Les rendez-vous à l'ORP : rythme, report et prix d'un entretien manqué
Mis à jour:
L'intervalle que fixe réellement l'ordonnance, les obligations qui courent entre deux entretiens, les motifs de report et ce que coûte une absence.
- À quelle fréquence dois-je me rendre à l'ORP ?
- Qu'est-ce que les jours sans contrôle ?
- Que se passe-t-il lors du premier entretien à l'ORP ?
- Comment préparer l'entretien de conseil à l'ORP ?
- L'ORP conseille-t-il vraiment, ou se contente-t-il de contrôler ?
À quelle fréquence dois-je me rendre à l'ORP ?
En bref
Au moins tous les deux mois. L'article 21 alinéa 1 OACI oblige l'office compétent à mener un entretien de conseil et de contrôle avec vous « à intervalles pertinents, mais au moins tous les deux mois ». Le premier a lieu dans les 15 jours qui suivent la date d'inscription. Deux mois constituent donc un plancher légal, pas un rythme ordinaire : la cadence réelle est fixée par votre ORP, et des entretiens plus fréquents sont expressément admis. Ne confondez pas cette cadence avec la période de contrôle, qui est toujours le mois civil.
Seules la décision de votre caisse de chômage et les informations de votre ORP font foi. Toute appréciation se fait au cas par cas. Ce texte est rédactionnel et ne constitue pas un conseil juridique.
L'ordonnance énonce d'abord « à intervalles pertinents » et seulement ensuite le minimum. L'intervalle est donc censé épouser votre situation plutôt qu'un calendrier fixe : une personne qui prend un poste dans trois semaines n'est pas suivie comme une personne qui doit se réorienter après une restructuration. Aucune limite supérieure ne figure dans le texte.
Ce qui compte davantage que le chiffre, ce sont les obligations qui courent entre deux dates. La preuve des recherches d'emploi est mensuelle quelle que soit votre cadence d'entretiens, et vous devez pouvoir être atteint par l'office dans le délai d'un jour ouvré — y compris pendant les sept semaines où personne ne vous convoque.
Parts cumulées de toutes les annonces publiées portant une date de publication dans l'index de SwissJobs.app, mesurées au 22 août 2026. « Depuis 60 jours » englobe les fenêtres plus courtes. L'annonce médiane a environ 19 jours.
- Un entretien de conseil et de contrôle à intervalles pertinents, mais au moins tous les deux mois (art. 21 al. 1 OACI) — un minimum, sans maximum.
- Le premier entretien a lieu dans les 15 jours suivant la date d'inscription et vous y apportez déjà la preuve de vos recherches d'emploi (art. 20a OACI).
- Entre deux rendez-vous, vous devez pouvoir être atteint par l'office dans le délai d'un jour ouvré (art. 21 al. 3 OACI).
- Un report s'obtient sur demande si vous prouvez un événement contraignant — se présenter à un employeur est cité expressément (art. 25 let. d OACI).
- Ne pas respecter les prescriptions de contrôle ou les instructions entraîne une suspension du droit à l'indemnité (art. 30 al. 1 let. d LACI) : 1 à 15, 16 à 30 ou 31 à 60 jours selon la faute (art. 45 al. 3 OACI).
- Après 60 jours de chômage contrôlé, vous avez droit à cinq jours consécutifs sans contrôle, à annoncer au moins deux semaines à l'avance (art. 27 OACI).
Le texte pose un plancher, pas un agenda
L'article 21 alinéa 1 OACI comporte deux membres de phrase, et les résumés ne retiennent presque jamais que le second. Le premier dit « à intervalles pertinents » ; le second, « mais au moins tous les deux mois ». La règle est la pertinence de l'intervalle ; les deux mois sont la limite en dessous de laquelle aucun office ne peut descendre. Le texte ne fixe aucun plafond dans l'autre sens.
La même phrase indique à quoi sert l'entretien : l'office y contrôle votre aptitude au placement et l'étendue de la perte de travail à prendre en considération. Ce sont deux conditions du droit à l'indemnité, pas des formalités administratives. Déclarer en entretien que vous serez indisponible pendant plusieurs semaines revient donc, volontairement ou non, à ouvrir une discussion sur vos indemnités journalières.
L'alinéa 2 impose à l'office de consigner les jours où un entretien a eu lieu et de dresser un procès-verbal. Ce procès-verbal devient votre dossier. Lorsqu'un point est convenu pendant le rendez-vous — un rayon de recherche élargi, une cible professionnelle différente, un nombre de candidatures revu —, il vaut la peine de le reformuler à voix haute en fin d'entretien pour qu'il soit consigné tel que vous l'entendiez.
Le point de départ : quinze jours après l'inscription
L'article 20a fixe le début du rythme : l'office compétent mène le premier entretien de conseil et de contrôle dans les 15 jours qui suivent la date d'inscription. Cette date n'est pas votre dernier jour de travail, mais le jour où vous vous êtes inscrit au placement ; l'article 19 alinéa 3 impose à l'office de vous la confirmer par écrit.
Lors de ce premier entretien, votre identité est vérifiée et vous fournissez les informations exigées, « notamment la preuve de vos recherches d'emploi ». Beaucoup de personnes le découvrent trop tard : la première preuve n'est pas due à la fin du mois, elle est attendue au premier rendez-vous, et elle porte sur la période antérieure à l'inscription, pendant laquelle la loi attendait déjà des candidatures.
L'office compétent est celui de votre domicile (art. 18 OACI). Les personnes en séjour hebdomadaire peuvent mener les entretiens au lieu de domicile ou au lieu de séjour hebdomadaire — une possibilité prévue par le texte, rarement utilisée, qui épargne pourtant des heures de trajet.
Deux horloges que l'on confond sans cesse
L'horloge des entretiens et celle des preuves ne tournent pas ensemble. Les entretiens suivent l'article 21 : au moins tous les deux mois. La période de contrôle, elle, correspond toujours au mois civil, et l'article 26 alinéa 2 exige la remise de la preuve des recherches d'emploi au plus tard le cinq du mois suivant, ou le premier jour ouvrable qui suit.
L'alinéa 3 du même article précise que l'office contrôle les recherches d'emploi chaque mois. Une cadence bimestrielle d'entretiens ne signifie donc jamais deux mois sans rien remettre. Elle signifie seulement que l'un des deux mois se passe sans être assis en face de quelqu'un.
Une troisième échéance s'adresse à un autre destinataire : le formulaire « Indications de la personne assurée » de l'article 23 part en fin de mois vers votre caisse de chômage, et non vers l'ORP. Deux destinataires, trois dates. Celles et ceux qui inscrivent les trois dans un même agenda perdent rarement de l'argent pour des motifs administratifs.
L'obligation silencieuse : un jour ouvré
L'article 21 alinéa 3 tient en une phrase, et c'est celle que l'on oublie le plus : « L'assuré doit garantir qu'il peut être atteint par l'office compétent dans le délai d'un jour ouvré. » Cette obligation ne s'interrompt pas entre deux rendez-vous.
Concrètement : un numéro que vous écoutez, une adresse électronique que vous ouvrez chaque jour, une boîte aux lettres relevée. Lorsque l'office veut vous assigner un poste, la fenêtre pendant laquelle l'assignation sert encore l'employeur est courte. Être injoignable n'est donc pas un état neutre : c'est une instruction manquée.
C'est précisément là que les voyages dérapent. Le déplacement lui-même pose rarement problème ; c'est la semaine où personne ne vous atteint et où une convocation reste sans réponse qui coûte cher. Si vous partez, prenez des jours sans contrôle dans les formes plutôt que de compter sur le silence entre deux entretiens.
Faire déplacer un rendez-vous, ou être dispensé de plusieurs
L'article 25 énumère les cas dans lesquels l'office décide sur demande de l'assuré. La lettre d est celle qui sert le plus : le report est autorisé si vous apportez la preuve que vous ne pouvez vous libérer à la date convenue en raison d'un événement contraignant, « notamment parce que vous devez vous déplacer pour vous présenter à un employeur ». Un entretien d'embauche passe donc avant le rendez-vous à l'ORP, à condition de l'annoncer et de pouvoir le prouver.
La lettre c va plus loin : trois semaines au plus de dispense de présentation si vous devez vous rendre à l'étranger pour un entretien d'embauche, si vous effectuez un stage d'orientation professionnelle ou si vous vous soumettez à un test d'aptitude professionnelle sur le lieu de travail. La lettre a vise la participation à une élection ou une votation d'importance nationale à l'étranger, la lettre b les assurés gravement handicapés, la lettre e les événements familiaux particuliers — mariage, naissance, décès, soins à un enfant malade ou à un proche parent.
Tous ces cas commencent par les mêmes mots : sur demande. La dispense ne naît pas de l'existence d'un bon motif, mais de la demande faite avant et de la décision de l'office. Expliquer après coup pourquoi vous n'êtes pas venu vous place dans une situation moins favorable que demander avant, à faits identiques.
Ce que coûte réellement une absence
Ne pas observer les prescriptions de contrôle ou les instructions de l'office compétent fonde une suspension du droit à l'indemnité au sens de l'article 30 alinéa 1 lettre d LACI. La suspension ne réduit pas le montant de l'indemnité journalière : elle supprime des jours entiers, et l'alinéa 3 précise que ces jours sont imputés sur le nombre maximum d'indemnités auquel vous avez droit. La perte est donc double.
La durée découle de l'article 45 alinéa 3 OACI : 1 à 15 jours en cas de faute légère, 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne, 31 à 60 jours en cas de faute grave. L'alinéa 4 ne définit la faute grave que pour deux situations — abandonner un emploi convenable sans être assuré d'en obtenir un nouveau et refuser un emploi convenable. Un rendez-vous manqué une fois ne relève donc pas automatiquement de la tranche supérieure.
