Quelle caisse de chômage choisir ?
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En bref
Le choix de la caisse de chômage ne change rien au montant. La hauteur et la durée de l’indemnité journalière sont fixées par la loi fédérale, pas par la caisse, et aucune caisse ne peut vous facturer son travail. Ce que vous choisissez, c’est l’office qui traitera votre dossier, répondra à vos questions et déclenchera vos versements — et vous êtes lié à ce choix pendant tout le délai-cadre de deux ans. Décidez donc sur la disponibilité, la langue et le champ d’activité.
Seuls les renseignements de votre ORP et la décision de votre caisse de chômage font foi. C’est l’office qui vous indique, lors de l’inscription, les caisses qui vous sont ouvertes. Ce texte est rédactionnel et ne constitue pas un conseil juridique.
La Romandie est la région où ce choix est le plus large et le plus mal exploité. Le répertoire fédéral recense cinq caisses différentes à Genève et cinq dans le canton de Vaud, quatre en Valais et dans le Jura, trois à Fribourg — mais seulement deux à Neuchâtel. Et pourtant, dans le sondage du SECO de 2025, 43 pour cent des personnes qui ont choisi elles-mêmes leur caisse ont donné pour seule raison « c’est une caisse cantonale », 23 pour cent « la caisse est proche de l’ORP » et 14 pour cent ont répondu avoir choisi au hasard.
Or c’est sur la rapidité du premier versement que l’écart est le plus visible : 24 pour cent des assurés s’en disent insatisfaits, contre 15 pour cent pour les versements suivants. Sept pour cent seulement ont choisi leur caisse parce qu’elle était réputée payer vite. Le critère qui compte le plus le jour où le salaire s’arrête est celui que presque personne n’applique.
Comptage effectué le 31 août 2026 dans le répertoire d’adresses de la Confédération sur arbeit.swiss, interrogé canton par canton. Genève et Vaud offrent le choix le plus large de Suisse ; Neuchâtel, avec deux entrées, le plus étroit de Romandie.
- Le chômeur exerce son droit à l’indemnité auprès d’une caisse qu’il choisit librement ; dans les limites du délai-cadre d’indemnisation, un changement de caisse n’est pas autorisé (art. 20 al. 1 LACI).
- L’assuré est informé des caisses à sa disposition et en choisit une au plus tard lors du premier entretien de conseil et de contrôle (art. 28 al. 1 OACI).
- Chaque canton dispose d’une caisse publique accessible à tous les assurés domiciliés dans le canton ainsi qu’aux frontaliers assurés qui y travaillent (art. 77 al. 1 LACI).
- Les caisses privées peuvent restreindre leur champ d’activité à une région ou à un groupe déterminé de personnes ou de professions ; la restriction figure dans le règlement approuvé par l’organe de compensation (art. 78 al. 2 et art. 79 al. 1 LACI).
- Une indemnité journalière pleine s’élève à 80 pour cent du gain assuré, 70 pour cent aux conditions de l’article 22 alinéa 2 — quelle que soit la caisse qui calcule.
- Les frais des caisses sont supportés par le fonds de compensation et, depuis le 1er janvier 2026, remboursés selon un système de bonus-malus lié à la prestation (art. 92 al. 6 LACI, art. 122b OACI).
Ce que le choix ne change pas
Une indemnité journalière pleine s’élève à 80 pour cent du gain assuré. Elle est de 70 pour cent pour les assurés qui n’ont pas d’obligation d’entretien envers des enfants de moins de 25 ans, dont l’indemnité pleine dépasserait 140 francs et qui ne touchent pas de rente d’invalidité correspondant à un degré d’invalidité d’au moins 40 pour cent (art. 22 al. 1 et 2 LACI). Ces taux sont dans la loi fédérale. Aucune caisse ne peut les relever, aucune ne peut les abaisser, et aucune ne peut vous facturer quoi que ce soit : le fonds de compensation rembourse aux fondateurs des caisses les frais à prendre en compte qu’ils encourent dans l’accomplissement de leurs tâches (art. 92 al. 6 LACI).
Les tâches sont elles aussi les mêmes partout : déterminer le droit à l’indemnité, suspendre l’exercice du droit dans les cas de l’article 30 alinéa 1, verser les prestations, gérer le capital d’exploitation et rendre compte périodiquement (art. 81 al. 1 LACI). Une caisse plus généreuse qu’une autre n’existe pas juridiquement. Il existe seulement une caisse plus joignable, plus compréhensible et — première question — compétente pour vous.
Qui figure sur la liste : 32 caisses, deux familles
Le répertoire d’adresses que la Confédération tient sur arbeit.swiss recense aujourd’hui 32 caisses de chômage reconnues et 154 guichets. Nous l’avons interrogé canton par canton le 31 août 2026 et compté ; le détail ci-dessous provient de ce comptage.
