Où trouver des emplois à temps partiel en Suisse ?
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En bref
Les annonces suisses notent un taux d'occupation réduit de deux manières qui ne se recoupent presque pas. Environ 7,6 % des annonces que nous suivons en proposent un : 5,5 % portent une mention explicite « temps partiel », 2,9 % indiquent dans le texte un taux de 60 % au maximum, et 0,8 % seulement font les deux. En n'utilisant que le filtre temps partiel, vous en voyez un peu plus de sept sur dix. Le reste n'existe que sous forme de chiffre dans l'intitulé.
Les portails d'emploi suisses en un coup d'œil
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Emplois par métier, ville ou langue
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Par métier
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Par type de poste
Le chiffre lui-même constitue le deuxième piège. Un taux d'occupation figure dans 22,5 % de toutes les annonces, mais pour trois quarts d'entre elles la valeur la plus basse citée est 100 %. Les fourchettes représentent 62,2 % des indications de taux, et 65,6 % de ces fourchettes commencent à 80 %. « 80–100 % » est donc la formulation la plus courante du pays — et elle décrit un poste à plein temps que l'employeur accepterait de réduire, non un poste à temps partiel.
Là où des taux réellement réduits sont publiés, c'est le domaine professionnel qui tranche, bien plus que la ville. Enseignement et travail social : 41,3 % des annonces. Soins : 29,1 %. Thérapie et cabinets médicaux : 23,3 %. Nettoyage et économie domestique : 21,1 %. Vente : 15,2 %. Face à cela, l'informatique est à 2,4 % et la construction et les métiers du bâtiment à 0,5 %.
Part des annonces d'un domaine qui portent la mention temps partiel ou indiquent un taux d'occupation de 60 % au maximum. Analyse continue des annonces suisses ouvertes que nous suivons, état août 2026.
- 71,4 % des annonces indiquant un taux de 60 % au maximum ne portent aucune mention temps partiel — le filtre seul ne les atteint pas.
- Dans l'autre sens, 55,4 % des annonces marquées temps partiel n'indiquent aucun chiffre : chercher « 50 % » ne les atteint pas non plus.
- Parmi les annonces à 60 % ou moins, l'échelle est nette : 60 % (36,8 %), 50 (25,0 %), 40 (19,0 %), 30 (6,9 %), 20 (5,7 %) ; tout ce qui est en dessous pèse environ 4 % du groupe.
- Les 50 employeurs qui publient le plus de postes à taux réduit fournissent 50,9 % de ces annonces, contre 35,7 % pour les 50 plus gros annonceurs du marché entier.
- Les annonces rédigées en français indiquent un taux dans 19,9 % des cas, contre 29,7 % en allemand et 9,5 % en anglais.
- Les annonces à 60 % ou moins ont 18 jours d'ancienneté médiane, celles dont la seule valeur citée est 100 % en ont 23.
Où le temps partiel est réellement annoncé
| Canton | Part de temps partiel | Annonces comptées |
|---|---|---|
| Argovie | 36,0 % | 419 |
| Lucerne | 34,5 % | 551 |
| Berne | 30,8 % | 626 |
| Zurich | 21,0 % | 1’822 |
| Vaud | 14,0 % | 677 |
| Bâle-Ville | 13,6 % | 463 |
| Fribourg | 12,8 % | 423 |
| Genève | 5,8 % | 669 |
Compté le 7 septembre 2026 sur 22’518 annonces. À noter : le champ « type de contrat » n'indique que 5,1 % de temps partiel, alors que 20,0 % portent un taux inférieur à 100 % — nous comptons les deux signaux. Les valeurs romandes sont en outre tirées vers le bas par la mesure : seules 12,7 % des annonces y indiquent le taux dans le titre, contre 23,0 % au niveau national. Le tableau montre où le temps partiel est VISIBLEMENT annoncé, pas où il existe.
Deux écritures, deux listes de résultats
Le constat le plus utile ici n'est pas une part, c'est un écart. Une annonce suisse peut porter son taux comme une mention — publiée en temps partiel, ce que lit une page ou un filtre dédié — ou comme un chiffre dans l'intitulé : « 60 % », « 20–40 % ». Les deux conventions sont courantes, mais des employeurs différents choisissent des conventions différentes, et il en résulte deux listes presque disjointes. Parmi les annonces indiquant 60 % ou moins, 71,4 % ne portent aucune mention. Parmi les annonces portant la mention, 55,4 % n'indiquent aucun chiffre.
Cette séparation n'est pas aléatoire. Hôpitaux, administrations cantonales et grands distributeurs renseignent volontiers le type de contrat ; cabinets, écoles, petites structures et agences de placement mettent plutôt le pourcentage dans le titre et laissent le type vide. Une recherche qui n'emprunte qu'un seul des deux chemins perd donc une partie de l'offre triée par type d'employeur, et non répartie au hasard.