Deux mécanismes décident du montant. Le délai de suspension court dès le premier jour qui suit l'omission (art. 45 al. 1 let. b), et non dès la décision. Et en cas de suspensions répétées, la durée est prolongée de manière appropriée, les suspensions des deux dernières années étant prises en compte (al. 5). Le deuxième rendez-vous manqué coûte plus cher que le premier, même pour un motif identique.
Cinq jours sans contrôle tous les 60 jours
L'ordonnance prévoit expressément du temps hors contrôle. Après 60 jours de chômage contrôlé dans les limites du délai-cadre, l'article 27 alinéa 1 vous donne droit à cinq jours consécutifs non soumis au contrôle, que vous choisissez librement. Pendant ces jours, vous n'avez pas l'obligation d'être apte au placement, mais les autres conditions du droit à l'indemnité demeurent.
L'alinéa 3 contient la formalité qui fait échouer les projets : il faut aviser l'office au moins deux semaines à l'avance. Et si vous renoncez ensuite à les prendre sans motif valable, vous n'y avez plus droit. En principe, ces jours se prennent par semaine entière ; l'office peut accorder une prise par jours isolés si le conseil et le placement n'en souffrent pas.
Une restriction mérite d'être connue avant de réserver quoi que ce soit : les jours sans contrôle ne peuvent être pris ni immédiatement avant, ni pendant, ni immédiatement après une recherche d'emploi à l'étranger. Les deux droits ne s'additionnent pas en une absence prolongée.
Pourquoi l'intervalle légal est plus lent que le marché
Deux mois, c'est long sur le marché suisse des annonces. Dans l'index de SwissJobs.app, l'annonce médiane a environ 19 jours. Près de 36 pour cent des annonces sont parues au cours des deux dernières semaines, 62,2 pour cent au cours des trente derniers jours et 72,6 pour cent au cours des soixante derniers. Autrement dit : entre deux entretiens tenus à l'intervalle légal minimum, environ trois quarts de ce que vous voyez aujourd'hui à l'écran auront été remplacés.
La vitesse n'est pas la même partout. Dans la vente et le commerce de détail, 87,7 pour cent des annonces ont moins de soixante jours ; dans les fonctions commerciales et administratives, 85,5 pour cent ; dans la restauration, 82,9 pour cent. La construction se situe à 63,6 pour cent et les soins à 68,2 pour cent, où les annonces restent en ligne plus longtemps parce que les postes restent ouverts plus longtemps. L'âge médian va de moins de 17 jours dans la vente à 28,9 jours dans la construction.
La conséquence est désagréable pour qui cale sa recherche sur ses convocations. Attendre le prochain entretien pour voir ce qui est nouveau, c'est manquer une génération entière d'annonces dans les métiers rapides. L'entretien est un point de contrôle, pas un rythme de recherche. Le vôtre devrait être hebdomadaire, afin que le rendez-vous serve à discuter de ce que vous avez trouvé plutôt qu'à commencer à chercher.
Et après l'arrivée en fin de droits ?
Les obligations de l'article 17 LACI s'adressent à l'assuré « qui fait valoir des prestations d'assurance ». Lorsque les indemnités journalières cessent, le fondement des prescriptions de contrôle et des suspensions disparaît avec elles. L'intervalle de deux mois n'est alors plus une obligation.
Le SECO indique toutefois sur arbeit.swiss que les prestations de conseil et de placement des ORP restent accessibles même après une arrivée en fin de droits : continuer à bénéficier des entretiens de conseil, recevoir de l'aide pour la recherche d'emploi, recourir aux prestations du service public de l'emploi. Ce qui était une obligation devient une offre que l'on peut encore accepter.
D'où une question à poser lors du dernier rendez-vous obligatoire : à quoi ressemble l'accompagnement ensuite, et qui sera votre interlocuteur. Deux minutes suffisent, et c'est la seule partie de la relation avec l'ORP que personne ne planifie à votre place.
Les indications juridiques suivent la lettre des articles 18, 19, 20a, 21, 23, 25, 26, 27 et 45 OACI (RS 837.02) dans la version en vigueur depuis le 1er août 2026, ainsi que des articles 17 et 30 LACI (RS 837.0) dans la version en vigueur depuis le 1er janvier 2026, publiées sur fedlex et consultées le 23 août 2026. Les indications sur le conseil après l'arrivée en fin de droits proviennent du SECO et d'arbeit.swiss, dans leur version française. Les chiffres de marché sont calculés à partir de l'index d'annonces de SwissJobs.app au 22 août 2026 : toutes les annonces publiées portant une date de publication, l'âge étant la différence entre cette date et la date de référence. Les champs professionnels sont délimités par les intitulés de poste figurant dans le titre de l'annonce ; ce sont donc des extraits de l'index et non des statistiques de branche.
Qu'est-ce que les jours sans contrôle ?
En bref
Les jours sans contrôle sont les vacances de l'assurance-chômage. Après chaque tranche de 60 jours de chômage contrôlé dans les limites du délai-cadre, vous avez droit à cinq jours consécutifs que vous choisissez librement (art. 27 al. 1 OACI). Pendant ces jours, vous n'êtes pas tenu d'être apte au placement ni de faire des recherches d'emploi, mais vous devez continuer à remplir les autres conditions du droit à l'indemnité (art. 8 LACI). Ces jours sont indemnisés et s'annoncent au moins 14 jours à l'avance.
Seules la décision de votre caisse de chômage et les informations de votre ORP font foi. Toute appréciation se fait au cas par cas. Ce texte est rédactionnel et ne constitue pas un conseil juridique.
Soixante jours de chômage contrôlé ne sont pas soixante jours civils. Une indemnité journalière correspond à un jour ouvrable, du lundi au vendredi, et un mois en compte de 20 à 23 selon le calendrier : la fiche de calcul du Service de l'emploi vaudois résume la règle en une ligne — « chaque 60 jours écoulés (environ chaque 3 mois) = droit à 5 jours ouvrables ». La première semaine sans contrôle arrive donc après environ trois mois de chômage, jamais avant.
Vous n'êtes pas obligé de les prendre tout de suite. L'Info-Service du SECO donne lui-même l'exemple : garder les cinq jours en réserve pour disposer de deux semaines après 120 jours de chômage contrôlé. En revanche, il est impossible de les prendre par anticipation, de les reporter sur un nouveau délai-cadre ou de s'en faire verser la contre-valeur au moment de reprendre un emploi.
Âge médian des annonces publiées dans l'index de SwissJobs.app au 21 août 2026, comparé à la durée d'une semaine sans contrôle (cinq jours ouvrables). Les domaines sont délimités par les intitulés de poste figurant dans le titre de l'annonce : ce sont des extraits de l'index et non des statistiques de branche. Dans tous les domaines mesurés, l'annonce type est en ligne depuis plus longtemps que ne dure une semaine sans contrôle.
- Droit : cinq jours sans contrôle consécutifs après chaque tranche de 60 jours de chômage contrôlé, librement choisis (art. 27 al. 1 OACI).
- Annonce : au moins 14 jours à l'avance à l'office compétent. Une fois annoncés, les jours sont perdus si vous renoncez à les prendre sans motif valable (art. 27 al. 3 OACI).
- Depuis le 1er janvier 2026, l'ordonnance précise que les jours se prennent en principe par semaines entières et que l'office peut accorder une prise à la journée si le conseil et le placement n'en pâtissent pas (RO 2025 814).
- Indemnisés, mais pas en plus : si votre droit maximum aux indemnités journalières est épuisé et qu'il vous reste des jours sans contrôle, ce droit n'est pas prolongé pour autant (Bulletin LACI IC B368).
- Pas d'anticipation : vous ne pouvez pas prendre des jours que vous n'avez pas encore acquis (Bulletin LACI IC B370).
- Péremption : les jours non pris avant la fin du délai-cadre d'indemnisation sont perdus, sans report ni paiement en espèces (Bulletin LACI IC B367).
- Le solde figure sur le décompte mensuel de votre caisse : jours acquis et jours déjà pris (Bulletin LACI IC B366).
Ce que la dispense enlève, et ce qu'elle laisse en place
L'article 27 alinéa 1 OACI ne suspend qu'une seule condition : l'aptitude au placement. Tout le reste de l'article 8 LACI continue de s'appliquer — la perte de travail à prendre en considération, la période de cotisation, et le domicile en Suisse. Les jours sans contrôle ne sont donc pas une parenthèse hors de l'assurance : c'est une fenêtre pendant laquelle une obligation s'arrête.
La directive du SECO en tire deux conséquences. D'abord, la preuve des recherches d'emploi n'est pas exigée pour ces jours : la prise de jours sans contrôle figure explicitement dans la liste des situations où l'office renonce à cette preuve (B320). Ensuite, les bénéficiaires de jours sans contrôle échappent à la réserve qui accompagne presque tous les autres cas de cette liste : ils ne doivent pas non plus se tenir prêts à accepter un travail convenable qui leur serait assigné.
Ce qui ne s'arrête pas, c'est le calendrier. La période de contrôle reste le mois civil (art. 27a OACI) et la preuve des recherches doit être remise au plus tard le 5 du mois suivant (art. 26 al. 2 OACI). Aucun texte fédéral ne dit combien de postulations votre ORP attend d'un mois qui contient une semaine sans contrôle : c'est votre conseiller ou conseillère qui l'apprécie dans le cadre des directives cantonales. Posez la question avant d'annoncer la semaine.
Comment se comptent les 60 jours — un décompte plus favorable qu'on ne croit
La directive commence par écarter le malentendu le plus courant : peu importe que vous ayez touché 60 indemnités journalières entières ou réduites dans le cadre d'un gain intermédiaire, seul le nombre de jours contrôlés est déterminant (B364). Un mois à demi-indemnité vaut donc autant qu'un mois à indemnité pleine.
