du salaire, qui varie fortement selon la langue : 7,1 % en français et en anglais, 2,5 % en allemand, 1,9 % en italien.
- Quatre informations engagent, et toutes les quatre se trouvent aux extrémités : la fonction et le taux dans l’intitulé, le lieu de travail et la voie de postulation dans le bloc final. Le milieu — présentation de l’entreprise, « Vos tâches », « Nous offrons » — est la partie rédigée le plus librement.
- Parmi les annonces dont l’intitulé indique lui-même un taux inférieur à 100 %, 61,6 % portent malgré tout l’étiquette « temps plein ». Filtrer sur « temps partiel » revient à les écarter, alors que l’employeur les a bel et bien publiées comme du temps partiel.
- Les annonces francophones parlent de rémunération trois fois plus souvent que les germanophones — 7,1 % contre 2,5 % — mais elles ne la chiffrent pas davantage : 0,41 % contre 0,40 %. Parler du salaire et donner le salaire sont deux choses différentes.
- Article 5 de la directive (UE) 2023/970 : « Les candidats à un emploi ont le droit de recevoir, de l’employeur potentiel, des informations sur : a) la rémunération initiale ou la fourchette de rémunération initiale, sur la base de critères objectifs non sexistes, correspondant au poste concerné. » Les États membres devaient transposer ce texte au plus tard le 7 juin 2026.
- La Suisse traite la même question de l’intérieur de l’entreprise. Selon l’art. 13a de la loi sur l’égalité, les employeurs occupant au moins 100 travailleurs effectuent à l’interne une analyse de l’égalité des salaires, répétée tous les quatre ans — une disposition en vigueur seulement jusqu’au 30 juin 2032, et dont le résultat va au personnel, pas aux candidats.
- Un délai de postulation apparaît dans 0,02 % des annonces, et toutes celles qui en fixent un émanent du secteur public. Dans le privé, la sélection se fait au fil de l’eau : la date de publication est la seule horloge dont vous disposiez.
Quatre informations engagent, et elles sont toutes aux extrémités
Une annonce suisse a une forme étonnamment stable. L’intitulé en haut, un paragraphe sur l’entreprise, puis « Vos tâches », puis « Votre profil », puis « Nous offrons », et enfin un court bloc avec le lieu de travail, un contact et la manière de postuler. Cet ordre suit ce que l’employeur veut dire. Il ne suit pas ce dont vous avez besoin pour décider si la candidature vaut une soirée.
Les quatre éléments qui décident réellement se trouvent aux deux bouts. La fonction et le taux d’occupation figurent dans l’intitulé — la seule ligne visible dans une liste de résultats. Le lieu de travail et la voie de postulation figurent tout en bas. Entre les deux se trouve la partie la moins engageante du document : une présentation d’entreprise n’oblige à rien, et une liste de tâches décrit le poste tel qu’il a été pensé, pas tel qu’il sera la première semaine.
D’où un ordre de lecture qui prend vingt secondes au lieu de deux minutes. D’abord l’intitulé en entier, parenthèses comprises. Ensuite un saut à la fin : quelle commune, et vers où mène le bouton de postulation ? Ce n’est que si les deux bords conviennent que le milieu mérite du temps — et là, vous ne cherchez pas des arguments, vous cherchez les deux ou trois exigences formulées durement plutôt que mollement.
Le lieu de travail mérite plus d’attention qu’on ne lui en accorde, et en Suisse romande plus qu’ailleurs. Quinze minutes de voiture franchissent souvent une frontière cantonale, et une frontière cantonale signifie une autre facture fiscale, un autre ORP et parfois une autre langue officielle. Pour un frontalier, la commune décide en plus du poste de passage et du régime d’imposition. Une annonce qui indique seulement une région, ou « Suisse », n’a rien dit à cet endroit — et c’est la première question à poser.