La parade est banale et efficace : chercher deux fois. Une fois par la page temps partiel, qui lit la mention ; une fois par le réglage du taux d'occupation dans la recherche d'emploi, qui lit le chiffre. Ensemble, ces deux voies couvrent les 7,6 % du marché qui proposent un taux réduit. Séparément, elles en couvrent 5,5 % et 2,9 %.
Attendez-vous à ce qu'une troisième tranche reste invisible aux deux : les postes publiés à plein temps que l'entreprise accepterait pourtant de partager. Seules 0,4 % des annonces écrivent « ou à convenir ». Ce n'est pas la preuve que peu d'employeurs négocient, c'est la preuve que la négociation a lieu au premier entretien et non dans le texte.
« 80–100 % » n'est pas un poste à temps partiel
Inscrire le taux d'occupation dans l'intitulé est une convention suisse, et le chiffre est le plus souvent une confirmation plutôt qu'une offre. Sur l'ensemble des annonces qui citent un taux, 74,8 % ont 100 % pour valeur la plus basse, et 11,1 % supplémentaires s'arrêtent entre 80 et 99 %.
C'est la fourchette qui trompe. Les fourchettes représentent 62,2 % des indications de taux et 65,6 % d'entre elles s'ouvrent à 80 %. Le « 80–100 % » que vous croisez sans cesse signifie donc que l'employeur accepterait quatre jours par semaine de la bonne personne. Si vous avez besoin d'un mi-temps, c'est un refus poli écrit à l'avance.
Les fourchettes qui descendent vraiment sont nettement plus rares : 13,4 % commencent à 60 %, 7,3 % à 40 % et 6,0 % à 50 %. La règle de lecture qui en découle tient en une phrase — ignorez la valeur haute et ne lisez que la valeur basse.
Un mot de vocabulaire, utile si vous lisez aussi des annonces alémaniques : ce que le français appelle taux d'occupation se dit Pensum ou Beschäftigungsgrad en allemand et grado di occupazione en italien. Le sigle « FTE » n'apparaît pratiquement jamais dans les annonces destinées aux candidats en Suisse. Et une annonce qui ne dit rien du taux est, par défaut, un plein temps : quand un employeur suisse veut proposer moins, il l'écrit, dans l'une ou l'autre des deux notations.
Le métier pèse plus lourd que le lieu
L'écart entre domaines est le plus grand chiffre de toute cette réponse : environ quatre-vingts pour un, de 41,3 % des annonces dans l'enseignement et le travail social à 0,5 % dans la construction et les métiers du bâtiment. Aucun lieu, aucune taille d'entreprise, aucune saison n'approche cela dans notre base.
L'ordre suit l'organisation du travail et non la générosité des employeurs. Là où l'on planifie déjà des tournus, des horaires scolaires ou des heures d'ouverture, un poste à 50 % est une unité de planification comme une autre : soins 29,1 %, thérapie et cabinets 23,3 %, nettoyage et économie domestique 21,1 %, vente 15,2 %, administration 12,9 %. Là où le travail s'organise par projets, mandats et disponibilité, il est publié entier : ingénierie 3,2 %, informatique 2,4 %, construction 0,5 %.
Si votre métier figure en bas de cette liste, chercher une annonce à temps partiel dans votre domaine est une mauvaise stratégie, non par malchance mais par absence de stock. Visez plutôt une annonce à plein temps chez un employeur qui publie déjà des taux réduits ailleurs dans la maison, et amenez votre taux sous forme de fourchette au premier entretien.
Si votre métier figure en haut, l'inverse est vrai : le taux réduit y est la norme et vous pouvez en faire un critère ferme sans vider la liste. À noter que l'enseignement et le travail social forment le plus petit groupe présenté ici, environ un demi pour cent de toutes les annonces : la proportion est parlante, le choix absolu reste modeste.
Cinquante employeurs en portent la moitié
Les postes à taux réduit sont plus concentrés que le marché dans son ensemble. Les 50 employeurs qui en publient le plus totalisent 50,9 % de ces annonces, alors que les 50 plus gros annonceurs, tous postes confondus, ne pèsent que 35,7 % du marché. Les dix premiers à eux seuls en portent 22,5 %.
La recherche par employeur devient donc la troisième voie, à côté de la mention et du chiffre. Parmi les annonceurs ayant au moins quarante postes ouverts, ce sont les hôpitaux, les cantons et le commerce de détail qui mènent : 77,8 % des annonces ouvertes de l'Insel Gruppe proposent un taux réduit, 66,7 % chez Kantonsspital Graubünden, 53,7 % chez Lidl Switzerland, 44,7 % aux Hôpitaux universitaires de Genève, 35,8 % chez Medbase Gruppe et 29,6 % au Kantonsspital Baden. Le canton de Berne est à 13,7 %, le Luzerner Kantonsspital à 13,3 % et Volg à 13,2 %.