La liste qui suit est plus large que ce à quoi on s'attend. Comptent comme jours de chômage contrôlés : les jours où vous remplissez les conditions du droit selon l'art. 8 LACI, le délai d'attente général et les délais d'attente spéciaux, les jours de suspension, les jours en gain intermédiaire avec indemnités compensatoires ou paiement de la différence, les jours d'allégement du contrôle, les jours passés dans une mesure du marché du travail, les jours d'indemnités en cas d'incapacité passagère de travail selon l'art. 28 LACI — et les jours sans contrôle eux-mêmes (B365). Autrement dit, une suspension prononcée pour recherches insuffisantes coûte des indemnités, mais ne retarde pas la semaine de vacances suivante.
La fiche vaudoise « Calcul des jours sans contrôle » met la mécanique en images : une indemnité de chômage égale un jour ouvrable, un mois compte entre 20 et 23 indemnités, et le droit s'ouvre tous les 60 jours, soit environ tous les trois mois. Elle rappelle aussi que les cinq jours acquis se cumulent avec les cinq suivants s'ils n'ont pas été pris. Vous n'avez pas à tenir ce décompte vous-même : la caisse indique sur le décompte mensuel le nombre de jours acquis et le nombre de jours déjà pris (B366).
Le délai d'annonce : 14 jours dans l'ordonnance, des formulations variables dans les cantons
L'article 27 alinéa 3 OACI fixe l'annonce à deux semaines au moins et ajoute une phrase qu'il faut avoir lue une fois : si l'assuré renonce ensuite sans motif valable à prendre les jours annoncés, il n'y a plus droit. Annoncer une semaine puis rester chez soi, c'est consommer la semaine.
La directive explique à quoi sert ce délai : il permet à l'office de planifier suffisamment tôt les entretiens de conseil et de contrôle, les entretiens d'embauche et les assignations en mesure de marché du travail autour de votre absence (B372). Ce n'est donc pas une demande que l'on retire, mais une disposition sur laquelle d'autres agendas se calent.
Les cantons ne formulent pas tous ce délai de la même manière. La page de l'État de Genève consacrée aux droits et obligations demande d'annoncer « au moins 10 jours à l'avance » l'intention de prendre des vacances, tout en indiquant ailleurs d'informer sa conseillère ou son conseiller deux semaines à l'avance. Le délai fédéral de quatorze jours reste la référence, et c'est votre ORP qui applique la règle dans votre dossier : dans le doute, annoncez au plus tôt et faites confirmer la date.
Ce qui a changé le 1er janvier 2026
Jusqu'à fin 2025, l'alinéa 3 de l'article 27 OACI ne laissait aucune marge : les jours sans contrôle ne pouvaient être pris que par semaines entières. Depuis le 1er janvier 2026, le texte dit autre chose : « En principe, les jours sans contrôle doivent être pris par semaine entière. L'office compétent peut accorder la prise individuelle de jours sans contrôle si elle ne nuit ni au conseil ni au placement » (modification du 26 novembre 2025, RO 2025 814).
Le changement est moins spectaculaire qu'il n'y paraît, car la directive du SECO admettait déjà la dérogation : la prise par blocs de cinq, dix ou quinze jours reste la règle, mais il est possible d'y déroger lorsque la prise à la journée ne compromet pas les instructions fondées sur l'art. 17 LACI — entretiens, assignations de postes, assignations en mesure (B371). L'ordonnance a repris en 2026 une pratique administrative existante.
Ce qui change tout de même : la phrase figure désormais dans l'ordonnance et vaut pour tous les offices du pays. Elle ne crée pas pour autant un droit à la journée isolée. « Peut accorder » signifie que la décision appartient à l'ORP — mais une demande motivée pour une seule journée s'appuie maintenant sur le texte.
Indemnisés, mais prélevés sur votre propre droit
Les jours sans contrôle sont payés. Genève les nomme d'ailleurs directement « jours de vacances payées » : chaque tranche de 60 jours de chômage contrôlé y donne droit. Payés ne veut pourtant pas dire en plus. Si vous avez épuisé vos indemnités journalières pendant le délai-cadre et qu'il vous reste des jours sans contrôle, votre droit maximum n'est en aucun cas prolongé d'autant (B368) : ces journées sortent du même stock.
C'est là que le mot vacances cesse de vouloir dire ce qu'il signifie dans un contrat de travail. L'article 329a CO oblige l'employeur à accorder au moins quatre semaines de vacances par année de service, cinq jusqu'à l'âge de 20 ans révolus, payées et en plus du salaire. Les jours sans contrôle fonctionnent à l'inverse : ils s'acquièrent rétroactivement, sur du chômage déjà écoulé, et se paient sur un stock d'indemnités qui, lui, est fini.
La même logique interdit l'anticipation : on ne prend pas des jours que l'on n'a pas encore acquis (B370). La première semaine sans contrôle se situe donc après environ trois mois de chômage — et pas pendant le délai de congé, période durant laquelle l'obligation de rechercher un emploi court déjà.
Les jours non pris disparaissent
Les jours sans contrôle que vous n'avez pas pris avant la fin de votre délai-cadre d'indemnisation sont perdus : ils ne peuvent pas être reportés sur un nouveau délai-cadre, et ils ne peuvent pas non plus être payés en espèces lorsque vous reprenez un emploi ou changez de délai-cadre — la directive parle d'une interdiction de payer en espèces (B367). Genève le formule sobrement : les jours de vacances non pris pendant la période d'indemnisation expirent à la fin de celle-ci.
Un cas particulier mérite d'être connu : si le droit aux indemnités tombe à cause d'une incapacité de travail et de placement, les jours sans contrôle restants n'ouvrent aucun droit supplémentaire. On ne peut pas couvrir après coup une inaptitude au placement en prenant des jours sans contrôle (B369).
Enfin, deux régimes voisins ne consomment pas vos jours sans contrôle et sont souvent confondus avec eux. L'article 25 OACI permet une dispense des entretiens de conseil et de contrôle pendant trois semaines au plus si vous devez vous rendre à l'étranger pour un entretien d'embauche, faire un stage d'orientation ou passer un examen d'aptitude sur le lieu de travail (let. c), et trois jours au plus de dispense d'aptitude au placement en cas d'événement familial particulier — mariage, naissance, décès, soins à un enfant malade ou à un proche (let. e).
Gain intermédiaire, mesures et séjours à l'étranger
En gain intermédiaire, la règle est particulière : l'assuré qui prend les vacances auxquelles il a droit selon son contrat de travail conserve pendant cette période le droit aux paiements de l'art. 41a OACI, mais les jours de vacances pris sont déduits des jours sans contrôle acquis jusque-là (art. 27 al. 4 OACI). Aucun solde négatif ne se crée si vous n'aviez encore rien acquis ou si vos vacances dépassent le nombre de jours acquis (B373).
Pendant une mesure du marché du travail, la prise est limitée au prorata de la durée totale de la mesure (art. 27 al. 5 OACI). La directive chiffre l'exemple : un programme de six mois ouvre au maximum deux semaines, un cours de deux mois n'ouvre rien (B374). L'accord du responsable du programme est nécessaire — sauf si vous prenez prochainement un emploi qui met fin au chômage, auquel cas les jours acquis peuvent être pris sans restriction.
Pour l'étranger, l'ordonnance pose une interdiction explicite : vous ne pouvez pas prendre de jours sans contrôle immédiatement avant, pendant ni immédiatement après une recherche d'emploi à l'étranger au sens de l'art. 64 du règlement (CE) n° 883/2004, et vous devez vous présenter personnellement à l'office à votre retour (art. 27 al. 6 OACI). Le domicile en Suisse reste par ailleurs une condition du droit (art. 8 al. 1 let. c LACI). Pour tout ce qui touche à la libre circulation — frontaliers, déménagement transfrontalier en cours d'indemnisation, prestations perçues d'abord dans un autre État —, la directive renvoie à la circulaire IC 883 (B376) : c'est à votre ORP et à votre caisse de trancher, pas à une page de questions-réponses.
Choisir la semaine — le stock ne se renouvelle pas au même rythme dans tous les métiers
Comme l'annonce se fait quinze jours à l'avance, vous fixez la semaine avant de savoir ce qui y sera publié. Une chose reste pourtant prévisible : le rythme de votre propre domaine. Au 21 août 2026, l'âge médian des annonces publiées dans notre index va de 15 jours dans l'ingénierie à 41 jours dans la construction ; les fonctions commerciales et administratives, la vente, l'hôtellerie-restauration et la finance se situent à 16 jours, l'informatique à 18, les soins à 24.
L'écart entre les domaines est l'information utile, et il est large : dans la construction, l'annonce médiane est en ligne depuis plus de huit fois la durée d'une semaine sans contrôle, dans l'ingénierie trois fois. Dans un domaine lent, la semaine peut se placer presque n'importe où. Dans un domaine rapide, mieux vaut la caler sur une période déjà calme — en gardant à l'esprit que cinq jours restent courts au regard du stock.
L'autre moitié de la préparation ne concerne pas le marché mais les délais. Quinze jours suffisent pour boucler les postulations en cours, vérifier la date du prochain entretien à l'ORP et avancer la preuve des recherches afin que l'échéance du 5 du mois suivant ne tombe pas pendant le voyage. Ce sont ces trois points qui peuvent rendre une semaine sans contrôle coûteuse — pas l'annonce parue entre-temps.