L’étiquette contredit l’intitulé dans 61,6 % des cas
Chaque annonce porte deux affirmations sur le taux d’occupation : le pourcentage que l’employeur a tapé dans l’intitulé, et l’étiquette de type de contrat qui l’accompagne et que lisent tous les filtres. On s’attendrait à ce que les deux disent la même chose. Ce n’est pas le cas.
22,1 % des intitulés du corpus portent un pourcentage. Dans 19,3 % de ceux-là, le chiffre le plus élevé est inférieur à 100 — l’employeur a donc publié le poste comme du temps partiel dans son propre titre. Et parmi exactement ces annonces, 61,6 % portent l’étiquette « temps plein ». Seules 34,5 % portent l’étiquette « temps partiel », 2,2 % n’en portent aucune, et le reste se répartit entre temporaire, durée déterminée et stage.
C’est la raison la plus fréquente pour laquelle une recherche à temps partiel donne trop peu de résultats en Suisse. En activant le filtre « temps partiel », vous écartez une grande part des postes dont l’intitulé annonce « 60 % » ou « 80 % ». La recherche qui fonctionne passe par le champ de mots-clés plutôt que par le filtre : cherchez « 60 », « 80 % », « taux d’occupation », puis lisez les intitulés.
L’inverse est vrai également. Parmi les annonces étiquetées « temps partiel », 44,0 % seulement portent un pourcentage dans l’intitulé ; pour les autres, le taux se découvre dans le corps du texte ou pas du tout. Aucun des deux champs n’est fiable seul. Ce qui est fiable, c’est de lire les deux et, en cas de désaccord, de croire l’intitulé, parce qu’il vient de l’employeur.
La Romandie parle du salaire, elle ne le chiffre pas davantage
Parmi les annonces de notre corpus qui portent un descriptif exploitable, 4,5 % emploient un mot du champ de la rémunération — Lohn, Gehalt, salaire, rémunération, salary, compensation. Un montant en francs apparaît dans 0,5 %. Une convention collective, dont on pourrait déduire un plancher, dans 0,2 %. Un délai de postulation dans 0,02 %.
La répartition selon la langue de rédaction ressemble d’abord à une histoire d’ouverture, et elle est flatteuse pour la Romandie. Le salaire est évoqué dans 7,1 % des annonces rédigées en français, contre 2,5 % des annonces en allemand ; les annonces en anglais sont à 7,1 % et celles en italien à 1,9 %. Les annonces francophones parlent donc du salaire près de trois fois plus souvent que les alémaniques.
La seconde mesure démonte l’histoire. Un montant effectif en francs figure dans 0,41 % des annonces francophones, 0,40 % des germanophones, 0,35 % des anglophones et 0,63 % des italophones. C’est pratiquement le même taux partout. Ce qui distingue les régions linguistiques, ce n’est donc pas le fait de donner le chiffre, mais celui d’aborder le sujet — « conditions d’engagement attractives », « rémunération selon profil et expérience ». Ce sont des phrases sur le salaire sans salaire dedans.
Pour un lecteur romand habitué au marché français, cette nuance est celle qui coûte le plus cher. Une annonce suisse rédigée en français ressemble à une annonce française et se lit comme elle — même vocabulaire, même structure, même ton. Elle ne contient pourtant ni fourchette, ni référence à une grille, ni date limite. Préparez votre propre chiffre avant le premier entretien : personne ne le donnera avant vous.