La première famille est publique. Chaque canton dispose d’une caisse publique accessible à tous les assurés domiciliés dans le canton ainsi qu’aux frontaliers assurés qui travaillent dans le canton, le canton étant le fondateur de la caisse (art. 77 al. 1 et 2 LACI). Plusieurs cantons peuvent, avec l’assentiment du SECO, gérer une caisse publique commune à leurs territoires (art. 77 al. 4 LACI), et l’une porte ce cas dans son nom : l’Arbeitslosenkasse Obwalden Nidwalden. Le répertoire compte donc 25 caisses publiques pour 26 cantons. La caisse publique de votre canton de domicile ne peut pas vous refuser — c’est son vrai avantage, rarement formulé ainsi. Pour les frontaliers, la même disposition est explicite : la caisse publique du canton où vous travaillez vous est ouverte.
La seconde famille est privée. Les organisations d’employeurs et de travailleurs d’importance nationale, régionale ou cantonale peuvent instituer séparément ou en commun des caisses de chômage privées, qui doivent être agréées par l’organe de compensation (art. 78 al. 1 LACI). Sept figurent aujourd’hui au répertoire, et trois d’entre elles sont d’abord romandes : la Caisse de chômage OCS, présente en Valais et sur Vaud, la Caisse chômage du SIT-Genève et la Caisse de chômage interprofessionnelle dans le Jura. S’y ajoutent Unia, SYNA, syndicom et l’OCST tessinois.
Le rapport de forces ne se lit pas dans le nombre de caisses mais dans celui des guichets : sur 154 guichets, 115 appartiennent à ces sept caisses privées, soit 74,7 pour cent. Unia en exploite 65 à elle seule dans 18 cantons, SYNA 24 dans 15 cantons. Les 25 caisses publiques totalisent 39 guichets, un quart du réseau.
Combien de caisses sont recensées dans votre canton
Interrogé canton par canton, le même répertoire donne une réponse très inégale. Genève et Vaud : cinq caisses différentes chacun. Valais, Jura, Zurich, Berne, Tessin et Grisons : quatre. Fribourg, Soleure, Saint-Gall, Argovie, Schwyz, Lucerne et Bâle-Ville : trois. Neuchâtel, Bâle-Campagne, Uri, Schaffhouse et Thurgovie : deux. Et exactement une dans six cantons : Obwald, Nidwald, Glaris, Zoug, Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures.
Neuchâtel mérite une phrase à part, parce que le contraste romand est net : le canton n’a que deux entrées, la caisse cantonale et Unia, alors que Genève en compte cinq pour un territoire plus petit. Un Neuchâtelois qui veut comparer devra donc regarder au-delà du guichet le plus proche, et c’est précisément ce que la loi lui permet.
Car une seule entrée ne signifie pas l’absence de choix. La loi vous laisse choisir parmi toutes les caisses dont le champ d’activité vous couvre, et les caisses privées peuvent restreindre ce champ à une région ou à un groupe déterminé de personnes ou de professions (art. 78 al. 2 LACI) ; la restriction figure dans le règlement, que l’organe de compensation approuve (art. 79 al. 1 LACI). Pas de guichet dans le canton veut dire pas de guichet à proximité, pas « caisse indisponible ». C’est pour cela que la loi impose à l’office de vous informer des caisses à votre disposition avant que vous choisissiez.
Rapporté à notre propre stock d’annonces ouvertes, l’essentiel du marché se trouve du bon côté de cette distribution : 64,8 pour cent des annonces dont le lieu se rattache à un canton se situent dans des cantons où quatre ou cinq caisses sont recensées, et 25,6 pour cent de plus dans des cantons qui en comptent trois. Les six cantons à une seule entrée représentent 4,2 pour cent.
Sur quoi les assurés choisissent réellement
Le SECO fait mesurer chaque année la satisfaction des demandeurs d’emploi à l’égard des ORP et des caisses de chômage. L’édition 2025 a été menée en ligne par DemoSCOPE du 28 avril au 10 juin 2025 auprès de personnes actives entre décembre 2024 et mars 2025 et inscrites depuis au moins 60 jours. Quatre-vingt-quinze pour cent d’entre elles étaient inscrites auprès d’une caisse.
Parmi celles-ci, 82 pour cent ont choisi leur caisse elles-mêmes, 10 pour cent disent qu’elle leur a été attribuée et 6 pour cent avaient encore la même caisse après une nouvelle inscription. Sur les raisons — plusieurs réponses étaient possibles — l’appartenance et la proximité l’emportent : caisse cantonale 43 pour cent, proche de l’ORP 23 pour cent, proche du domicile 21 pour cent, caisse syndicale 15 pour cent.