Les indications juridiques suivent la lettre des articles 8, 12, 17, 21 et 27 LACI (RS 837.0) et des articles 25, 26, 27 et 27a OACI (RS 837.02) dans la version en vigueur au 1er août 2026, publiées sur fedlex et consultées le 29 août 2026 ; l'ancienne teneur de l'art. 27 al. 3 OACI provient de la version au 1er janvier 2024 et la modification elle-même du RO 2025 814, en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Les chiffres marginaux B320 et B364 à B376 proviennent de la directive du SECO sur l'indemnité de chômage (Bulletin LACI IC), état au 1er janvier 2023, dans sa version française. Les passages sur l'acquisition, la mise en réserve et la péremption sont tirés de l'Info-Service « Être au chômage », édition 2026, page 18. Les indications cantonales proviennent de la fiche « Calcul des jours sans contrôle » du canton de Vaud et de la page de l'État de Genève sur les droits et obligations liés à l'assurance-chômage, consultées le 29 août 2026. L'article 329a CO est cité dans la version au 1er janvier 2025. Les chiffres de marché sont calculés à partir de l'index d'annonces de SwissJobs.app au 21 août 2026 : âge médian des annonces publiées portant une date de publication, par domaine professionnel délimité à partir des intitulés figurant dans le titre de l'annonce — des extraits de l'index et non des statistiques de branche.
Que se passe-t-il lors du premier entretien à l'ORP ?
En bref
L'ORP vous convoque à un premier entretien dans les 15 jours qui suivent la date de votre inscription. Il commence par une formalité : votre identité est vérifiée en personne et vous remettez les documents demandés, au premier rang desquels les preuves de vos recherches d'emploi déjà effectuées. Vient ensuite le bilan de votre situation professionnelle — formation, postes occupés, compétences, stratégie de recherche, possibilités sur le marché actuel. C'est aussi un contrôle : votre aptitude au placement et l'étendue de la perte de travail à prendre en considération y sont examinées.
Seules la décision de votre caisse de chômage et les informations de votre ORP font foi. Toute appréciation se fait au cas par cas. Ce texte est rédactionnel et ne constitue pas un conseil juridique.
Entraînez-vous à voix haute, et voyez votre score
Un panel IA pose les questions, vous répondez à l’oral comme lors du vrai entretien. Ensuite vous recevez une probabilité de réussite et les passages qui ont coincé.
S'entraîner à l'entretien en directL'ordre des choses surprend la plupart des gens. On imagine une prise de contact au cours de laquelle on vous expliquera la marche à suivre. En réalité, vous arrivez avec des candidatures écrites avant votre inscription. Le SECO fixe le début de l'obligation de chercher, pour un contrat de durée indéterminée, dès la prise de connaissance de la fin du contrat — communication verbale, lettre de licenciement, notification de la démission — et au maximum pendant les trois derniers mois précédant la fin des rapports de travail. Se présenter les mains vides ne coûte pas un rendez-vous : cela coûte une fenêtre pouvant aller jusqu'à trois mois.
La seconde surprise tient à tout ce qu'une seule heure fixe. Métiers cibles, région de recherche, taux d'occupation acceptable et nombre mensuel de recherches d'emploi se décident là — et ensemble, ils déterminent la taille du marché dans lequel vous chercherez réellement.
Parts des annonces localisées en Suisse romande dans l'index d'offres de SwissJobs.app, état au 29 août 2026, parmi celles dont la langue de rédaction a pu être détectée.
- Convocation dans les 15 jours suivant la date d'inscription ; l'identité est vérifiée lors de l'entretien et vous fournissez toutes les informations exigées par l'office (art. 20a OACI).
- À emporter : carte AVS ou carte d'assurance-maladie, document d'identité officiel, preuves de vos recherches d'emploi — et le formulaire « PD U2 » si vous touchez déjà des indemnités de chômage d'un État de l'UE/AELE (SECO/travail.swiss).
- L'inscription se fait via la plateforme d'accès aux services en ligne ou en se présentant à l'office compétent ; le numéro AVS est obligatoire et la date d'inscription vous est confirmée par écrit (art. 19 OACI).
- Ce qui est contrôlé : l'aptitude au placement et l'étendue de la perte de travail à prendre en considération (art. 21 al. 1 OACI) ; si l'office vous considère inapte au placement, il rend une décision (art. 24 OACI).
- Les organes d'exécution doivent vous renseigner sur vos droits et obligations, notamment sur la procédure d'inscription et l'obligation de prévenir et d'abréger le chômage (art. 22 OACI).
- N'est pas réputé convenable un travail nécessitant plus de deux heures de trajet à l'aller et plus de deux heures au retour, ou procurant une rémunération inférieure à 70 % du gain assuré (art. 16 al. 2 let. f et i LACI).
Le rendez-vous commence à l'inscription, pas à la convocation
Tout part du jour où vous vous inscrivez en vue du placement. L'article 19 OACI ouvre deux voies : la plateforme d'accès aux services en ligne, ou le passage en personne à l'office compétent, c'est-à-dire celui de votre domicile. Le numéro AVS doit être fourni, et la date d'inscription vous est confirmée par écrit. Cette confirmation n'est pas un accusé de réception : c'est le point fixe à partir duquel se comptent les 15 jours jusqu'au premier entretien.
La suite se déroule sans vous. Selon l'article 20 OACI, l'office vérifie la validité de votre numéro AVS, contrôle les données d'inscription et les enregistre dans le système d'information servant au placement public. Un chiffre mal saisi bloque la suite sans que personne ne vous téléphone.
L'échéance légale est le premier jour pour lequel vous prétendez à l'indemnité (art. 17 al. 2 LACI). Le SECO est plus direct sur travail.swiss : n'attendez pas le dernier jour de travail. La raison est pratique. Vous pouvez solliciter l'ORP déjà pendant le délai de résiliation, et un premier entretien vaut nettement plus quand il reste des semaines pour en tirer quelque chose.
Pourquoi cette date pèse autant, le SECO l'écrit sans détour sur la même page : si vos efforts de recherche avant l'inscription à l'ORP sont jugés insuffisants, le nombre de vos indemnités journalières pourra être réduit. Il se peut alors qu'au début du chômage vous ne perceviez aucune indemnité pendant plusieurs semaines, voire plus d'un mois, par exemple lorsque la sanction s'ajoute aux jours d'attente de l'article 18 LACI. Les preuves que vous emportez au premier entretien portent donc sur une période commencée bien avant lui.
Ce qu'il faut emporter
La liste du SECO pour le premier entretien tient sur un coin de table : carte AVS ou carte d'assurance-maladie, un document d'identité officiel — carte d'identité, passeport ou titre de séjour —, vos preuves de recherches d'emploi, et tout autre document requis par votre ORP.
S'y ajoute un papier auquel personne ne pense : le formulaire « PD U2 ». Il concerne les ressortissantes et ressortissants d'un État de l'UE ou de l'AELE qui touchent déjà des indemnités de chômage de cet État et cherchent un emploi en Suisse — l'instrument européen qui permet à ce droit de voyager pendant une durée limitée. Arriver sans lui coûte des semaines de coordination entre deux assurances. Il ne se confond pas avec le « PD U1 », qui atteste des périodes d'assurance à l'étranger et s'adresse à la caisse de chômage, pas à l'ORP.
Le document d'identité ne figure pas là par hasard. L'article 20a al. 2 OACI prévoit que l'identité de l'assuré est vérifiée lors de cet entretien. C'est le seul moment de toute la procédure où cette étape est inscrite dans le droit — et la raison pour laquelle un premier entretien ne se tient pratiquement jamais par téléphone.
L'obligation de renseigner joue aussi dans l'autre sens
Le premier entretien n'est pas fait que d'exigences envers vous. L'article 22 OACI oblige les organes d'exécution à renseigner les assurés sur leurs droits et obligations, notamment sur la procédure d'inscription et sur l'obligation de prévenir et d'abréger le chômage. Les caisses de chômage renseignent sur ce qui découle de leurs tâches, les offices compétents sur ce qui découle des leurs.
Concrètement : ce qui ne vous est pas dit, vous pouvez le demander, et la question n'est pas une gêne — elle est l'objet même de la disposition. Les trois qui manquent le plus souvent après coup : combien de recherches d'emploi mon canton attend-il, jusqu'à quelle date faut-il les remettre chaque mois, et qu'est-ce qui a été noté au procès-verbal.
Car il y a un procès-verbal. L'article 21 al. 2 OACI impose à l'office de consigner les jours où un entretien a eu lieu et d'en dresser procès-verbal. Un métier cible, une région, un chiffre : ce qui y figure devient l'étalon auquel vos recherches seront comparées ensuite.
Le bilan professionnel : ce qui se discute vraiment
Le SECO décrit la partie substantielle de l'entretien comme un point commun sur votre situation professionnelle, destiné à servir de base à la suite de l'accompagnement. Les éléments cités sont votre expérience professionnelle et votre formation, vos expériences et vos compétences, votre stratégie pour la recherche d'emploi et vos possibilités sur le marché du travail actuel.
La phrase suivante de la même source est la plus intéressante : la stratégie que vous avez adoptée jusque-là est passée en revue, et il se peut qu'elle soit ajustée voire remise en question. La contradiction fait donc partie du dispositif ; elle n'est pas le signe que l'entretien se passe mal. Qui arrive avec une idée arrêtée — même métier, même lieu, même taux — a intérêt à pouvoir la défendre.
Les autres champs d'activité correspondant à votre profil sont également au programme, comme les mesures relatives au marché du travail. Celles qui entrent en ligne de compte sont examinées individuellement et discutées avec la conseillère ou le conseiller en personnel ; la participation dépend de votre situation et des règles légales. Un premier entretien en décide rarement, mais il oriente.