Ce qui a changé de l’autre côté de la frontière le 7 juin 2026
Cette lacune demande aujourd’hui une explication qu’elle ne demandait pas il y a deux ans, parce que le marché voisin vient de la combler. La directive (UE) 2023/970 relative à la transparence des rémunérations contient à son article 5 une règle qui vise les candidats et non les salariés. Son article 2, paragraphe 3, le précise : « Aux fins de l’article 5, la présente directive s’applique aux candidats à un emploi. » Le texte de l’article 5, paragraphe 1, est le suivant :
« Les candidats à un emploi ont le droit de recevoir, de l’employeur potentiel, des informations sur : a) la rémunération initiale ou la fourchette de rémunération initiale, sur la base de critères objectifs non sexistes, correspondant au poste concerné ; et b) le cas échéant, les dispositions pertinentes de la convention collective appliquées par l’employeur en rapport avec le poste. Ces informations sont communiquées de manière à garantir une négociation éclairée et transparente en matière de rémunération, par exemple dans un avis de vacance d’emploi publié, avant l’entretien d’embauche ou d’une autre manière. »
Le même article interdit à l’employeur de demander « aux candidats leur historique de rémunération au cours de leurs relations de travail actuelles ou antérieures », et exige à son paragraphe 3 que « les offres d’emploi et les dénominations de postes soient non sexistes ». L’article 34 fixe l’échéance : les États membres devaient mettre en vigueur les dispositions nécessaires « au plus tard le 7 juin 2026 » — une date passée depuis un peu moins de trois mois au moment de ce relevé.
La Suisse n’est pas un État membre et la directive ne s’y applique pas. Pour la lecture d’une annonce, cela se traduit très concrètement : les deux informations qu’un candidat en France, en Allemagne ou en Italie peut désormais réclamer — rémunération de départ et convention collective applicable — figurent respectivement dans 0,5 % et 0,2 % des annonces suisses. Ce à quoi vous êtes habitué n’est pas seulement rare ici. Cela n’a aucune base légale.
La réponse suisse à la même question se trouve ailleurs
Il serait faux d’en conclure que la Suisse ignore l’égalité salariale. Elle la connaît, mais son dispositif agit dans l’entreprise et non dans l’annonce. La loi sur l’égalité interdit à son article 3 toute discrimination à raison du sexe et nomme explicitement, à l’alinéa 2, les domaines couverts : la liste s’ouvre sur « l’embauche » et comprend « la rémunération ». L’embauche est donc bien visée : la règle couvre déjà la procédure dans laquelle vous postulez.
L’obligation concrète se trouve quelques articles plus loin. Selon l’art. 13a al. 1, « les employeurs qui occupent un effectif d’au moins 100 travailleurs au début d’une année effectuent à l’interne une analyse de l’égalité des salaires pour cette même année ». L’alinéa 2 impose de la répéter tous les quatre ans ; l’alinéa 3 libère l’employeur de cette répétition lorsque l’analyse démontre que l’égalité salariale est respectée.
Deux traits de cette disposition comptent pour la lecture des annonces. D’abord, elle regarde vers l’intérieur : le résultat est communiqué aux travailleurs de l’entreprise, pas aux candidats et pas dans une annonce. Ensuite, toute la section est limitée dans le temps — la note du texte consolidé indique qu’elle est « en vigueur du 1er juillet 2020 au 30 juin 2032 ».
Rien de tout cela ne vous dit quoi faire ; cela corrige ce qu’il faut attendre. Il n’existe pas en Suisse de droit à connaître le salaire d’engagement avant l’entretien, ni de guichet où le demander. Ce qui existe, ce sont des repères extérieurs : le calculateur de salaires de la Confédération, les minimums des conventions collectives étendues, et un salaire minimum légal dans quelques cantons. Si vous avez besoin d’un chiffre, il vient de là.
Il n’y a pas de délai de postulation, donc la date de publication fait office d’horloge
La seconde absence se remarque plus tard que la première, parce qu’on ne la regrette qu’au moment où elle servirait. Un délai de postulation figure dans 0,02 % des annonces relevées, et toutes celles qui en portent un viennent du secteur public — un office cantonal du personnel, un office cantonal d’orientation, un hôpital.