Ensuite, la liste s’effondre. Choisie au hasard : 14 pour cent. Bonne réputation : 12 pour cent. Recommandée : 11 pour cent. Bonne expérience antérieure : 10 pour cent. Connue pour l’efficacité de ses services : 10 pour cent. Connue pour la rapidité des paiements : 7 pour cent. Connue pour ses bons collaborateurs : 5 pour cent. Les chiffres 2024 sont presque identiques : ce n’est pas un accident de sondage.
Il y a une manière rassurante de lire ces chiffres et une manière exacte. L’exacte : une majorité prend une décision qui l’engage deux ans sans regarder un seul critère de prestation. Dix minutes suffisent à faire autrement.
Ce qui distingue réellement une caisse d’une autre
Le même sondage mesure la satisfaction canal par canal. Globalement, 79 pour cent des assurés sont satisfaits ou très satisfaits des prestations de leur caisse et 17 pour cent insatisfaits ; la moyenne sur l’échelle de 1 à 4 s’établit à 3,17, inchangée par rapport à 2024. Soixante-treize pour cent recommanderaient leur caisse à des connaissances, 18 pour cent non.
Le point faible est partout le même : la disponibilité. Soixante-quatre pour cent ont eu un contact téléphonique, 56 pour cent par courriel, 40 pour cent au guichet. La disponibilité téléphonique laisse 24 pour cent d’insatisfaits — moyenne de 3,01, la plus basse de toute la partie consacrée aux caisses, en recul par rapport à 3,08 l’année précédente. La rapidité des réponses aux courriels donne 23 pour cent d’insatisfaits (3,06 après 3,12). Les horaires d’ouverture, eux, seulement 13 pour cent (3,20). Le canal le plus utilisé est le moins performant.
Puis les versements. Vingt-quatre pour cent sont insatisfaits de la rapidité du premier paiement, et 4 pour cent n’avaient encore rien reçu au moment de l’enquête ; pour les versements suivants, l’insatisfaction tombe à 15 pour cent. Le goulet est au départ, là où les pièces sont vérifiées — et 15 pour cent des assurés disent ne pas être informés lorsqu’un document manque.
Que les caisses diffèrent, le système lui-même le tient pour acquis. Depuis le 1er janvier 2026, les frais à prendre en compte des caisses sont remboursés au moyen d’un système de bonus-malus en fonction de la prestation fournie (art. 92 al. 6 LACI, dans sa teneur du 14 juin 2024). La convention passée avec les fondateurs règle notamment les indicateurs de mesure de la prestation, et une caisse en zone de malus est moins bien remboursée (art. 122b OACI). Aucun classement public des caisses n’en sort — mais on ne construit pas un bonus-malus pour des institutions censées se valoir.
Faut-il être syndiqué pour choisir une caisse syndicale ?
Non, du moins pas dans les caisses qui l’écrivent noir sur blanc. La loi autorise une restriction sans l’imposer : les caisses privées peuvent restreindre leur champ d’activité à une région ou à un groupe déterminé de personnes ou de professions (art. 78 al. 2 LACI). Savoir si une caisse donnée le fait est une question à poser à la caisse, car la réponse figure dans son règlement, approuvé par l’organe de compensation (art. 79 al. 1 LACI).
SYNA le formule ainsi sur sa propre page, lue le 31 août 2026 : « Notre caisse de chômage, qui reflète nos convictions syndicales, est ouverte à toutes et tous, que vous soyez membre du syndicat Syna ou non. » C’est la phrase à chercher sur le site de n’importe quelle caisse privée avant de vous décider ; à défaut, posez la question.
L’inverse mérite d’être dit aussi : choisir une caisse syndicale n’est pas adhérer à un syndicat, ne vous donne aucune représentation syndicale et ne modifie aucune règle de l’assurance. C’est un organe d’exécution agréé, qui applique la même loi que la caisse cantonale.
Les quatre questions qui décident vraiment
Premièrement : le champ d’activité me couvre-t-il ? Pour la caisse publique de votre canton de domicile, la réponse est toujours oui (art. 77 al. 1 LACI). Pour une caisse privée, c’est une question de règlement. Elle vient en premier parce que les trois autres n’ont aucun sens si la réponse est non.
Deuxièmement : dans quelle langue serai-je servi ? La question n’est pas de confort. Un dossier s’enlise quand une question reste sans réponse, et une question reste sans réponse quand l’une des deux parties écrit dans une langue qu’elle manie mal. En Suisse alémanique, une caisse romande active nationalement peut valoir mieux qu’un guichet au coin de la rue.