Deux décisions se préparent pendant que vous parlez
Un examen tourne en parallèle de la conversation. L'article 21 al. 1 OACI prévoit que l'entretien de conseil et de contrôle sert aussi à contrôler l'aptitude au placement et l'étendue de la perte de travail à prendre en considération. Est apte au placement, selon l'article 15 LACI, la personne qui est disposée à accepter un travail convenable et à participer à des mesures d'intégration, et qui est en mesure et en droit de le faire. Les trois conditions comptent : la troisième est celle qui rattrape les personnes sans autorisation de travailler en Suisse.
La suite figure à l'article 24 OACI. Si l'office estime que vous n'êtes pas apte au placement, ou si l'étendue de la perte de travail a changé, il en informe la caisse de chômage et rend une décision à ce propos. Une décision est attaquable ; une appréciation orale prononcée en face de vous ne l'est pas.
D'où le poids inattendu de deux phrases lâchées en passant. « Je ne peux pas commencer avant trois mois » et « ce métier-là ou rien » ne sont pas des préférences dans ce bureau : ce sont des indications sur votre disponibilité. Dites-les si elles sont vraies, mais en sachant sur quoi elles pèsent.
Le périmètre de recherche est le plus grand levier de l'heure
La question de la région et de la mobilité a l'air administrative. C'est le levier le plus puissant de tout l'entretien. Dans l'index d'offres de SwissJobs.app, 19,8 % des annonces sont localisées en Suisse romande, contre 78,7 % en Suisse alémanique et 1,5 % au Tessin. Autrement dit, le marché alémanique est environ quatre fois celui de la Romandie : accepter une région de recherche plus large n'est pas un détail de formulaire, c'est un changement d'ordre de grandeur.
Jusqu'où le périmètre peut légalement aller, l'article 16 LACI le dit. N'est pas convenable un travail qui nécessite plus de deux heures de trajet à l'aller et plus de deux heures au retour, sans possibilité de logement approprié sur place. Dans un pays de cette taille, deux heures par trajet dessinent un rayon très large — le plancher du convenable se situe bien plus loin que ce qu'on imagine au premier rendez-vous.
Le second périmètre est linguistique, et c'est souvent le plus rentable en Romandie. Parmi les annonces romandes dont la langue est identifiable, 58,4 % sont rédigées en français, 34,8 % en anglais, 4,2 % en allemand et 2,5 % en italien. Quatre annonces romandes sur dix ne sont donc pas en français. Sur l'ensemble du pays, l'allemand représente 56 % des annonces et le français 14,5 % : c'est le chiffre qui explique pourquoi votre conseiller revient sur vos connaissances linguistiques, et pourquoi mieux vaut y répondre en niveaux CECR plutôt qu'en adjectifs.
Combien de candidatures ? Le canton a son mot à dire
Le nombre mensuel de recherches d'emploi est la question que tout le monde apporte, et il n'existe pas de chiffre fédéral. Le SECO écrit que ce nombre dépend de votre situation personnelle — profession, formation, âge, mobilité géographique, connaissances linguistiques — ainsi que des réglementations de votre canton, et recommande de contacter l'ORP au plus vite pour définir ensemble ce qui est exigible dans votre cas.
C'est exactement pour cette raison que la réponse se donne dans ce bureau et pas sur internet. Deux personnes du même métier dans deux cantons peuvent recevoir des consignes différentes sans qu'aucune ait été mal renseignée. Si vous avez changé de canton récemment, ne reprenez pas l'ancien chiffre.
Le SECO revient sur la qualité dans le même passage : une bonne candidature est soignée — CV à jour, lettre de motivation personnelle — et porte sur un poste qui correspond réellement à vos compétences. Il recommande aussi de varier la démarche : ne pas se limiter aux annonces, mais utiliser son réseau, envoyer des candidatures spontanées et téléphoner aux entreprises.
Trois adresses qui se séparent dès le premier jour
Après le premier entretien, vous avez affaire à trois interlocuteurs, régulièrement confondus. L'ORP conseille, place, attribue les mesures relatives au marché du travail et suspend le droit aux prestations lorsque les obligations ne sont pas tenues. La caisse de chômage — que vous choisissez librement et qui reste ensuite votre interlocutrice pendant tout le délai-cadre de deux ans, un changement n'étant possible qu'à certaines conditions — examine le droit, calcule les indemnités journalières et les verse ; c'est à elle que vont la demande d'indemnité et les attestations d'employeur des deux dernières années.
La troisième adresse est Job-Room, la plateforme du service public de l'emploi. Une fois inscrit à l'ORP, vous pouvez vous y enregistrer : selon le SECO, les postes soumis à l'obligation d'annonce ne sont consultables que par les demandeurs d'emploi inscrits et enregistrés pendant les cinq premiers jours ouvrables suivant leur publication. Ce n'est qu'ensuite qu'ils paraissent sur d'autres portails. Ces cinq jours sont la seule véritable avance à l'information du système, et elle ne coûte que l'enregistrement.
Un mot sur notre propre outil, parce qu'il y va d'argent : vos recherches d'emploi ne comptent juridiquement qu'une fois remises là où votre ORP les reçoit — via Job-Room ou sur le formulaire cantonal. Un outil de suivi, le nôtre compris, se situe en amont : il vous aide à noter ce que vous avez fait tant que vous vous en souvenez et à rendre une liste complète. Il ne remplace pas la remise.
Enfin, un point qui passe souvent à la trappe le jour même : le droit à l'indemnité commence après un délai d'attente de cinq jours de chômage contrôlé, et pour les personnes sans obligation d'entretien envers des enfants de moins de 25 ans, ce délai s'allonge par paliers selon le gain assuré (art. 18 LACI). Qui budgète un premier mois complet budgète trop haut.
Les indications juridiques suivent le texte des articles 17, 19, 20, 20a, 21, 22 et 24 OACI (RS 837.02) dans sa teneur en vigueur depuis le 1er août 2026, et des articles 15, 16, 17 et 18 LACI (RS 837.0) dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2026, publiés sur fedlex et consultés le 29 août 2026 dans leur version française. La liste des documents, le bilan de situation professionnelle, l'obligation d'annonce des postes vacants et la répartition des tâches entre ORP et caisse de chômage proviennent du SECO / travail.swiss, consulté le 29 août 2026 en français. Les chiffres de marché sont calculés à partir de l'index d'offres d'emploi de SwissJobs.app, état au 29 août 2026 : la région linguistique a été attribuée d'après le nom de localité de l'annonce et la langue d'après la langue détectée du texte ; les annonces sans localité exploitable, respectivement sans langue détectée, sont exclues du calcul correspondant. Il s'agit de parts de notre index et non d'une statistique officielle du marché du travail.
Comment préparer l'entretien de conseil à l'ORP ?
En bref
Préparez des documents et des questions, pas des réponses. À l'entretien de conseil et de contrôle, on apporte les preuves de ses recherches d'emploi, une demande précise, et une idée claire de ce qui sera consigné au procès-verbal : profession cible, rayon de recherche, taux d'occupation. Car il s'agit d'un acte de procédure et non d'un entretien d'embauche : la LPGA s'applique à l'assurance-chômage obligatoire à moins que la LACI n'y déroge expressément (art. 1, al. 1, LACI). D'où trois droits exerçables avant le rendez-vous : consulter votre dossier, être conseillé gratuitement, vous faire accompagner.
Seules la décision de votre caisse de chômage et les informations de votre ORP font foi. Toute appréciation se fait au cas par cas. Ce texte est rédactionnel et ne constitue pas un conseil juridique.
Entraînez-vous à voix haute, et voyez votre score
Un panel IA pose les questions, vous répondez à l’oral comme lors du vrai entretien. Ensuite vous recevez une probabilité de réussite et les passages qui ont coincé.
S'entraîner à l'entretien en directLa plupart des gens se préparent au mauvais événement. Ils réfléchissent à l'impression qu'ils vont donner, à la manière d'expliquer un trou, au nombre de postulations qui manquent. Or l'entretien n'est pas une épreuve que l'on réussit ou que l'on rate : l'autorité tient un procès-verbal des entretiens et enregistre les jours où ils ont eu lieu (art. 21, al. 2, OACI). Ce qui y figure y reste, et c'est l'étalon du mois suivant.
La préparation la plus utile est donc écrite et se fait avant. Savoir ce que contient son dossier, avoir formulé sa demande en une phrase, connaître les deux ou trois indications qui fixent le périmètre de recherche : cela change la position dans laquelle on s'assied.
Parts des annonces rédigées en français qui indiquent au moins une exigence linguistique — soit un peu moins d'un dixième de l'index SwissJobs.app, état au 31 août 2026. Une annonce pouvant exiger plusieurs langues, le total dépasse cent. Ce sont des parts de notre index, non une statistique officielle du marché du travail.
- La LPGA s'applique à l'assurance-chômage obligatoire à moins que la LACI ne déroge expressément (art. 1, al. 1, LACI) — les droits de procédure ci-dessous vous sont donc ouverts.
- Consultation du dossier : l'assuré a le droit de consulter les données qui le concernent, dans la mesure où les intérêts privés prépondérants sont sauvegardés (art. 47, al. 1, let. a, LPGA).
- Conseil : chacun a le droit d'être conseillé, en principe gratuitement, sur ses droits et obligations ; assureurs et organes d'exécution sont tenus de renseigner les personnes intéressées (art. 27, al. 1 et 2, LPGA).
- Accompagnement : une partie peut se faire représenter à moins qu'elle ne doive agir personnellement, ou se faire assister ; l'assureur peut exiger une procuration écrite (art. 37, al. 1 et 2, LPGA).
- Si un assureur constate que vous ou vos proches avez droit à des prestations d'autres assurances sociales, il vous en informe sans retard (art. 27, al. 3, LPGA).
- L'écrit passe, jusqu'à la décision sur opposition, par la plateforme d'accès aux services en ligne (art. 1, al. 2, OACI).