Dans le privé, la sélection se fait au fil de l’eau. L’annonce reste en ligne jusqu’à ce que le poste soit pourvu, et les dossiers sont lus à mesure qu’ils arrivent. Il n’y a pas de date butoir à laquelle toutes les candidatures atterrissent ensemble sur un bureau, et personne ne compare le champ le lendemain matin. Attendre une semaine pour peaufiner le dossier ne vous place pas mieux dans la même file : cela vous place dans une file ultérieure.
La date de publication devient donc la seule horloge disponible, et c’est une horloge peu fiable, puisqu’une annonce peut rester en ligne après l’attribution du poste. L’âge réel des annonces suisses et la valeur de la date qui les accompagne font l’objet de deux questions distinctes dans cette rubrique — « Combien de temps une annonce reste-t-elle en ligne ? » et « Les offres d’emploi sont-elles à jour ? » — et ne sont pas répétés ici.
La conséquence pratique tient en une phrase. Si l’annonce est fraîche, la vitesse prime sur le polissage. Si elle est ancienne, une relance courte et factuelle pour savoir si le poste est encore ouvert coûte moins qu’un dossier envoyé à l’aveugle.
Deux lignes que cette page n’explique volontairement pas
Deux éléments de l’intitulé soulèvent des questions assez régulières pour avoir chacun sa propre réponse. « 80–100 % » est une fourchette de taux d’occupation et non un plein temps payé à quatre-vingts pour cent ; ce que l’employeur entend par là, où se situent les seuils et ce qu’il faut en faire dans la candidature sont traités sous « Que signifie 80–100 % dans une annonce ? ». Et « (m/w/d) » signale que le poste est ouvert à tous les genres ; l’origine de la troisième lettre et la raison pour laquelle elle ne dit rien du poste sont traitées sous « Que signifie m/w/d ? ».
Un détail mérite toutefois d’être ajouté ici, parce qu’il relie les deux sujets et qu’il est récent. La même directive européenne qui fait entrer la rémunération dans l’annonce exige aussi, à son article 5 paragraphe 3, que « les offres d’emploi et les dénominations de postes soient non sexistes ». La mention entre parenthèses que beaucoup prennent pour une manie alémanique est, dans l’Union, la réponse à une obligation juridique — et elle circule de là vers les annonces suisses, sans qu’une obligation équivalente existe ici.
Le troisième élément récurrent est la ligne des langues, qui possède elle aussi ses réponses propres dans cette rubrique, tant sur les niveaux exigés que sur la question de savoir quand une annonce en anglais se passe réellement de l’allemand. En bref : la langue dans laquelle une annonce est rédigée dit très peu de la langue dans laquelle on travaille.
Pour les lecteurs venus de France
Qu’on soit frontalier, installé depuis dix ans ou en train de préparer un déménagement, on lit une annonce suisse avec des attentes françaises qui ne collent pas. Quatre méritent d’être nommées.
D’abord la rémunération. La France est liée par la directive et le délai de transposition est échu depuis le 7 juin 2026 ; l’attente de trouver une indication de salaire y est désormais fondée. En Suisse elle ne l’est pas, et rien n’indique qu’elle le devienne. Ensuite le vocabulaire : on dit ici salaire et non rémunération dans la conversation courante, vacances et non congés, taux d’occupation en pourcentage et non heures hebdomadaires. Une annonce qui dit « 80 % » ne dit rien de la répartition des jours.
Puis les types de contrat. Le couple CDI/CDD n’a pas d’équivalent exact : la distinction suisse est entre durée indéterminée et durée déterminée, la période d’essai est réglée par le code des obligations et non par une convention de branche, et les délais de congé sont beaucoup plus courts qu’en France. Une annonce suisse mentionne rarement l’un ou l’autre.
Enfin le treizième salaire. Il est très répandu en Suisse mais il n’est pas obligatoire, et il ne figure presque jamais dans l’annonce. Savoir s’il s’ajoute au salaire mensuel ou si le salaire annuel est divisé par treize représente un mois de différence, et c’est une question à régler avant la signature. L’annonce n’y répondra pas.