Troisièmement : par quel canal les joindre quand il manque une pièce ? Deux tiers des contacts passent par le téléphone, et c’est là que la satisfaction est la plus basse. Demandez les heures téléphoniques et l’existence d’un formulaire de contact ou d’un espace client avant de demander les horaires du guichet.
Quatrièmement : que se passe-t-il si je déménage ? Pendant le délai-cadre, vous n’êtes autorisé à changer de caisse que si vous quittez son champ d’activité (art. 20 al. 1 LACI, art. 28 al. 2 OACI). Une caisse active dans toute la Suisse vous suit ; la caisse publique de votre canton s’arrête à la frontière cantonale. Si un déménagement est envisageable, cette asymétrie mérite une minute de réflexion maintenant ; les détails figurent dans la question sur le changement de canton.
Quand et où le choix se fait
L’assuré est informé des caisses de chômage à sa disposition et en choisit une au plus tard lors du premier entretien de conseil et de contrôle (art. 28 al. 1 OACI). Vous n’avez donc pas à trancher le jour du licenciement, mais vous devez avoir une réponse pour ce premier entretien : sinon la question se règle d’elle-même, et c’est de là que viennent les 10 pour cent qui disent que la caisse leur a été attribuée.
La version française d’arbeit.swiss est notablement plus douce que l’allemande sur ce point. Elle écrit : « Vous pouvez choisir librement la caisse qui vous convient. Cette caisse sera votre interlocutrice privilégiée pendant toute la durée du délai-cadre de deux ans. » L’allemande dit que vous êtes « lié » à ce choix, l’italienne « vincolati ». C’est la loi qui tranche, et elle est plus proche des versions alémanique et italienne que du résumé français (art. 20 al. 1 LACI, cité en bas de page). Lisez la loi plutôt que le résumé : « interlocutrice privilégiée » se lit comme une préférence, alors qu’il s’agit d’un engagement.
Enfin, ne confondez pas les deux institutions. L’ORP conseille, place et contrôle vos recherches d’emploi, et vous ne le choisissez pas : c’est celui de votre domicile. La caisse examine le droit et verse, et c’est elle que vous choisissez. Les indications et documents soumis à un délai passent par le canal désigné par votre ORP ou votre caisse, en pratique les eServices sur Job-Room. Votre propre liste, tableur ou outil de suivi est une bonne préparation à cela, jamais la voie de dépôt.
Les indications juridiques suivent la lettre des articles 20, 22, 77, 78, 79, 81 et 92 LACI et des articles 28 et 122b OACI, dans les versions consolidées publiées sur fedlex et applicables au 31 août 2026 (LACI dans sa version du 1er janvier 2026, OACI dans celle du 1er août 2026). Les résultats du sondage proviennent du rapport suisse du sondage 2025 du SECO auprès des demandeurs d’emploi sur les prestations des ORP et des caisses de chômage ; la base et le filtre de chaque question y sont indiqués, et les raisons du choix de la caisse admettaient plusieurs réponses. Le nombre de caisses et de guichets est notre propre comptage du répertoire d’adresses d’arbeit.swiss, effectué canton par canton le 31 août 2026 ; le répertoire rattache chaque guichet à un seul canton, raison pour laquelle nous parlons de guichets « recensés » et non « situés » — à Obwald, l’unique entrée est une adresse du canton de Lucerne. Les parts tirées de notre propre stock portent sur les annonces ouvertes au 30 août 2026 dont le lieu peut être rattaché à un canton, soit environ deux tiers du stock ; ce rattachement lit les petits cantons trop étroitement, de sorte que les 4,2 pour cent des six cantons à une seule entrée sont un plancher et non un plafond.
Inscription à l’ORP : ce qu’il faut préparer avant le premier entretien
Sources
- LACI (RS 837.0) — articles 20, 22, 77, 78, 79, 81 et 92 : choix de la caisse, indemnité journalière, caisses publiques et privées
- OACI (RS 837.02) — article 28 : choix et changement de caisse ; article 122b : convention avec les fondateurs
- arbeit.swiss — Inscription et enregistrement : libre choix de la caisse de chômage
- arbeit.swiss — Adresses et liens : répertoire des caisses de chômage
- SECO — Enquêtes auprès des clients : demandeurs d’emploi, employeurs, services privés de l’emploi
- SECO / DemoSCOPE — Sondage 2025 auprès des demandeurs d’emploi, rapport suisse (PDF)
- Caisse de chômage SYNA — « ouverte à toutes et tous, que vous soyez membre du syndicat Syna ou non »
Questions liées
Ce que notre index d’offres dit du marché suisse
Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.
Langue de rédaction des annonces
- Deutsch
- 60%
- English
- 23%
- Français
- 13%
- Italiano
- 3%
Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant
- Deutsch
- 70%
- English
- 43%
- Français
- 21%
- Italiano
- 3%
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