Une seconde loi accompagne le droit du chômage
Tout ce qui s'écrit sur l'ORP renvoie à la LACI et à l'OACI. Ces deux textes règlent l'assurance elle-même. Le déroulement de la procédure — qui doit être entendu, qui doit remettre un dossier, qui peut se faire représenter — figure ailleurs : dans la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, la LPGA.
Une seule phrase fait le lien. L'art. 1, al. 1, LACI dispose que les dispositions de la LPGA s'appliquent à l'assurance-chômage obligatoire et à l'indemnité en cas d'insolvabilité, à moins que la LACI n'y déroge expressément. Les dérogations sont énumérées dans la foulée : l'al. 2 écarte l'art. 21 LPGA, ainsi que l'art. 24, al. 1, LPGA pour le droit à des prestations arriérées ; l'al. 3 exclut les subventions pour les mesures collectives relatives au marché du travail, à l'exception des art. 32 et 33.
Aucun des articles utiles à la préparation d'un entretien ne figure dans ces exceptions. Ils s'appliquent donc. Ce n'est pas une subtilité : c'est la raison pour laquelle les trois démarches préparatoires les plus efficaces sont possibles — et la raison pour laquelle presque personne ne les connaît, puisqu'elles ne sont pas dans la loi où on les chercherait.
Consulter son dossier avant d'entrer
L'autorité tient un procès-verbal des entretiens de conseil et de contrôle et enregistre les jours d'entretien (art. 21, al. 2, OACI). Au fil des mois, un dossier se constitue : professions cibles, rayon de recherche convenu, taux d'occupation jugé convenable, remarques sur les postulations, assignations et leur issue.
Ce dossier, vous pouvez le lire. L'art. 47, al. 1, let. a, LPGA reconnaît à l'assuré le droit de consulter les données qui le concernent, sous la réserve expresse que les intérêts privés prépondérants soient sauvegardés. La réserve vise des tiers, pas vous : ce qui concerne d'autres personnes dans le même dossier peut être caviardé, vos propres données non.
L'al. 2 règle un cas particulier, fréquent autour des certificats médicaux : s'il s'agit de données sur la santé dont la communication pourrait entraîner une atteinte à la santé de la personne autorisée à consulter le dossier, celle-ci peut être tenue de désigner un médecin qui les lui communiquera. Le droit ne disparaît pas, il emprunte un détour.
Le moment compte plus que la démarche. Demander la consultation après une suspension du droit à l'indemnité permet d'argumenter ; la demander avant le prochain entretien permet de corriger. Une profession consignée trop étroitement, un rayon de recherche qui ne correspond plus à votre manière de chercher, une remarque sur une postulation que vous n'avez pas faite : tant que ce n'est qu'une ligne, cela se rectifie sans frais.
Vous n'êtes pas obligé d'y aller seul
L'art. 37, al. 1, LPGA énonce : « Une partie peut, en tout temps, se faire représenter, à moins qu'elle ne doive agir personnellement, ou se faire assister, pour autant que l'urgence d'une enquête ne l'exclue pas. » Deux choses cohabitent dans cette phrase, et ce ne sont pas les mêmes.
Se faire représenter, c'est faire agir quelqu'un à sa place. Pour un entretien de contrôle, c'est la moitié faible du droit, parce que la réserve — à moins qu'elle ne doive agir personnellement — joue ici : l'identification en personne est prescrite pour le premier entretien, et l'entretien de conseil et de contrôle est construit autour de vous. Se faire assister, en revanche, c'est venir accompagné. C'est la moitié qui compte au quotidien, et elle ne figure dans aucune brochure.
Deux alinéas plus loin vient la contrepartie, qu'il vaut mieux connaître avant. Selon l'al. 2, l'assureur peut exiger du mandataire qu'il justifie ses pouvoirs par une procuration écrite. Et selon l'al. 3, tant que la partie ne révoque pas la procuration, l'assureur adresse ses communications au mandataire. Donner procuration déplace donc aussi le courrier — quand des délais courent, ce n'est pas un détail.
L'al. 4 vise une autre situation : lorsque les circonstances l'exigent, l'assistance gratuite d'un conseil juridique est accordée au demandeur. C'est la disposition d'une procédure litigieuse, pas celle du rendez-vous mensuel ordinaire ; elle a néanmoins sa place ici, parce qu'elle marque la frontière entre un entretien et une voie de droit.
Que votre ORP admette ou non une personne accompagnante dans la salle, et à quel titre, se règle mieux à l'avance qu'à la porte. La loi vous donne le droit ; elle n'organise pas votre rendez-vous.
Le conseil est un droit — mais pas toujours à la même adresse
L'art. 27 LPGA comporte deux alinéas régulièrement confondus, alors qu'ils ne s'adressent pas aux mêmes organes. L'al. 1 oblige les assureurs et les organes d'exécution des diverses assurances sociales, dans les limites de leur domaine de compétence, à renseigner les personnes intéressées sur leurs droits et obligations. L'ORP est un tel organe d'exécution ; ce devoir lui incombe.
L'al. 2 va plus loin et désigne plus précisément : chacun a le droit d'être conseillé, en principe gratuitement, sur ses droits et obligations, et sont compétents pour cela les assureurs à l'égard desquels les intéressés doivent faire valoir leurs droits ou remplir leurs obligations. Pour les consultations qui nécessitent des recherches coûteuses, le Conseil fédéral peut prévoir la perception d'émoluments.
D'où une règle de préparation peu spectaculaire mais qui fait gagner un mois : triez vos questions par destinataire avant de les poser. Tout ce qui touche à la recherche, à la profession cible, aux assignations et aux mesures relatives au marché du travail relève de l'entretien de conseil. Tout ce qui touche au calcul, au montant et au versement de l'indemnité journalière relève de la caisse de chômage que vous avez choisie — votre conseiller ou conseillère peut vous renseigner, mais ne décide rien de tout cela.
L'al. 3 contient un devoir auquel presque personne ne songe et qu'il est possible de déclencher : si un assureur constate qu'un assuré ou ses proches ont droit à des prestations d'autres assurances sociales, il les en informe sans retard. Pour qui a une limitation de santé, des proches à charge ou approche de l'âge de la retraite, c'est une raison d'exposer sa situation clairement pendant l'entretien plutôt qu'à côté.
Ce que vous voulez doit être écrit, et dans le bon canal
Une remarque lâchée à la table n'est pas une demande. Elle peut atterrir au procès-verbal comme elle peut ne pas y atterrir, et elle ne porte aucune date dont vous pourriez vous prévaloir ensuite.
L'ordonnance désigne le canal. L'art. 1 OACI — le premier article de l'ordonnance, introduit en 2021 — déclare applicables, en application de l'art. 55, al. 1bis, LPGA, les dispositions de la loi fédérale sur la procédure administrative relatives à la communication électronique avec les autorités, et précise à l'al. 2 que cette communication s'effectue, jusqu'à la décision sur opposition, via la plateforme d'accès aux services en ligne.
Concrètement : rédigez votre demande en deux ou trois phrases avant le rendez-vous et déposez-la par le canal que votre autorité désigne. Pendant l'entretien, vous en discutez au lieu de l'inventer sur place. Cela vaut pour un cours souhaité comme pour un élargissement du rayon de recherche ou une modification du taux d'occupation.
Les mesures relatives au marché du travail ont en outre leur propre délai, détaillé ailleurs dans cette rubrique : un cours que vous voulez suivre de votre propre initiative suppose une demande motivée, déposée en temps utile avant le début. Lancer l'idée pour la première fois pendant l'entretien, c'est le plus souvent arriver après le délai.
En Romandie, la ligne des langues pèse plus que le rayon
Quelques lignes du procès-verbal paraissent anodines et fixent l'étendue de votre marché : profession cible, rayon de recherche, taux d'occupation. En Suisse romande, il en existe une quatrième dont l'effet dépasse souvent celui du rayon géographique, et c'est celle des langues.
Parmi les annonces de notre index rédigées en français et qui indiquent une exigence linguistique — un peu moins d'un dixième de l'index —, 98,0 % demandent le français, mais 27,7 % demandent aussi l'allemand et 22,8 % l'anglais ; l'italien n'apparaît que dans 1,3 % d'entre elles. Au total, 39,2 % de ces annonces exigent au moins deux langues, contre 26,8 % des annonces rédigées en allemand.
Autrement dit : postuler en Romandie sans seconde langue de travail, ce n'est pas se priver d'une part marginale du marché, c'est en écarter près de deux annonces sur cinq. Et le déséquilibre est réel — une annonce en français a nettement plus de chances d'exiger l'allemand qu'une annonce en allemand d'exiger le français.
Cela ne veut pas dire qu'il faut annoncer à l'ORP un niveau que l'on n'a pas : un niveau surévalué se découvre au premier entretien d'embauche, pas au guichet. Cela veut dire qu'il vaut la peine d'arriver avec ses niveaux réels formulés en CECR — B1, B2, C1 — parce qu'un cours de langue fait partie des mesures dont un conseiller peut effectivement discuter, et qu'une demande se défend avec un niveau de départ et un objectif, pas avec « il faudrait que je m'y mette ».
Le taux d'occupation, l'autre ligne à ne pas dire au hasard
Le taux d'occupation se donne souvent d'instinct, sans mesurer ce que l'on referme. Dans notre index, parmi les annonces qui précisent le type de contrat, 90,7 % sont des postes à plein temps et 6,2 % des postes à temps partiel ; les contrats de durée déterminée, les stages et les mandats représentent environ un pour cent chacun.
Le marché francophone est encore plus resserré sur ce point que le marché alémanique : le temps partiel représente 4,3 % des annonces rédigées en français qui précisent le type de contrat, contre 9,0 % de celles rédigées en allemand. Chercher uniquement du temps partiel en Romandie, c'est chercher dans une fraction étroite de ce qui se publie.