L’ordre de lecture, en cinq étapes
Un. Lire l’intitulé en entier, parenthèses comprises : fonction, taux, mention de genre. Une fourchette de pourcentage y est une invitation à négocier, pas une condition à remplir.
Deux. Sauter à la fin. Lieu de travail au niveau de la commune, voie de postulation, parfois une personne de contact. Le bouton mène-t-il à une adresse de l’employeur ou à un portail ? Cela décide de la durée du formulaire et de qui verra votre dossier en premier.
Trois. Passer le milieu au crible des exigences dures. Tout ce qui est introduit par « un atout », « idéalement », « souhaité » ou « un plus » départage, cela n’exclut pas. Ce qui survit à ce tri, c’est le poste.
Quatre. Lire la ligne des langues et la prendre au sérieux. C’est en Suisse l’exigence qui écarte le plus de monde, et elle s’écrit en niveaux et non en adjectifs.
Cinq. Aller chercher le chiffre qui manque. Le calculateur de salaires de la Confédération renvoie une valeur statistique de référence pour un métier, une région, un âge et un taux ; là où une convention collective étendue s’applique, elle porte un minimum. Les deux sont consultables avant l’entretien et remplacent un chiffre que l’annonce ne donnera pas.
Ce que ce relevé ne peut pas faire
Les parts relatives au salaire, aux conventions collectives et aux délais de postulation sont comptées sur l’intitulé et le descriptif court de chaque annonce, pas sur le texte original intégral. Un descriptif court laisse tomber les mentions périphériques plus volontiers que les mentions centrales : les parts réelles sont donc plutôt plus élevées que celles indiquées ici, pas moins.
Cela n’annule pas les chiffres, mais fixe la manière de les lire : les pourcentages absolus sont des planchers. La comparaison entre régions linguistiques est plus solide, parce que les quatre groupes ont été traités de la même façon — et c’est là que se trouve le résultat intéressant. On parle du salaire près de trois fois plus souvent dans les annonces francophones et anglophones que dans les germanophones, et on le chiffre aussi rarement dans toutes.
La comparaison entre l’étiquette et l’intitulé n’a pas ce défaut. Les deux informations accompagnent directement l’annonce, aucune ne provient d’un résumé, et les deux ont été comptées sur le même ensemble.
Les chiffres de marché ont été relevés le 31 août 2026 sur les annonces suisses figurant dans notre corpus ; nous publions des parts, jamais des effectifs absolus. Les parts relatives au salaire, aux conventions collectives et aux délais portent sur les annonces munies d’un descriptif exploitable (78,7 % du corpus) et sont mesurées sur l’intitulé et le descriptif. Est compté comme « mot du salaire » toute occurrence de Lohn, Löhne, Gehalt, Salär, salaire, rémunération, salario, stipendio, retribuzione, salary, pay ou compensation ; comme « montant en francs » toute combinaison de CHF ou Fr. avec un nombre. Le comptage des taux d’occupation porte sur l’ensemble des annonces et confronte les pourcentages de l’intitulé à l’étiquette de type de contrat qui accompagne l’annonce. Le texte des articles 2, 5 et 34 provient de la version française de la directive (UE) 2023/970 publiée sur EUR-Lex et consultée le 31 août 2026 ; celui des articles 3 et 13a, de la version de la loi sur l’égalité en vigueur le 31 août 2026 publiée sur Fedlex.
Sources
Questions liées
Ce que notre index d’offres dit du marché suisse
Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.
Langue de rédaction des annonces
- Deutsch
- 60%
- English
- 23%
- Français
- 13%
- Italiano
- 3%
Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant
- Deutsch
- 70%
- English
- 43%
- Français
- 21%
- Italiano
- 3%
19% publiées ces 7 derniers jours · Principaux marchés: Zürich 18% · Bern 10% · Genève 5% · Basel 5%