L'autre extrémité est tout aussi instructive. Plusieurs grands annonceurs disposant de quarante postes ouverts ou plus — Nestlé, Swiss Life, Axpo et Vontobel notamment — n'affichent dans notre base aucune annonce à taux réduit. Y chercher un mi-temps, ce n'est pas fouiller une liste maigre, c'est fouiller une liste vide.
Une réserve accompagne ces chiffres : ils mesurent la façon dont un employeur rédige ses annonces, pas la façon dont il emploie réellement. Une maison qui pratique largement le temps partiel en interne mais ne l'écrit jamais apparaît ici à zéro. Pour une recherche d'emploi, c'est malgré tout la grandeur pertinente : vous ne pouvez trouver que ce que quelqu'un a écrit.
Les mots qui font remonter le temps partiel
L'expression « temps partiel » elle-même ne figure dans le texte que de 0,6 % des annonces francophones que nous suivons, et le mot allemand « Teilzeit » dans 1,6 % des annonces alémaniques. Comme terme de recherche, c'est presque inutile : l'information vit dans le type de contrat, pas dans la prose. D'autres mots, eux, vivent bien dans la prose.
Parmi les annonces mentionnant un salaire horaire, 97,4 % proposent un taux réduit. Pour le travail sur appel, 91,3 % ; pour les postes d'étudiant, 85,6 % ; pour les emplois auxiliaires, 79,2 % ; pour le travail du week-end, 77,6 % ; pour le service de nuit, 75,4 % ; pour les remplacements, 71,4 %. Chacun de ces mots apparaît dans nettement moins d'un pour cent des annonces : la prise est étroite, mais presque rien de ce qu'elle ramène n'est un plein temps.
Utilisez-les en complément, jamais en remplacement. Ils ouvrent un autre segment — horaire, irrégulier, souvent de durée déterminée — et c'est précisément le segment où le taux n'a jamais été exprimé en pourcentage, donc celui que ni le filtre ni la recherche chiffrée n'auraient trouvé.
Enfin, une particularité romande utile à connaître. Les annonces rédigées en français citent un taux dans 19,9 % des cas, contre 29,7 % en allemand ; mais quand elles en citent un, il descend sous 60 % dans 14,8 % des cas, contre 12,3 % côté alémanique. Autrement dit, la Suisse romande écrit le taux moins souvent, mais quand elle l'écrit, il est un peu plus souvent réellement réduit.
Comment procéder ici, dans l'ordre
Premièrement, ouvrez la page temps partiel et choisissez votre ville. Elle rassemble les annonces portant la mention et dispose d'une sous-page pour chaque grande ville. C'est une moitié du marché, et la plus commode.
Deuxièmement, dans la recherche d'emploi, réglez le taux d'occupation de 20 à 60 % et laissez votre métier dans le champ de recherche. Ce réglage fonctionne par chevauchement : une annonce écrite « 60–100 % » apparaît encore dans une recherche plafonnée à 60 %, parce que les deux fourchettes se touchent. Et les annonces qui n'indiquent aucun taux sont conservées, non écartées — sinon les 55,4 % d'annonces temps partiel sans chiffre disparaîtraient de votre liste.
Troisièmement, prenez deux ou trois employeurs du haut du classement — dans la plupart des régions l'hôpital cantonal, le canton lui-même, une organisation de soins à domicile, un groupe de cliniques et un distributeur — et parcourez directement leurs postes ouverts. Pour la moitié de l'offre à taux réduit, c'est le chemin le plus court.
Quatrièmement, exprimez votre taux sous forme de fourchette dès le premier contact. « Je cherche entre 50 et 70 % » laisse à l'employeur la place de tailler le poste ; « 50 % uniquement » impose une décision par oui ou par non avant que quiconque vous ait rencontré. Et postulez aux annonces à plein temps du bon domaine : chez un employeur dont les autres annonces affichent des taux réduits, demander 60 % relève de la routine, pas de l'audace.
Parts issues de notre analyse continue des annonces suisses ouvertes que nous suivons, état août 2026. « Taux réduit » désigne ici les annonces enregistrées comme temps partiel ou indiquant, dans l'intitulé ou le résumé, un taux d'occupation de 60 % au maximum. Les domaines sont attribués à partir de mots-clés de l'intitulé ; l'enseignement et le travail social forment le plus petit groupe présenté, environ un demi pour cent de toutes les annonces. Les taux par employeur ne concernent que les annonceurs ayant au moins quarante postes ouverts. Nous publions des parts, non des effectifs absolus.
Sources
Questions liées
Ce que notre index d’offres dit du marché suisse
Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.
Langue de rédaction des annonces
- Deutsch
- 60%
- English
- 23%
- Français
- 13%
- Italiano
- 3%
Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant
- Deutsch
- 70%
- English
- 43%
- Français
- 21%
- Italiano
- 3%
19% publiées ces 7 derniers jours · Principaux marchés: Zürich 18% · Bern 10% · Genève 5% · Basel 5%