Ce n'est pas un argument pour annoncer un taux que vous ne pouvez pas tenir : charges de famille, limitations de santé et formations en cours sont des motifs réels et ont leur place dans l'entretien. C'est un argument pour poser le chiffre en connaissance de cause plutôt qu'en passant.
Les questions qui s'écrivent à l'avance
L'essentiel tient sur une demi-page. Que dit le procès-verbal du dernier entretien, et est-ce toujours exact ? Quel nombre mensuel de recherches d'emploi a été fixé pour moi, et sur quelle base ? Mon rayon de recherche est-il encore consigné comme je cherche réellement aujourd'hui ? Qu'est-ce qui a changé depuis le dernier rendez-vous et ne figure pas au dossier — un diplôme, un refus au dernier tour, une évolution de santé ?
Ajoutez-y une question qui semble maladroite et ne l'est pas : que faudrait-il pour que l'ORP juge une mesure pertinente dans mon cas ? La réponse est plus utile que n'importe quel catalogue de cours, parce qu'elle indique quelle motivation a une chance d'aboutir.
Reste la part que vous seul pouvez apporter : les preuves de vos recherches d'emploi. Ce n'est pas l'accessoire de l'entretien, c'est l'objet de sa moitié « contrôle ». Ce que doit contenir une preuve complète et à quelle échéance elle doit être remise sont traités ailleurs dans cette rubrique ; pour la préparation, le principe suffit — rien ne devrait être reconstitué en fin de mois qui pouvait être noté le jour de la postulation.
Ce que la préparation ne peut pas faire
Deux attentes méritent d'être ramenées à leur mesure. La première : qu'une bonne préparation rende l'entretien agréable. Le service public de l'emploi se décrit lui-même plus sobrement. On lit sur arbeit.swiss qu'il repose sur une collaboration entre vous et votre conseillère ou conseiller en personnel, et que les prestations de conseil et de placement de l'ORP sont destinées à vous épauler, mais qu'elles ne remplacent pas votre propre recherche d'emploi. Un entretien où votre stratégie est discutée est donc la normalité, pas un mauvais signe.
La seconde : que la préparation évite une sanction. Elle évite des malentendus et des faits mal documentés, rien de plus. Qu'une suspension du droit à l'indemnité soit prononcée dépend des prescriptions de contrôle et de ce que vous avez fait, non de la qualité de votre prise de parole.
Ce que la préparation obtient en revanche à coup sûr est plus modeste et se cumule : elle garantit que ce qui figure à votre dossier vient de vous et est exact. Sur une année de rendez-vous, c'est la différence entre un dossier qui montre votre recherche et un dossier qui ne montre que ce que quelqu'un d'autre en a perçu.
Les indications juridiques suivent le texte des art. 27, 37 et 47 LPGA (RS 830.1) dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2024, de l'art. 1 LACI (RS 837.0) dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2026 et des art. 1 et 21 OACI (RS 837.02) dans leur version en vigueur depuis le 1er août 2026, publiés sur Fedlex et consultés le 31 août 2026. La description de la collaboration entre demandeur d'emploi et conseiller provient du SECO/arbeit.swiss, consultée le 31 août 2026. Les chiffres de marché sont calculés sur l'index d'annonces de SwissJobs.app, état au 31 août 2026. Base des parts linguistiques : les annonces rédigées en français qui indiquent au moins une exigence linguistique, soit 9,6 % de l'index ; une annonce pouvant en exiger plusieurs, les parts s'additionnent au-delà de cent. Base des parts de temps partiel : les annonces indiquant un type de contrat, soit 87,6 % de l'index.
L'ORP conseille-t-il vraiment, ou se contente-t-il de contrôler ?
En bref
Les deux, et c'est voulu. L'ordonnance appelle ce rendez-vous un entretien de conseil et de contrôle : il a lieu à intervalles pertinents, mais au moins tous les deux mois, et l'office y contrôle l'aptitude au placement ainsi que l'étendue de la perte de travail à prendre en considération. La même loi oblige pourtant l'autorité cantonale à conseiller les chômeurs, à s'efforcer de les placer et à clarifier avec soin les possibilités de réinsertion de chaque assuré durant le premier mois de chômage contrôlé. Être uniquement contrôlé, c'est ne recevoir qu'une moitié d'un mandat double.
Seules la décision de votre caisse de chômage et les informations de votre ORP font foi. Toute appréciation se fait au cas par cas. Ce texte est rédactionnel et ne constitue pas un conseil juridique.
Ce n'est pas une question d'interprétation : c'est le texte. Et cela explique une expérience très répandue en Suisse romande comme ailleurs : vingt minutes, le décompte des postulations du mois, un procès-verbal, la date du prochain rendez-vous — et pas un mot sur la manière dont la recherche avance réellement. Le contrôle a un rythme et un chiffre. Le conseil n'a ni délai ni mesure, hormis la clarification du premier mois, et dans un entretien qui doit faire les deux, c'est la partie sans chiffre qui rétrécit.
Parts des annonces de l'index d'offres de SwissJobs.app qui indiquent une exigence linguistique, état au 7 septembre 2026. Les places d'apprentissage et les stages sont exclus. Une annonce peut citer plusieurs langues : les barres ne totalisent donc pas cent.
- L'ordonnance ne connaît pas d'entretien purement de contrôle : le texte parle d'entretien de conseil et de contrôle, à intervalles pertinents mais au moins tous les deux mois, avec procès-verbal.
- Le conseil est une tâche légale : la loi oblige l'autorité cantonale à conseiller les chômeurs, à s'efforcer de les placer et à clarifier avec soin les possibilités de réinsertion durant le premier mois de chômage contrôlé.
- Le même entretien porte les tâches de contrôle — aptitude au placement et étendue de la perte de travail à prendre en considération : c'est ce qui lui donne son allure d'audit.
- Un cours est une mesure relative au marché du travail. Qui décide de son propre chef d'en suivre un présente à l'autorité compétente, assez tôt avant le début du cours, une demande dûment motivée ; c'est l'autorité qui décide.
- Selon le SECO, le conseil et le placement de l'ORP restent accessibles après la fin du droit aux indemnités.
- Ce qu'aucun entretien ne renégocie : la ligne « langues » de l'annonce. Parmi les annonces de notre index qui mentionnent une langue, deux tiers demandent l'allemand et un bon cinquième le français.
Le nom de l'entretien contient déjà la moitié de la réponse
L'ordonnance fixe le rythme : l'office compétent mène un entretien de conseil et de contrôle avec l'assuré à intervalles pertinents, mais au moins tous les deux mois. Il consigne les jours où un tel entretien a eu lieu et dresse un procès-verbal. L'assuré doit garantir qu'il peut être atteint par l'office dans le délai d'un jour ouvré.
Le premier entretien fait l'objet d'une disposition propre : il se tient dans les quinze jours qui suivent la date d'inscription, l'identité de l'assuré y est vérifiée, et l'assuré fournit les informations exigées par l'office, notamment la preuve de ses recherches d'emploi. Là aussi, les deux mots figurent dans le titre.
Deux conséquences. Le conseil n'est pas l'accessoire aimable d'un contrôle : il est nommé au même rang. Et le contrôle n'est pas la mauvaise volonté d'un conseiller : c'est une tâche que la même personne doit accomplir dans le même rendez-vous. Faire tenir les deux dans un entretien constitue la difficulté réelle du métier, et explique pourquoi les témoignages divergent autant d'un assuré à l'autre.
Ce que la loi impose concrètement en matière de conseil
La liste des tâches des autorités cantonales figure dans la loi, et sa première lettre n'est pas placée là par hasard : les autorités conseillent les chômeurs et s'efforcent de les placer, le cas échéant avec la collaboration des institutions paritaires de placement, des institutions gérées par les organisations fondatrices ou des services de placement privés ; elles veillent à ce que les possibilités de réinsertion de chaque assuré soient clarifiées avec soin durant le premier mois de chômage contrôlé.
Ce premier mois est le seul délai que la loi assigne au volet conseil, et il est court. Si les premières semaines après l'inscription se résument à la question du nombre de postulations, ce n'est pas la clarification que la disposition décrit.
Les autres lettres de la même liste forment le volet contrôle : déterminer si un emploi est convenable, l'assigner et donner des directives ; vérifier l'aptitude au placement ; exécuter les prescriptions de contrôle du Conseil fédéral ; suspendre le droit à l'indemnité dans les cas prévus. Une lettre supplémentaire oblige l'autorité à veiller à une offre de mesures suffisante et adaptée aux besoins — point qui compte pour la question des cours.
L'ORP lui-même relève d'un article distinct : les cantons instituent des offices régionaux de placement et leur transfèrent des tâches de l'autorité cantonale, en communiquant à l'organe de compensation les tâches et compétences transférées. C'est la raison juridique pour laquelle deux assurés de deux cantons décrivent le même système national de manière incompatible. La répartition des tâches est cantonale, pas uniforme.
Ce que le SECO annonce comme prestation
La page « Services de conseil et de placement des ORP » de travail.swiss décrit ce que le conseil personnalisé doit contenir. Les conseillères et conseillers en personnel accompagnent l'assuré tout au long du chômage et le soutiennent activement dans sa recherche d'emploi. Ensemble, ils font le point sur la situation professionnelle, base de la suite : expérience professionnelle et formation, activités et compétences antérieures, stratégie de recherche, possibilités sur le marché du travail actuel.
La stratégie de recherche existante peut être réexaminée en commun, adaptée si nécessaire et, au besoin, remise en question. Sous l'examen des perspectives professionnelles, le SECO mentionne la discussion de nouvelles possibilités et de domaines d'activité alternatifs correspondant au profil, en tenant compte des évolutions du marché : nouvelles exigences dans certaines professions, demande de qualifications qui change, différences régionales dans l'offre d'emplois.
S'y ajoute le placement : l'ORP est en contact avec les employeurs et peut informer tôt des postes vacants qui correspondent ; Job-Room est le portail officiel du service public de l'emploi. Et un point peu connu : le conseil et le placement de l'ORP restent accessibles après l'arrivée en fin de droit. L'indemnité journalière cesse, l'accès au conseil non.
Le même texte pose toutefois la limite : le service public de l'emploi repose sur une collaboration, et la recherche d'emploi reste l'affaire de l'assuré. L'ORP est conçu comme un soutien, pas comme un mandataire qui prend la recherche en charge.
Pourquoi cela ressemble malgré tout à un simple contrôle
Trois éléments se rencontrent dans un même rendez-vous. Le contrôle a un rythme et un chiffre : les preuves de recherches, l'examen de l'aptitude au placement, le procès-verbal. Le conseil n'a ni délai ni grandeur mesurable, hormis la clarification du premier mois. Et entre les deux se trouve le temps disponible.
Deuxième raison, linguistique au sens propre. Qui ne parle pas la langue officielle de son canton mène en langue tierce un entretien exigeant — reconversion, profil de qualification, demande régionale — où les deux parties simplifient. Ce qui survit à cette simplification, ce sont les points qui se cochent en peu de mots : le nombre de postulations et la date suivante. Ce n'est pas une justification, mais c'est le mécanisme, et il explique aussi pourquoi l'expérience est souvent plus mince dans un métier très spécialisé : plus la spécialité est étroite, moins un service de placement généraliste peut dire du marché concerné.
Troisième raison, structurelle. L'ordonnance impose aux organes d'exécution de renseigner les assurés sur leurs droits et obligations, et aux autorités compétentes sur ceux qui découlent de leurs propres tâches. L'information sur les obligations est concrète et se fait. L'information sur les prestations de conseil auxquelles la même personne a droit relève de la même obligation, mais est nettement moins souvent proposée spontanément.
Cours, formation, cours de langue : comment une offre naît juridiquement
Les cours ne sont pas une faveur : ce sont des mesures relatives au marché du travail, dotées de leur propre article de but. Elles doivent favoriser l'intégration des assurés dont le placement est difficile pour des raisons liées au marché du travail, et en particulier améliorer l'aptitude au placement afin de permettre une réinsertion rapide et durable, promouvoir les qualifications selon les besoins du marché, réduire le risque de chômage de longue durée ou offrir la possibilité d'acquérir une expérience professionnelle.
Sont réputés mesures de formation, notamment, les cours individuels ou collectifs de reconversion, de formation continue ou d'intégration, la participation à des entreprises de pratique commerciale et les stages de formation. Un cours de langue n'est donc pas exclu par catégorie : ce qui décide n'est pas le type de cours, mais le fait que, dans le cas d'espèce, la mesure améliore l'aptitude au placement et que les conditions soient remplies.
La voie d'accès figure dans le même article et passe souvent inaperçue : la personne qui décide de son propre chef de suivre un cours doit présenter à l'autorité compétente, assez tôt avant le début du cours, une demande dûment motivée accompagnée des documents nécessaires. Demander oralement « est-ce qu'il existe quelque chose ? » n'est pas une demande. Une demande appelle une décision, et une décision se motive, se comprend et se conteste — pas un renseignement oral.
Deux compléments. Pour l'intégration des assurés issus de la migration, la loi prévoit expressément la collaboration des autorités compétentes avec les organes d'exécution des législations sur l'asile, les étrangers et l'intégration : en Suisse, le soutien linguistique relève largement de ce second système et non de l'assurance-chômage. Et l'obligation de veiller à une offre suffisante de mesures est cantonale : ce qu'un canton a effectivement acheté varie sensiblement. Seul votre ORP peut dire ce qui est possible dans votre cas ; et l'obligation de suivre un cours assigné est une autre question que celle de l'octroi d'un cours demandé.
Ce que le meilleur conseil ne renégocie pas : la ligne « langues »
Le conseil peut affiner une stratégie, ajuster le périmètre de recherche et signaler des champs professionnels auxquels on ne pense pas soi-même. Il ne change pas l'exigence imprimée dans l'annonce. Dans notre index des postes publiés en Suisse — données au 7 septembre 2026, places d'apprentissage et stages exclus —, environ deux tiers des annonces indiquent une exigence linguistique. Comme beaucoup n'en indiquent aucune, tout ce qui suit constitue un minimum.
Parmi les annonces qui citent une langue, deux tiers demandent l'allemand, un peu moins de la moitié l'anglais, un bon cinquième le français et quelques pour cent l'italien. Pour une recherche menée depuis la Romandie, c'est le chiffre décisif : le français est une exigence citée dans une minorité d'annonces à l'échelle nationale, parce que la majorité du volume se trouve outre-Sarine. Élargir la recherche au-delà du bassin francophone suppose donc l'allemand, et cette contrainte-là ne se règle pas en entretien.
En pratique : lire la ligne « langues » avant toute autre, avant d'investir une soirée dans un dossier. Et en entretien, c'est un meilleur sujet que le décompte des postulations. Le périmètre de recherche, les branches réalistes et la question de savoir quelle mesure ferait bouger quelque chose sont exactement les points que le SECO range sous le conseil.
Si le conseil manque : ce que la procédure prévoit
D'abord le bon endroit. L'entretien de conseil et de contrôle est mené par l'office compétent et fait l'objet d'un procès-verbal. Un sujet que l'on veut voir traité se soulève dans le rendez-vous où il sera consigné ; une préoccupation exprimée par téléphone entre deux rendez-vous ne laisse aucune trace.
Ensuite la forme. Pour une mesure, la loi prévoit la demande motivée avant le début du cours. Pour les renseignements sur les droits et obligations, les organes d'exécution portent une obligation d'information. Ce sont des droits de procédure, pas des faveurs, et ils fonctionnent mieux par écrit qu'à l'oral.
Enfin l'échelon supérieur. Les offices régionaux exécutent les tâches que le canton leur a transférées ; les cantons exécutent, la Confédération surveille. Les voies de réclamation, les médiateurs et la question de savoir qui décide d'un changement de conseiller sont donc cantonaux et figurent sur le site de l'autorité cantonale, non dans le droit fédéral.
Et la part ingrate : les obligations de contrôle continuent indépendamment de la qualité du conseil. Les recherches d'emploi doivent être prouvées dans les délais, même après un entretien qui n'a rien apporté. Séparer les deux — mener sa propre recherche, demander le conseil de manière ciblée — coûte moins d'énergie que d'attendre d'un seul rendez-vous qu'il règle les deux.
Les indications juridiques suivent le texte des articles 20a, 21 et 22 OACI dans sa teneur en vigueur, ainsi que des articles 59, 60 et 85 LACI dans sa teneur en vigueur depuis début janvier 2026, publiés sur fedlex et lus le 8 septembre 2026 dans leur version française. La description des prestations — conseil personnalisé, bilan de la situation professionnelle, examen des perspectives professionnelles, placement, accès maintenu après la fin du droit aux indemnités — provient du SECO / travail.swiss, page « Services de conseil et de placement des ORP », consultée en français le 8 septembre 2026. Les chiffres de marché sont calculés à partir de l'index d'offres d'emploi de SwissJobs.app, état des données au 7 septembre 2026 : la base est constituée des annonces qui indiquent une exigence linguistique ; les places d'apprentissage et les stages sont exclus et le comptage se fait par annonce et non par mention. Comme de nombreuses annonces n'indiquent aucune exigence linguistique, les parts rapportées à l'ensemble de l'index sont un minimum. Il s'agit de parts de notre index et non d'une statistique officielle du marché du travail.
Saisir ses recherches d'emploi et remplir le formulaire de l'ORP
Sources
- OACI (RS 837.02) — art. 20a premier entretien de conseil et de contrôle, art. 21 entretiens de conseil et de contrôle, art. 22 renseignements sur les droits et obligations
- LACI (RS 837.0) — art. 85 al. 1 tâches des autorités cantonales, art. 85b offices régionaux de placement, art. 59 principes des mesures relatives au marché du travail, art. 60 mesures de formation
- SECO / arbeit.swiss — Services de conseil et de placement des ORP
- SECO / arbeit.swiss — Premiers pas après un licenciement ou en cas de chômage imminent
- SECO — Directive LACI IC (Bulletin LACI IC), état au 1er janvier 2023, chiffres B364–B376 sur les jours sans contrôle
- SECO Info-Service « Être au chômage », édition 2026, p. 18
- Canton de Vaud — fiche « Calcul des jours sans contrôle (JSC) »
- État de Genève — droits, obligations et sanctions liés à l'assurance-chômage
- CO (RS 220) — art. 329a droit aux vacances dans le contrat de travail
- SECO / travail.swiss — Inscription et enregistrement : documents du premier entretien, prestations des ORP et des caisses de chômage
- SECO / travail.swiss — Services de conseil et de placement des ORP
- SECO / travail.swiss — Premiers pas après un licenciement
- LPGA (RS 830.1) art. 27 renseignements et conseils, art. 37 représentation et assistance, art. 47 consultation du dossier
Questions liées
Ce que notre index d’offres dit du marché suisse
Calculé en direct sur notre propre index, non repris d’une étude. Uniquement des parts, à ce jour.
Langue de rédaction des annonces
- Deutsch
- 60%
- English
- 23%
- Français
- 13%
- Italiano
- 3%
Parmi les annonces exigeant une langue, la part demandant
- Deutsch
- 70%
- English
- 43%
- Français
- 21%
- Italiano
- 3%
19% publiées ces 7 derniers jours · Principaux marchés: Zürich 18% · Bern 10% · Genève 5% · Basel 5%